La prolongation de durée de vie et d'exploitation des réacteurs nucléaires et des centrales qui les habitent, répond d'abord à une nécessité dite 'économique', l'une des questions que je me pose parfois, est la suivante en combien d'années une centrale électrique nucléaire est-elle 'rentabilisée', si elle l'est un jours ?
J'ai lu il y a peu un commentaire d'un pro-nucléaire qui osait 'sans rire' affirmer que les centrales avaient été étudiées pour être exploitées 60 ans, ce qui est totalement faux, 60 ans de productions c'est ce que les pro-nucléaires tentent de faire accepter maintenant, mais à l'origine les réacteurs devaient produirent une trentaine d'année, le reste n'est que repoussement des limites, de toutes les limites y compris sécuritaires.
Mais aussi terrifiant que cela puisse être, est-ce que 60 ans seront suffisant ?
La question se pose sur ce premier plan économique d'abord car pour poursuivre dans le nucléaire il faudrait pouvoir investir des sommes astronomiques, également sur un autre plan qu'est celui de la gestion des déchets, en effet, ce temps sera-t-il suffisant pour trouver les solutions pour gérer les déchets, rien n'est moins sûr !
Il se pourrait qu'on arrive à l'heure des démantèlement sans assez de solutions de stockages sûr pour la gestion de ces montagnes de déchets de toutes sortes, et de tout taux de radioactivité.
J'ajoutte au passage que la solution de l'enfouissement n'a même pas encore répondu à une problématique majeure, réversibilité ou pas ?
Je rappel également que si c'est le choix fait par le France et l'Europe, ce choix là est contesté, et ne pourrait répondre à la sûreté que par des expérimentations à très très long termes, ce qui bien évidemment ne sera pas possible, il s'agira donc là d'une expérience, ni plus ni moins, une expérience grandeur nature sans filets, un 'prototype' utilisé directement comme viable sans aucun recul !
Pour rappel à ma connaissance, à ce jours, on peut considérer que l'age minimum de fonctionnement à été porté de manière généralisé à 40 ans, ce que certains redoutent déjà, si ces 60 ans devaient se généraliser comme c'est à craindre, ce sont 21 réacteurs qu'ils faudra éteindre entre 2040 et 2045 soit 1/3 à peu près du parc de 58 actuellement en activité, 30 ans cela parait long comme ça, mais plus de trentes ans se sont déja écoulés, et pour l'instant à part le projet de la Cigéo à Bure, qui est loin d'être exemplaire et finalisé, il n'y a rien, que des incertitudes, que des questionnements, et il faudrait qu'on leur fasse confiance !
Pour visualiser d'un coup d'œil la situation voici une carte simple sur le site suivant :
http://www.directmatin.fr/infographies/lage-des-centrales-nucleaires-francaises-102546
L'article que je viens de lire et que je partage n'est pas fait pour me rassurer :
Extrait :
La première et non la moindre est le manque d’installations de stockage de déchets ultimes des filières nucléaires. On savait déjà qu’il manque des exutoires à certains résidus, comme les combustibles usés des centrales nucléaires UNGG, les déchets tritiés ou certains déchets enrobés dans du bitume. La nouveauté, c’est que les installations existantes se remplissent à trop grande vitesse. «Le centre pour les déchets très faiblement actifs arrivera à saturation en 2025, soit 10 ans avant la date prévue», concède Pierre-Franck Chevet, le président de l’ASN.
Un phénomène en partie imputé par le CEA à la sévérité de l’ASN, lors des opérations de démantèlement [JDLE]. «Le plan souligne l’enjeu des déchets du démantèlement», reconnaît d’ailleurs Fabrice Boissier, directeur de la maîtrise des risques de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra). «Il faudrait d’ailleurs se poser la question de savoir ce que l’on va faire des 130.000 tonnes de ferrailles faiblement radioactives que l’on va tirer du démantèlement de l’usine d’enrichissement George Besse 1. Va-t-on les stocker dans les sous-sols de l’Aube ou les recycler après décontamination», interroge Marie-Claude Dupuis, directrice générale de l’Andra. Adressée aux responsables politiques et associatifs, la question n’a pas reçu le moindre embryon de réponse.
Actualité oblige, le plat de résistance de la réunion ne pouvait qu’être le projet de Centre industriel de stockage géologique de Bure (Cigéo). Conçu par l’Andra, ce stockage souterrain dans l’argile lorraine devra abriter, d’ici le début du siècle prochain, 84.000 mètres cubes de déchets à haute et moyenne activité à vie longue, dont 61.000 m3 ont déjà été produits. Mais est-ce si sûr?
«Au début du projet, on ne devait y mettre que les déchets à haute activité. Ensuite, on y a ajouté les déchets à moyenne activité à vie longue. Le dernier PNGMDR prévoit des espaces supplémentaires pour le cas où il faudrait encore y stocker de nouveaux déchets, comme les déchets enrobés de bitume», souligne Maryse Arditi, de France Nature Environnement. «C’est vrai que l’on veut mettre plusieurs types de déchets, répond Marie-Claude Dupuis, mais seulement, si on ne trouve pas de solution alternative.»
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