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L'avenir sera ce qu'on en fera !

Pour un avenir durable et partagé. Parce que je veux croire que l'humain et l'humanité qui en émane pourrait ne pas être un cancer pour la terre et un vampire pour ces congénères. Profondément humaniste, pacifiste, je n'entrevois qu'une solution d'avenir durable et pérenne, en finir avec la destruction systémique de notre écosystème nourricier qu'est la planète. Je prône l'égalité d'importance de toute vie, minérale, végétale, animale, humaine car toute vie est interdépendante des autres. Et rappelons nous, la seule énergie qui n'émet pas de GES est celle qu'on utilise pas ! Le superflue de nos consommations c'est de l'énergie vitale que nous volons à nos enfants et aux leurs !

Cassons le mythe de la représentativité et de la légitimité des "Élu·e·s" sans quoi toute parole et tout pouvoir nous sont ôté·e·s.

Publié le 8 Décembre 2018 par Daniel JAGLINE djexreveur in conviction, Démocratie, Humanisme, Information générale, intérêt général, Liberté d'expression, Peuple, politique, Questionnement Fondamental, Social, transition sociétale

Si tant est qu'on veuille vraiment vivre en "Démocratie", ce qui est évidemment la première question qui se pose, la seule légitimité c'est la parole majoritaire du peuple, qui je le concède "devrait s'exprimer" en masse, pour que cela fonctionne, en effet sans volonté du peuple de faire connaître sa volonté point de Démocratie possible, CQFD.

Le voulons nous vraiment ?

Moi oui, mais le voulons nous tou·te·s vraiment assez pour nous obliger à accepter l'idée qu'il faille pour cela qu'on s'investisse, qu'on s'oblige à participer, à exprimer nos avis et choix, y compris dans des sujets qui ne sont pas nécessairement nos domaines de prédilections, pour lesquels nous n'avons pas d'affinités, pour lesquels il nous faudrait nous efforcer de nous informer et d'y réfléchir pour avoir une position à minima éclairée ? Quand pour certain·e·s cela va de soit pour d'autres c'est un énorme effort qu'il faudrait faire, voir une révolution intérieure qu'il faudrait déclencher.

Si tant est qu'on admette encore, à tord selon moi, "d'élire" des "représentant·e·s" qui ne représentent plus au mieux que des minorités, dans le cadre donc à remettre en cause du système électoral. Ce système là est de fait totalement dévoyé puisque seul en gros la moitié de la population s'exprime à travers le vote qui, par conséquent, n'est plus "la voix et la voie du peuple", mais seulement d'une partie limitée et particulière du peuple. 

Si représentation il devait y avoir ce ne pourrait-être que sous une forme active et directe de contrôle permanent du peuple récusant et révoquant si besoin le "mandat impératif" accordé au porte parole mis en place, (les élu·e·s ou désigné·e·s, ou mieux encore, tirés au sort) base sine qua non si tant est qu'on réfléchisse en terme de représentation/délégation, d'où la question fondamentale, la faillite de la représentation est-elle inéluctable et indépassable ?

Je suis totalement indécis face à cette question, je ne parviens pas à imaginer un système de démocratie directe où la totalité des populations pourraient ensemble s'exprimer et dans lequel l'ensemble si large et divers des points de vues et attentes puissent être entendus, écoutés et scindés. Il me semble que cela est possible à petite échelle et pour l'avoir expérimenté à certaines occasions où cette idée de décision commune est admise et tentée, jamais l'ensemble des participants ne s'exprime vraiment, et les décisions finales émanent toujours de certaines prédominances, que je ne condamne pas, mais qui se constatent à chaque fois, de certain·e·s individus qui pour diverses raisons ont naturellement ou par construction cette capacité à mettre en avant leurs points de vues ou celle de mettre en évidence ce qui (leur) semble être le meilleurs compromis possible, et bien sûr plus le nombre de participant·e augmente, et plus cet exercice devient improbable, voir impossible. Pour imager ce constat, il me viens à l'esprit l'exemple révélateur de cet  aménagement (entorse à l'objectif ?) qui se trouve exercée régulièrement, qui consiste à diviser un nombre jugé trop important (mais qui pourtant ne dépasse en général, pour les expériences que j'en ai, la centaine de personne),  en plus petit groupe très précisément dans l'espoir véridique et sincère d'offrir à chacun·e la possibilité de s'exprimer ! Cette question est donc cruciale, et je suis loin d'avoir une idée de ce qui pourrait en être la réponse, sinon qu'on doive évidemment se la poser tou·te·s et essayer je ne sais par quel moyen, d'y répondre en fonction de points de vue le plus large possible.

Quand j'entends (pourtant rarement, car j'évite de plus en plus ces mass-média) à chaque interview de Léa Salamé par exemple, à l'instar de tou·te·s ces chien·ne·s de garde journalistique et éditorialiste, cette ritournelle scandaleuse et ignominieuse actant et invoquant comme irréfutable la "légitimité" du Président de la République, en l’occurrence actuellement Emmanuel Macron, arguant dans cet exemple pourtant criant de contre-vérité d'un score de 60 % des voix, alors que seulement à peu près 25 % des votants, (j'insiste sur les "votants" qui ne représentent qu'à peine un peu plus de la moitié des inscrits sur les listes électorales, qui elle même ne rassemble pas tou·te·s les électeur·rice·s possibles), l'ont en réalité élus, qui plus est, pour partie, par défaut ou pour contrer une autre peste, je suis ébahi des silences et de l'élusion de cette assertion manipulatoire et mensongère.

Comme vous le savez je suis très indécis au sujet du "mouvement/soulèvement" des "Gilets jaunes", mais je dois dire que je suis réjouis de constater que l'idée de démocratie plus directe et participative émerge et s'installe dans ce qui devient une forme d'assemblée d'une "partie du peuple", car il faut bien voir, là aussi, qu'il s'agit-là d'une partie du "peuple", pas encore assez représentative pour vraiment parler "au nom du peuple", mais qui tout en réfutant les (je l'espère) futures anciennes organisations syndicales, politiques, etc s'ouvre de plus en plus visiblement à d'autres courants, écologique notamment. Cette orientation qui bifurque, après avoir souhaité n'avoir aucun lien avec aucun parti ou instance, vers une ouverture à des prises de parole et des argumentations plus larges, de tou·te·s m'oblige à admettre que ce qui se passe est bien plus important que je ne l'avais pressenti et décelé au départ à priori, et que je dois m'en rapprocher plus encore absolument et reléguer mes diverses craintes et réticences au placard par ce que c'est bien avec ces concitoyen·ne·s là "aussi" que je dois confronter mes points de vues et idées, et surtout que je doive en tenir compte et les intégrer à mes propres réflexions !

Dans une vidéo que j'ai visionnée ce jour quelqu'un, peu importe qui, à évoqué l'idée que ce "mouvement/soulèvement" des "Gilets jaunes" ressemblait en quelque sorte à une "Nuit Debout des prolos" sans aucune idée péjorative accolée au terme "prolos" et je ne suis pas loin d'arriver à cette forme de constat là. Pour cellee et ceux qui savent les espoirs que j'ai fondé en "Nuit Debout" et l'énergie que j'ai mise pour en faire une "évolution sociétale" cela vous donne une idée de ce qui se passe en moi.

Cette après midi j'ai participé à la marche pour le climat de Rennes, là aussi certain·e·s ont pris conscience de la nécessité absolue de reprendre le pouvoir, ce pouvoir qui n'aurait jamais du être remis à des "représentant·e·s" 

Je sais que pour beaucoup le lien entre ces deux thèmes semble ténu, il n'y a par contre pour moi aucun doute, tout ceci est intimement lié, ce qui se vit maintenant est la résultante d'orientations passées qui ont induit le résultat présent, déposséder les populations du pouvoir qui devait-être le leur, car c'est bien une volonté qui à été mise en oeuvre dès les fondements.

Longtemps les populations ont consentis à cet état de fait pour diverses raisons, il en reste pour accepter et considérer cette parodie de démocratie comme inéluctable, c'est un piège qui a bien fonctionné, mais le nombre grandit de celles et ceux qui comprennent que cette mystification a assez durée, qu'elle a démontré la noirceur des fruits qu'elle prodiguait et qu'elle doit-être abolie.

Si nous ne reprenons pas ce pouvoir nous resterons à la merci de bonimenteurs politiques, tou·te·s ne sont pas malintentionnés originellement, mais rares sont celles et ceux qui ne tombent pas elles et eux même dans les nombreux écueils d'une "carrière politicienne", les autres, la majorité, se repaissent de notre engourdissement et de notre laisser-faire. Le blanc-sein qui leur est accordé, que nous leur avons accordé, les met et nous met en danger, et dans l'impossibilité de reprendre notre pouvoir, si donc, comme je le crains, il soit nécessaire que des envoyés portent la paroles des populations, il faudrait des garde-fous, des assurances que celles et ceux-ci ne restent que dans ce rôle d'émissaire.  

L'intelligence collective pourrait faire beaucoup mieux que ce que nous ont démontré les politiciens de tous bords, mais pour cela il faudrait que nous nous donnions cette chance, nous n'inventerions rien qui n'ai déjà été vécu, ce n'est pas comme ci nous définissions un nouveau concept, il a déjà été expérimenté, alors le voulons nous, et si nous le voulons, qu'attendons nous ?

 

Que vous le croyiez ou non ce billet de blog (que je viens de préciser et de corriger quelque peu) je l'ai écrit hier avant et après ma participation à la marche pour le climat de Rennes et avant de visionner ce matin, c'est à dire le lendemain, cette vidéo que j'ajoute à ce que j'avais écris pour une fois sans aucun lien vers quelque support que ce soit.

Bien sûr qu'il devait être évident pour certain·e·s lect·eur·rice·s que ma position émane de la découverte de ce que Etienne Chouard à mis en lumière depuis plus de 10 ans et que j'ai compris et considéré comme une forme de "révélation" pour ma part, peu avant l'émulsion "Nuit Debout". C'est d'ailleurs pour moi l'un des éléments qui m'a conduit à m'investir et fonder un grand espoir en cette étincelle de lucidité qui à peut-être allumé un feu qui a peut-être couvé et alimente peut-être en partie ce qui commence à s’enflammer maintenant à travers ces humains, mes concitoyens, mes comparses, qui se sont vêtus pour se donner une forme de ressemblance identitaire de  "gilets jaunes" qui réclament entre-autres, dans un fatras de revendications parfois contradictoires, et pour certaines que je déplore, à minima les RIC Référendum d'Initiative Citoyenne, ça c'est bien une véritable "évolution", et comme vous pouvez le constater cette qualification "d'évolution", je n'ai pas attendu que qui que ce soit d'autre la propose pour moi même la nommer ainsi.

Que ce soit bien compris la vidéo que j'ajoute n'est pas là pour la seule présence et les seules propositions d'Etienne Chouard que je crois tout de même d'une grande lucidité et je l'ai déjà dis ici sur ce blog, mais aussi pour l'ensemble des réactions et affirmations partagés par tout ceux (tellement dommage qu'il n'y ai pas eu une femme à entendre !) qui se sont exprimés lors de cette émission.

Juste une chose et pas la moindre, un désaccord majeur et fondamental avec ce que pense Etienne Chouard et qui me surprend comme elle a surpris Jean Lassalle, non la violence, même si elle pourrait contenir une part de légitimité ne peux être une solution acceptable et indépassable et là je suis en total accord avec Philippe Pascot quand il pense et dit que la violence ne peut engendrer que de la violence, c'est ce que je scande et alerte depuis aussi longtemps sur ce blog.

Voilà qui m'amène à LA question cruciale et essentielle pour laquelle je n'ai pas de réponse, réponse qui très certainement ne pourrait être engendrée que du résultat d'une réflexion collective très élargie, comment sort-on de ce cercle vicieux de la violence institutionnelle qui est en quelque sorte, au moins pour partie l'origine de nombres de nos maux et qui génère la réponse par conséquent violente des opprimés en légitime défense. 

Comment s'extraire de cet engrenage ? 

La violence première, précisément face aux ressentiments actuels exprimés des Françaises et Français qui se sont revêtu·e·s de "Gilets Jaunes" est celle des institutions, du système, de la classe dominante, des riches, des banquiers, des gros industriels, ou comme vous voudrez les qualifier et les identifier, tout ce marasme d’affiliés interdépendants et complices qui nous oppressent et nous spolient, tant du pouvoir qui devrait être le notre de décider nous même des règles de conduite de notre société que des fruits de notre travail et des richesses que cela génère, ne doit plus nous contraindre à y répondre par cette même violence qui ne peut que justifier leur prétendue "réponse proportionnelle" violente. Je crois comme Etienne Chouard, qui a donc pourtant bien compris ce piège, que c'est précisément ce qu'ils attendent, parce que dans ce paradigme là, il y toutes les chances pour que ça leur soit favorable, car leur puissance de feu est supérieure. 

Et puisque j'en suis à vraiment m'épandre, les ami·e·s / compagn·e·on·s avec qui je me suis rendu à Rennes hier m'ont entendu faire part de mes craintes que l'objectif des puissants soit de nous acculer assez à des fins envisagées de chaos tel qu'il pourrait déboucher sur l’engeance d'un système "dictatorial" ou d'un "autoritarisme total", genre loi martiale, avec toute la réserve et les bémols que j'y mets moi même. Je constate que je ne suis pas au bord de la folie, car cette crainte est exprimée là aussi, j'avance avec l'impression d'avoir acquis une forme de lucidité, j'espère parfois avoir vraiment tord tant ce que je soupçonne pouvoir advenir est potentiellement redoutable, c'est aussi vrai pour les conséquences climatiques, que pour les conséquences sociétales potentiellement possibles !

L'abandon du pouvoir nous assujettie, nous asservie, et à terme nous tue !

Je ne partage pas tout ce qui est affirmé ici par aucun des intervenants, car pour chacun d'eux il y a des affirmations qui me semblent erronées voir dangereuses, mais, ce qui est dit là est tout de même ce dont je suis certainement le plus proche fondamentalement.

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