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Le projet de parc semi-marin, semi-terrestre des "Calanques", voit son périmètre précisé.

Les protestations des pêcheurs et des plaisanciers ont-elles eu raison de l'intégration de certaines zones dans le "coeur marin" de ce projet de "parc des Calanques", ou ces zones avaient-elles déjà été soustraitent de ce classement, comme c'est affirmé dans l'article suivant, nous ne le saurons sans doute jamais avec certitudes, je ne suis d'ailleur pas du tout en mesure d'estimer, si cela aurait été préférable ou pas.

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Le-perimetre-et-la-charte-du-parc-national-des-Calanques-valides?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%253A+Goodplanetinfo+%2528Les+D%25C3%25A9p%25C3%25AAches+GoodPlanet.info+%2529

Extrait :

Le périmètre du "coeur marin", qui n'inclut pas la rade sud de la cité phocéenne ni l'archipel du Frioul, zones traditionnelles de plaisance des Marseillais, prévoit des "zones de non-prélèvement" qui s'étendent sur 4.500 ha soit un peu moins de 11% du coeur du parc marin, a précisé à l'AFP Laurent Roy, directeur régional de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

Cette seconde version de l'avant-projet du parc des Calanques va être soumise à deux consultations nationales qui permettront d'établir une troisième version attendue pour avril, a expliqué M. Roy.

Une enquête publique devrait alors être lancée "durant l'été", selon M. Teissier, suivi d'une "finalisation du projet", d'une "présentation de ce projet par la ministre de l'Environnement au Conseil d'Etat" qui donnera son avis avant la création effective du parc qui pourrait intervenir en "fin d'année".

Un guichet a été ouvert par le préfet de Région, Hugues Parant, et sera tenu par Pierres-Yves Andrieu, directeur interrégional de la mer Méditerranée, pour que tous les professionnels de la mer puissent venir s'exprimer.

Dans la matinée, plusieurs centaines de bateaux avaient bloqué les accès au port de Marseille pour protester contre le projet de charte.

Les plaisanciers protestaient notamment contre l'intégration de la rade sud de la cité phocéenne et de l'archipel du Frioul en zone de "coeur de parc", un projet qui, selon M. Parant, n'était plus à l'ordre du jour depuis plusieurs semaines.

Cet article se poursuit par une affirmation à laquelle je souhaite apporter un éclairage, voici ce qui est dit je cite :

"Le parc des Calanques - le 1er créé en France métropolitaine depuis 1979 et le troisième périurbain au monde après Le Cap et Sydney - a pour objectifs la préservation de la biodiversité, de la quiétude des lieux et du patrimoine culturel."

Or c'est ne pas tenir compte de la création en 2007 du "Parc naturel marin d'Iroise", à moins que ceux-ci ne soient pas "catalogués" de la même façon, ce qui est tout à fait possible vu les diversités et les complexites de classements, et d'organismes qualifiants.

Mais cet autre parc récent existe bien :

a look

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_naturel_marin_d'Iroise

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-Parc-naturel-marin-d-Iroise-un.html

Extrait :

Le Parc naturel marin d’Iroise d’une superficie de 3.550 km², situé dans le Finistère a été créé en 2007. L’Iroise occupe une position stratégique à l’extrême ouest de la France métropolitaine, au large du Finistère. Elle abrite un patrimoine naturel remarquable et des écosystèmes particulièrement productifs, ce que confirme la présence d’une active et ancienne communauté de pêcheurs. Sur cet espace coexistent de nombreux usages, parfois en concurrence (pêche professionnelle, pêche de loisirs, tourisme, nautisme...), situés à proximité d’une zone où le trafic maritime est l’un des plus importants au niveau mondial.

Le parc prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l’Iroise : Ouessant, Molène et Sein, notamment dans les orientations de gestion élaborées par le comité de pilotage.

Le décret de création du Parc naturel marin d’Iroise assigne à celui-ci dix orientations de gestion. Cela signifie que toutes les actions du parc doivent contribuer à atteindre l’un ou plusieurs de ces objectifs :

  • Approfondissement et diffusion de la connaissance des écosystèmes marins
  • Maintien des populations des espèces protégées et de leurs habitats
  • Réduction des pollutions d’origine terrestre et maritime
  • Maîtrise des activités d’extraction de matériaux
  • Soutien de la pêche côtière professionnelle
  • Exploitation durable des ressources halieutiques
  • Exploitation durable des champs d’algues
  • Soutien aux activités maritimes sur les îles
  • Conservation et valorisation du patrimoine architectural maritime et archéologique
  • Développement raisonné des activités touristiques, nautiques et de loisirs.


La première "lettre d'information" au format "pdf", vient d'ailleurs de sortir :

http://www.parc-marin-iroise.gouv.fr/medias/documents/www/contenu/lettre_info/Lettre_info_Iroise_1.pdf?PHPSESSID=90248a1eeaf21e600e2c2b1f54a06e14

goodplanet.info en a d'ailleurs fait un article interressant en octobre 2010 :

http://www.goodplanet.info/Zones/Agir/Bonnes-Pratiques/Iroise-le-premier-parc-naturel-marin/(theme)/1518/(secteur)/1197

Extrait :

Un nouvel outil pour protéger les aires marines…

La mer d’Iroise est apparue comme le lieu d’expérimentation idéal pour ce nouveau statut officialisé en 2001 et qui vise à protéger les zones maritimes présentant un intérêt particulier pour la biodiversité et pour les activités humaines dépendantes de la mer.

Cet espace de 3 550 km2 rassemble sur une échelle relativement réduite toute la diversité marine que l’on peut trouver sur les côtes. Les fonds marins sont extrêmement diversifiés, et l’hydrologie particulière à laquelle ils sont soumis génère des fronts thermiques qui contribuent à la présence d’espèces qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, comme le corail noir découvert tout récemment à Ouessant. Ces conditions exceptionnelles permettent de suivre l’état de l’environnement et son évolution à une échelle extrêmement vaste.

En croisant toutes ces données scientifiques et socio-économiques, on comprend les raisons pour lesquelles la merd’Iroise a été choisie comme « zone test » pour accueillir le premier parc naturel marin.

… et gérer durablement les ressources

Pour mieux nous rendre compte de la situation, nous embarquons pour une virée sur l’archipel de Molène, en compagnie de Yannis et Thomas, agents techniques de l’environnement.

Leur mission : suivre de près l’évolution du champ d’algues molénais, l’un des plus grands et diversifiés en Europe avec plus de trois cents espèces d’algues parmi lesquelles la digitata ou les pioka. Ces algues constituent la base de l’alimentation de plusieurs milliers d’espèces… dont la nôtre sous forme d’algues et de gélifiants ! Elles sont à l’origine d’une activité humaine très importante : 340 bateaux embarquant près de 700 marins pêchent là chaque année plus de 40 000 tonnes d’algues, soit 80% de la production française de végétaux marins !

L'écoute d'une émission radiophonique sur France info m'a alerté sur un aspect dont il est effectivement question dans les réflexions menées, qui concerne l'attirance "touristique" que revêt cette classification, qui peut devenir négative, si elle devient trop quantitative, et c'est pourtant souvent le cas semble-t'il, les parcs nationaux attirent les touristes, a-t'il été affirmé par les intervenants au court de cette émission.

Il est donc très important de trouver des solutions et des garde-fous pour cadrer si possible, enrayer si nécessaire un afflux trop important de "touristes", à moins que ceux ci aient des comportements emprunt d'un vrai respect des lieux, ce qui ne se vérifie pas souvent, vous en conviendrez je pense.

On peut d'ailleurs voir dans les arguments de protestations poindrent ce danger, dans les motivations qui se font jour de la part des "plaisanciers", et de certains qui craignent que ne soit trop "sanctuarisées" ces zones !.

C'est justement une forme de sanctuarisation de ces zones, qu'il conviendrait le mieux d'inculquer, d'ensemencer "dans l'esprit", sinon quoi, sinon qu'adviendra-t'il à plus ou moins long terme, une banalisation de ce classement de "Parc terrestre et ou marin", dont le but essentiel est la préservation du milieu, de l'écosystème, de la biodiversité, et pour cela, moins il y a de présence et d'action humaine, et mieux c'est, je sais c'est terrible comme constat, mais c'est pourtant le seul qui s'impose, et de manière dramatiquement évidente, au point que c'est justement ce constat qui entraîne cette nécessité de création de "parc" !.

Et quand je dis cela, dans mon esprit, cela va bien plus loin, évidemment, c'est pour la terre entière qu'on devrait retrouver cet "esprit" !. 

La Terre avec ces océans, est notre Mère nourricière, si nous ne reprenons pas rapidement conscience de cela quid de notre avenir ?.  

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