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Gaz de schiste, l'un de ses atout maître s'évapore et part en fumée.

Le risque qui me semble grandissant que l'exploitation des gaz non conventionel, dont le gaz de schiste, en tête de liste, soit admise prochainement en France m'obsède actuellement.

Les arguments en faveur de leur exploitation ciblent deux argumentaires qui pourraient bien en tromper plus d'un : des emplois, et l'indépendance énergétique, dans les deux cas, contrairement à ce que les industriels nous assènent, ni l'un ni l'autre ne sont garantie à mon sens.

Quel serait vraiment le nombre d'emplois crées ?

Chaque puits n'a qu'une assez courte durée de vie, les infrastructures de transport et de traitement du gaz une fois en place, auraient-elles vraiment besoins d'un grand nombre d'employés, permettez moi d'en douter.

L'indépendance énergétique : partout les premiers chiffrages des quantités soit-disant exploitables ont été revu à la baisse, et pas dans de petites proportions, qu'est-ce qui nous prouvent que les derniers chiffres sont vraiment les bons, ne seront'ils pas minorés encore et encore au fil des années, et des difficultés. Pour exemple, certains n'hhésitaient pas à annoncer que les réserves accessibles en Pologne, permettraient à ce pays une centaine d'années d'autosuffisance, les derniers chiffrages se situent plutôt à une vingtaine d'année, quand sera-t'il dans dix ans ?

Et pourtant à l'instar de l'AIE, qui vient de se prononcer en faveur de telles exploitations, même si elle se prononce pour un cadre réglementaire plus contraignant diront nous, on sent bien que ces deux arguments là on énormément de poids, dans un grand nombre de pays, y compris le nôtre, ce qui n'a bien sur rien d'étonnant dans les circonstances actuelles.

http://www.zegreenweb.com/sinformer/laie-seme-le-trouble-sur-les-gaz-de-schiste,55329

Extrait :

Sur ce dossier brûlant, qui a déchaîné les passions dans nos frontières et pourrait s’embraser si elle cédait devant le lobbying de Total, fleuron national prompt à souligner le caractère rentable de l’exploitation et à lui opposer la hausse des prix à la pompe, la Commission européenne patine. Comment concevoir une législation continentale à la fois soucieuse des intérêts de la planète et des pétroliers concernés ? Elle continue de se poser cette question qui, précisément, ne se pose pas aux yeux des défenseurs de l’environnement.

Les producteurs américains d'électricité commenceraient à remplacer les centrales à charbon par des centrales au gaz moins polluantes

Moins de CO2 aux États-Unis

 

Ces derniers sont-ils en train de céder du terrain ? L’AIE (Agence Internationale de l’Énergie), ne mettra pas fin au suspense, mais elle a constaté, contre beaucoup d’attentes, une réduction d’1,7 % des émissions de CO2 aux États-Unis à la faveur de l’exploitation des gaz de schiste. Si le pays reste le deuxième pollueur de la planète derrière la Chine, on devrait toutefois pouvoir compter sur Total et consorts pour la marteler. Les producteurs d’électricité américains seraient quoi qu’il en soit enclins à substituer aux centrales à charbon des centrales au gaz, d’où une baisse de la contribution énergétique des premières de 19 % et une augmentation de celle des secondes de 38 %.

L'un des dangers extrêmes et j'en est déjà fait part dans un billet précédent, c'est la focalisation que l'on fait sur le CO2, certes, lutter contre est essentiel et primordiale, mais si c'est en générant d'autres nuisances majeures, en l'occurence du méthane qui est bien plus dangereux à court terme, faudrait voir à réfléchir, et ne pas se voiler la face. 

Avant cela un autre argument a été martelé, établi avec une telle vigueur que le remettre en question, pourra paraître à certains incongru et facilement révoquable, et pourtant !

L'exploitation des gaz de schiste produit-elle vraiment moins de CO2 que le charbon ou le pétrole, ce qui jusqu'a présent la plaçait sur la plus haute marche du podium pour ces aficionados ?

Alors que l'on voit dans l'article précédant l'annonce d'une baisse de 1.7% des émissions de CO2 aux Etats-Unis, ce qui soutiendrait l'idée que l'exploitation du gaz provoque moins de CO2, que le charbon, d'autres constats commencent à affirmer l'inverse, et de ceux là pour l'instant on ne parle guère, car il mettraient à mal les croyances actuelles.

Imaginez, si en plus de tout ce qu'on sait déjà il venait à être irréfutable que l'exploitation des gaz de schiste était encore plus émettrice que celle du charbon et du pétrole.

C'est ce qui commence à se dire, des études viennent contredire ce qui était jusque là considéré comme acquis, alors où est la vérité ?

Je suis conscient que l'on peut faire dire aux chiffres à peu près tout ce que l'on veut, je sais que l'on ne veux bien croire souvent que ce qui nous parait recevable, que l'on écoute que ce que l'on veut bien entendre, que l'on ne crois souvent que ce qui renforce nos convictions, mais tout de même, au risque d'être taxé de partialité, je suis plus enclin à croire ces études là que celles menée par les industriels eux mêmes, et ceux qui les supportent.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/29/climat-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-serait-aussi-nocive-que-le-charbon_1708941_3244.html

Extrait :

Jusqu'à récemment, les émissions liées au gaz de schiste étaient estimées selon des valeurs officielles établies par l'Agence de l'environnement des Etats-Unis (EPA) en 1996. En 2011, une équipe de chercheurs menée par Robert Howarth, de l'université de Cornell, a abouti à la conclusion que les puits de gaz de schiste laissaient fuir jusqu'à 8 % du méthane pendant leur durée d'exploitation.

Cette étude, publiée dans la revue Climate Change Letters, s'appuyait sur une revue approfondie des données disponibles. Selon Robert Howarth, "du point de vue climatique, le gaz de schiste est pire que le gaz conventionnel, mais aussi que le charbon et que le pétrole".

En février 2012, une autre équipe de chercheurs de l'université du Colorado a publié dans le Journal of Geophysical Research une étude confirmant le constat. Mais la méthode ici utilisée était expérimentale : des relevés physiques ont été effectués dans une campagne de mesures par un véhicule doté d'équipements sophistiqués.

Les échantillons d'air prélevés dans la région de Denver-Julesburg, au nord-est du Colorado, où vingt mille puits exploitent le gaz de schiste, ont ensuite été analysés en laboratoire. Cela conduit à constater que des fuites de méthane se produisent dans une fourchette de 2 % à 8 % du gaz produit, une valeur de 4 % étant la plus probable - le double de la valeur retenue par l'EPA. Cette analyse ne prend pas en compte les fuites qui peuvent se produire dans les gazoducs.

"On a conduit une autre campagne de mesures dans l'Utah, dont on espèrepublier les résultats avant la fin de l'année, avance Gabrielle Pétron, qui a conduit la recherche. On va aussi mener une campagne de mesures par avion." D'autres études sont en cours en Pennsylvanie et au Texas. Le débat scientifique est loin d'être clos, mais la "virginité" climatique du gaz de schiste appartient au passé.

RISQUE SUPÉRIEUR DE CANCER

D'autres études soulignent par ailleurs l'effet de pollution atmosphérique liée à l'exploitation du gaz de schiste. Il n'y a en effet pas que du méthane qui fuit, mais aussi de nombreux autres hydrocarbures nocifs pour la santé, tel que le benzène.

Dans une étude parue en mars 2012 dans Science of Total Environment, Lisa Mc Kenzie et d'autres chercheurs de l'université du Colorado ont comparé deux groupes de personnes vivant près et loin de puits de gaz de schiste. Ils concluent que les premiers encourent un risque supérieur de cancer en raison d'une exposition plus importante aux hydrocarbures volatils.

Cette multiplication d'études n'a pas encore entraîné de réponse officielle, mais elle alimente un besoin de réglementation de plus en plus fort aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, explique dans un courriel Jesse Coleman, de Greenpeace USA,"la réglementation de la fracturation hydraulique a largement été laissée au niveau des Etats - qui sont beaucoup plus faibles -, en raison de la résistance de l'industrie à une loi fédérale".

L'éfficacité et la sobriété énergétique sont les seules voies soutenables, et respectueuses de notre terre et de nos enfants, toute autre fuite en avant, tout autre précepte de croissance infini est un leure suicidaire et ou assassin.

La dette économique est d'une certaine manière virtuelle, elle repose sur des fondements qui pourraient être caduques si on le décide, si on change les règles et si l'on pose d'autres fondements économiques, la dette écologique, est elle, irrévoquable, quand l'air sera trop vicié, il sera irrespirable point, quand l'eau sera trop polluée, elle sera imbuvable point, quand les ressources d'hydrocarbures, de minerais, de terres rares seront épuisées, elles ne seront pas renouvelables point, quand les graines seront toutes dénaturées, elles ne produiront plus de fruits point.

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