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L'avenir sera ce qu'on en fera !

Pour un avenir durable et partagé. Parce que je veux croire que l'humain et l'humanité qui en émane pourrait ne pas être un cancer pour la terre et un vampire pour ces congénères. Profondément humaniste, pacifiste, je n'entrevois qu'une solution d'avenir durable et pérenne, en finir avec la destruction systémique de notre écosystème nourricier qu'est la planète. Je prône l'égalité d'importance de toute vie, minérale, végétale, animale, humaine car toute vie est interdépendante des autres. Et rappelons nous, la seule énergie qui n'émet pas de GES est celle qu'on utilise pas ! Le superflue de nos consommations c'est de l'énergie vitale que nous volons à nos enfants et aux leurs !

Je ne mettrais pas d'agro-carburant dans mon moteur.

Publié le 12 Août 2011 par Daniel JAGLINE djexreveur in Energie

Le choix nous est offert parfois entre des carburants produits seulement à partir de produits pétroliers, ou des carburants, dont une part est issu des agro-carburants.

Il y a encore quelques mois, je n'aurais pas hésité, car j'étais inconscient des affres de la production des agro-carburants, et je reconnais que le prix incitatif m'y encourageait également, ce que j'en sais maintenant change tout.

La production d'agro-carburant de première génération, ceux là même que l'on trouve actuellement à la pompe, est une calamité, environnementale, social, sociétale, financière, et sans doute encore à d'autres points de vue qui m'échappent, les produits pétroliers sont extrèmement dangeureux, polluant, mortels parfois, mais ce qui se passe autours de la production d'agro-carburant n'est-il pas pire encore, voyez donc cela :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/afrique-est-secheresse-famine-rapport-fao-variation-prix-agrocarburants-13213.php4#xtor=EPR-1

Extrait :

La famine prolongée jusqu'à fin 2011

La situation reste des plus critiques en Somalie. L'ONU a décrété mercredi 3 août l'état de famine dans trois nouvelles régions du sud du pays : le corridor d'Afgooye, la capitale de la Somalie, Mogadiscio et la région du Moyen Shabelle (les districts de Balaad et d'Adale). La famine est déclarée lorsque plus de deux personnes sur 10.000 meurent chaque jour et que les taux de malnutrition aiguë dépassent les 30 %. Ces territoires viennent s'ajouter aux deux régions - Bakool et le Bas-Shabelle - où la famine a déjà été décrétée le 20 juillet dernier. Seuls deux ponts aériens vers la Somalie ont depuis été effectués par le Programme Alimentaire mondial (PAM) pour aider les victimes du pays, en proie à une guerre civile et où l'accès aux agences et aux ONG y est restreint.

Mais la situation de crise risque encore de s'aggraver. La famine ''devrait s'étendre à toutes les régions du sud de la Somalie dans les quatre à six semaines à venir et persistera vraisemblablement au moins jusqu'en décembre 2011", a d'ores et déjà prévenu la FAO.

La volatilité des prix et les agrocarburants pointés du doigt

"La crise dans la Corne d'Afrique est la plus grave crise de sécurité alimentaire dans le monde aujourd'hui", estime l'agence de l'ONU. D'autant que la hausse des prix records alimentaires est venue aggraver une situation déjà alarmante de famine dans la région. Dans la ville somalienne de Baidoa, le prix du sorgho était en hausse de 240 %, tandis que celui du maïs jaune progressait de 117 % à Jiiga, en Éthiopie. Et dans la ville kenyane de Mandera, le prix du maïs blanc augmentait de 60 %, selon l'organisation. La hausse des prix alimentaires a conduit à la pauvreté 44 millions de personnes depuis juin 2010, d'après la Banque mondiale.

Dans un rapport publié mi-juillet, le groupe d'experts de la FAO sur la sécurité alimentaire met particulièrement en cause la spéculation et la production d'agrocarburants sur la volatilité des prix. Les experts pointent le ''boom des agrocarburants'' de première génération (dont biodiesel et bioéthanol) ces dix dernières années, qui ''a eu un impact majeur sur l'évolution de la demande mondiale en céréales et huiles végétales''. Cette production entre en concurrence avec les cultures alimentaires. L'industrie des agrocarburants utilise aujourd'hui ''près de 40 % de la production de maïs aux Etats-Unis et les deux tiers de la production d'huile végétale de l'Union européenne''. Le Brésil et les Etats-Unis produisent conjointement plus de 75 % de l'approvisionnement en éthanol dans le monde. Tandis que l'UE produit près de 80 % du biodiesel mondial dont près de la moitié provient d'Allemagne. 

Ceux que je dénonce là sont bien les agro-carburants de première génération, d'autres pistes de recherches existent, elles semblent ne pas avoir autant d'effets pervers, mais nous en sommes encore loin de la production suffisante, et tous les effets ne sont peut-être pas encore cernés et dévoilés.

Du côté de l'ONU, la prise de conscience est maintenant clairement affichée, alors en tant que consomacteur, il nous faut user de l'influence que nous pouvons avoir, ce que nous ne consommons pas ne sera pas produit, si nous refusons ce piège des agro-carburant de première génération, les producteurs devront en tenir compte et renforcer leurs effort à produire d'autre types de carburants, qui n'interfèrent pas sur les cultures vivrières, et surtout sur les prix des produits nouriciers de base, et qui n'entraînent pas une intensification de la déforestation, comme c'est encore la cas actuellement.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/consultation-publique-securite-alimentaire-nutrition-FAO-13154.php4

Extrait :

 L'objectif de cette consultation est de recueillir des contributions en vue de la préparation du Cadre stratégique mondial visant à améliorer la coordination internationale et intergouvernementale et orienter les actions en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, précise le Comité.

Il s'agit notamment d'appuyer les plans et initiatives nationaux de lutte contre la faim''de veiller à ce que toutes les opinions pertinentes soient entendues dans le débat sur les politiques en matière d'alimentation et d'agriculture, de renforcer les liens aux plans régional, national et local et de fonder les décisions sur des éléments scientifiques concrets et sur les connaissances les plus récentes''.

Une synthèse de cette consultation en ligne sera présentée à la 37e session du CSA, qui se tiendra au siège de la FAO à Rome du 17 au 22 octobre 2011. ''Il est fondamental que le Cadre stratégique mondial pour la sécurité alimentaire et la nutrition soit fondé sur la réalité sur le terrain, en s'inspirant des meilleures pratiques et leçons tirées de l'expérience locale, ainsi que des avis d'experts et des opinions des différents acteurs'', a déclaré Noel de Luna, Président du CSA.

Apprenons à réduire notre consommation, il n'y a pas d'autres issus !

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