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Gaz de schiste : Il faudra se tenir mobilisé, et ne rien lâcher !

Personne n'est dupe, fort heureusement, la mobilisation ne s'est pas affaibli, et c'est tant mieux, il devient de plus en plus évident que si l'Etat semble reculer, c'est très probablement pour essayer de mieux sauter par la suite.

La première évidence, réside dans le fait que ceux qui ont été nommé pour évaluer les risques encouru, ne sont autres que ceux qui ont déjà donné leur aval aux autorisations qui avaient été accordé, est-il besoin de le rappeler !

La mobilisation continu donc, à l'exemple de Marseille :

http://blogs.mediapart.fr/edition/carnets-deurope/article/170411/no-pastagaz

Extrait :

« Dans un certain nombre d’Etats membres dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède et la Pologne, des initiatives citoyennes qui contestent l’exploration du gaz de schiste ont vu le jour. Ces initiatives mobilisent un nombre croissant de citoyens soucieux des conséquences pour la santé et l’environnement en Europe », relèvent les Verts. 

Mais partout en France ou dans l'UE, on ne croit plus à la parole des autorités nationales ou européennes. Face aux promesses du gouvernement Fillon et aux assurances d'un parlement français pas très représentatif (48% de fonctionnaires, un bon tiers de médecins et d'avocats à l'assemblée nationale... une représentation pas tout à fait à l'image de la nation !),  face à un parlement européen sans domicile fixe, perdu, comme le canal du "plat pays" de Jacques Brel, entre Strasbourg et Bruxelles, et face à une Commission européenne aux abonnés absents, tout le monde ne baisse pas la garde. 
À Marseille, une cinquantaine d'irréductibles donne le ton. Avec humour. Et sans illusion.

 

On a appris que l'exploitation des gaz de schiste,  en Provence comme ailleurs, sera dévastatrice pour l’environnement. La technique d’hydrofracturation employée utilise plusieurs millions de litres d’eau envoyés sous pression dans les entrailles de la Terre, additionnés de sable et surtout de plus de 600 produits chimiques dont 90% sont toxiques, certains étant classés cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques. La moitié environ de ce mélange d’extraction contamine fortement les nappes phréatiques. Pollution et gaspillage de l’eau dans nos belles régions, méridionales, peu arrosées ? Il y a comme un schisme avec le gaz de schiste !  Son danger pour la santé n'est même plus à prouver : la contamination des nappes affecte la qualité de l’eau potable. L’air au voisinage des puits est pollué par les torchères, par les émanations toxiques des bassins de décantation stockant les eaux de forages, et par les rotations incessantes des camions apportant l’eau et ramenant le gaz liquéfié et l’eau polluée. De graves problèmes sanitaires dus à l’eau et l’air pollués sont avérés aux USA où cette technologie est utilisée depuis 10 ans ! Une drôle de conception de la concurrence libre et non faussée ! Anti-démocratique et qui ne sera jamais écologiquement responsable: décidée sans concertation ni même information des élus locaux, elle possède tous les vices ! Elle repousse le nécessaire débat démocratique sur la transition énergétique. Non au gaspillage et à la pollution organisée ! Oui à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables !

On attend que le Parlement français prenne ses responsabilités, le 10 mai prochain, en votant ce que tout le monde attend, à l'exception d'industriels irresponsables : l'interdiction, absolue, de l'exploitation du gaz de schiste. Une exploitation aussi sotte que nuisible... Comment évaluer des dégâts irréparables ? Qui va indemniser les préjudices ? les sociétés d'assurances ne veulent pas assurer, dit-on ! Pour 10 ans d'indépendance énergétique, les représentants de l'État français sacrifient des réserves d'eau potable et une partie du patrimoine naturel de la France...  pour l'éternité ! Sous le regard indifférent, presque niais, de la Commission européenne. Philippe LEGER

Le Gouvernement cherche donc à jouer la montre, comme le titre l'article suivant et espère donc dans un proche avenir, "démontrer qu’on peut exploiter du gaz de schiste en respectant l’environnement" :

 http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Gaz-de-schiste-Manisfestations-en-France-temporisation-au-gouvernement-300295/?sitemapnews

Extrait :

Attendre 2012. Face à l’inquiétude des populations, encore exprimée ce week-end lors de multiples manifestations, le député UMP Christian Jacob a proposé une loi visant à interdire les projets d’exploration actuels. Une position très politique. "La Seine-et-Marne est le département de Copé et Jacob. Quand vous savez cela, vous avez tout compris", explique François-Michel Gonnot, corapporteur UMP de la mission parlementaire. La loi, elle sera votée le 10 mai prochain. "On légifère et on expertise après. Il n’y a qu’en France qu’on fait des choses pareilles", s’étrangle Philippe Martin, corapporteur PS.

Mais, en coulisse, la position du gouvernement n’est pas si tranchée. Le rapport interministériel ne sera pas remis ces jours-ci comme prévu. La mission a été prolongée sans savoir quand elle se terminera, indique-t-on dans l’entourage du gouvernement. Sûrement pas avant l’élection présidentielle. D’ici là, les rapporteurs de la mission vont se rapprocher des industriels."L’objectif est de démontrer qu’on peut exploiter du gaz de schiste en respectant l’environnement", indique une source gouvernementale. Alors que les prix de l’énergie s’envolent, Matignon ne veut pas totalement hypothéquer les chances d’exploiter du gaz de schiste en France.

Face à la mobilisation, les industriels, s'étaient tus jusqu'à présent, mais voila qu'ils montent au créneau, les arguments sont simples, "indépendance énergétique", "baisse du prix du gaz", "gros potentiel présumé des réserves", avec en plus une forme de chantage sur les coûts déjà engagés, et le remboursement souhaité, au delà des coûts, du manque à gagner !

D'après Me Marc Fornacciari, défenseur de la compagnie Schuepbach. "La jurisprudence est très claire. Elle indemnise les coûts et le manque à gagner, car le permis d’exploration mène automatiquement à l’exploitation", fait-il valoir. Tient tient, ne nous a-t'on pourtant affirmé tout le contraire jusqu'à présent, l'exploration n'est pas l'exploitation n'est-ce pas !

Voir aussi :

a look

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article16459


Depuis quelques temps, je fais le parallèle avec ce qui se passe au Québec, et je continu de croire, que l'exemple vécu là bas est très démonstratif, voyons par exemple celui-ci :

http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2011/04/16/001-gaz-schiste-ile-du-prince-edouard-petroworth.shtml

Extrait :

Gaz de schiste

La compagnie PetroWorth a obtenu l'autorisation d'explorer un territoire de 160 000 hectares, dans l'est de la province, dans le but d'y trouver du gaz de schiste. Le ministère de l'Environnement vient d'ailleurs de renouveler son permis d'exploration.

Le député conservateur provincial Jim Bagnall s'inquiète de la méthode utilisée pour extraire le gaz, appelée la fracturation hydraulique. Par ce procédé, l'entreprise injecte de l'eau et des produits chimiques dans le sol. La pression fait éclater la roche et il est ensuite possible de recueillir le gaz.

Jim Bagnall demande au ministre d'annuler le permis de PetroWorth, soulignant que ce procédé pourrait contaminer la nappe phréatique, alors que l'Île-du-Prince-Édouard tire toute son eau potable des puits artésiens.

Le ministre de l'Environnement se veut rassurant. Il promet notamment d'interdire la fracturation hydraulique sans la tenue d'évaluations environnementales et d'audiences publiques

 

Si il n'y a pas d'interdiction pleine et entière, c'est bien vers cela que nous allons !



 

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