Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

En luttant contre le nucléaire, on favoriserait les gaz non conventionnels, ou l'immense supercherie ! !

Voilà un argument qui ne manquera pas de soulever l'indignation, en tout cas je le souhaite, car c'est le cas pour moi.

Ce qui provoque cette réaction de ma part, est une affirmation faite par François Michel Gonnot, l’un des coordinateurs du rapport parlementaire sur les gaz de schiste, d'une part et d'autre part les propos de NKM. Voilà qui me met en confiance quand à la nature des conclusions et orientations préconisées par ce rapport ! J'en frémis d'avance, voyez vous-même :

a lookhttp://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/energie/quel_avenir_pour_gaz_schiste/133397.jsp

Extrait :

 

Un mix énergétique de plus en plus complexe

Surtout, la piste des hydrocarbures non conventionnels est loin d’être abandonnée par le gouvernement en raison de son intérêt stratégique. Le gaz de schiste par exemple « représente un potentiel économique important » comme alternative au charbon utilisé en période de pointe et une « opportunité pour réduire la dépendance énergétique » de la France qui, rien que l’an dernier, a exporté 45 milliards d’hydrocarbures, a ainsi rappelé la ministre de l’Ecologie. Et la France importe près de 98% du gaz qu’elle consomme. Dans une note sur les gaz non conventionnels publiée en mars, le Conseil d’analyse stratégique (CAS) estime d’ailleurs qu’« une révolution gazière pourrait bien bouleverser le paysage énergétique mondial » et souligne que, pour certains, « la décennie qui commence est présentée par certains comme celle du shale gale (ouragan de schiste, ndlr) ». Parmi les perdants du retour en force du gaz, on trouve déjà les centrales à charbon. Mais les « centrales à gaz » qui se développent « menacent aussi le nucléaire ou encore les énergies renouvelables qui voient leur compétitivité se dégrader », écrit le CAS. Déjà aux Etats-Unis, la renaissance du nucléaire voulue par l’administration Bush en a fait les frais. « Certains d’entre vous s’en féliciteront ; d’autres s’en désoleront. Vous l’avez d’ailleurs déjà fait dans certaines de vos interventions », a ainsi déclarée la ministre de l’Ecologie lors du débat à l’Assemblée. Et la catastrophe de Fukushima, qui a relancé le débat sur l’avenir de l’atome, pourrait aussi influencer l’avenir de ces gaz non conventionnels. Alors que certains demandent une sortie du nucléaire, les gaz de schistes constituent l’une des alternatives à évaluer, a ainsi déclaré François Michel Gonnot, l’un des coordinateurs du rapport parlementaire sur les gaz de schiste, qui s'est emporté contre les «approximations, les erreurs les manipulations qui ont peu être prononcées y compris à cette tribune ».Tant et si bien que la députée du parti de gauche, Martine Billard, a mis en cause son impartialité et demandé sa démission…

 


S'il est indéniable, qu'une sortie du nucléaire greverait sérieusement notre ressource électrique, cette sortie ne pourra s'opérer que progressivement, et ce sera d'ailleurs sans doute beaucoup plus long que ce que nous imaginons pour la plupart, car rien n'est prévu pour cela, ce sera un vrai casse-tête probablement, entre les financements qu'il faudra trouver pour les démentellements, les solutions pour la gestion des matériaux irradiés, et celles des "déchets hautements radioactifs, rien n'est prêt !

On navigue en plein brouillard, et sans instruments !

Le fonctionnement, l'entretien du parc nucléaire Français, et la construction des futures centrales EPR projettées jusqu'alors, pillent les possibilités d'investisement qui pourraient être accordées à d'autres sources d'énergies, l'arrêt du nucléaire en fera tout autant, sinon pire !

Cette sortie progressive peut permettre la transition, la mutation, vers d'autres techniques, sans que cela signifie pour autant qu'il faille forcément compenser par le charbon ou le gaz, d'autres solutions existent, la première c'est de consommer moins !

Il n'y a pas besoins de miracle, ou de grande nouvelle technologie pour ça, juste une autre attitude face aux gachis énergétiques, un changement de regard sur les réelles possibilités, nous pensions pouvoir dépenser sans compter, c'était une erreur, c'est comme avec un budget, quand les caisses sont vides, on n'achète plus de superflu, on n'achète plus que ce qui est vraiment nécessaire, voire vital !

Il devient vital de réduire notre consommation énergétique, de toute façon notre budget va très rapidement nous y contraindre !

Une amis m'a envoyé par mail un texte qui circule sur le net, que je vous partage ici :

 

 

Michel Bernard - publié le 17/03/2011

Journaliste à la revue Silence, un mensuel alternatif et écologiste basé à Lyon, Michel Bernard a écrit ce texte qui connait un succès foudroyant sur le web, bien au delà des cercles écologistes habituels.

 

>Je suis en colère parce que l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon. Et que l'on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.
Je suis en colère quand j’entends à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu’on ne peut remettre en cause le nucléaire : "personne n’a envie de revenir à la bougie". Que je sache, dans les pays européens qui n’ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y-en-t-il où l’on s’éclaire à la bougie ? Il n’y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s’en passent. 
Je suis en colère quand en 1979, après l’accident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c’était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l’accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins forts que nous… et que je lis aujourd’hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ? 
Je suis en colère quand on me dit que l’on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que "plus il est vieux, mieux on connaît un réacteur". Ce n’est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu’elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d’exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonctionner pour dix ans en février 2011 !). 
Je suis en colère quand on nous dit que l’on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C’est oublier que l’électricité n’est pas la principale source d’énergie (c’est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l’on voulait s’arrêter, on pourrait s’appuyer sur une solidarité au niveau de l’Europe : là, le nucléaire ne représente que 35 % de l’électricité et seulement 9 % de l’énergie ! Il suffirait donc d’économiser 9 % pour s’en passer !
Je suis en colère parce qu’au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d’énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l’énergie la plus propre reste celle que l’on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en une vingtaine d’années. 
Je suis en colère parce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu’arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l’argent gaspillé… mais les 1000 milliards d’euros déjà dépensés en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c’est loin d’être terminé), ce n’est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d’euros, c’est sensiblement le coût qu’il a fallu dépenser pour construire l’ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.
Je suis en colère parce que je sais que l’on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu’il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu’on veut bien consentir). 
Je suis en colère quand j’entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu’il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement. 
Je suis en colère quand mon fils, 20 ans, me dit : "à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer" (et il ne pense pas qu’au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…). 
Alors j’agis, je me suis investi depuis une trentaine d’années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j’incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d’eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l’importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flammes ? 
Alors j’agis et je m’engage dans l’une des 875 associations qui animent le réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l’énergie. 
Alors j’agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. Alors j’agis car aujourd’hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c’est parce que nous ne nous indignons pas assez !

 

Ce message se termine en proposant un lien vers la pétition "pour un référendum pour sortir du nucléaire", que j'ai déjà mis sur le blog depuis quelques jours, vous allez voir rapidement dans la rubrique "Actions-

Pétitions du moment", le radieux et rieur soleil rouge, un clic et vous y êtes.

 

Gaz


 

non

 

Conventionnels

 

non 

 

merci !

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article