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L'avenir sera ce qu'on en fera !

Pour un avenir durable et partagé. Parce que je veux croire que l'humain et l'humanité qui en émane pourrait ne pas être un cancer pour la terre et un vampire pour ces congénères. Profondément humaniste, pacifiste, je n'entrevois qu'une solution d'avenir durable et pérenne, en finir avec la destruction systémique de notre écosystème nourricier qu'est la planète. Je prône l'égalité d'importance de toute vie, minérale, végétale, animale, humaine car toute vie est interdépendante des autres. Et rappelons nous, la seule énergie qui n'émet pas de GES est celle qu'on utilise pas ! Le superflue de nos consommations c'est de l'énergie vitale que nous volons à nos enfants et aux leurs !

Le glyphosate est la pointe de l'iceberg que sont les phytosanitaires qui maintiennent surtout la santé des entreprises chimiques.

Publié le 20 Novembre 2017 par Daniel JAGLINE djexreveur in Agriculture, Alimentation mondiale, abeilles, Biodiversité, conviction, consommation, Environnement, GES, Information générale, intérêt général, nourriture, OGM, Pollution, pesticides, Questionnement Fondamental, santé, sécurité alimentaire, transition sociétale

Il y a dans l'usage même de la terminologie récente de phytosanitaire l'exemple démonstratif de ce que peut être une manipulation des esprits. Nos aînés ne s'y trompaient pas lorsqu'ils utilisaient une partie des pesticides que sont les insecticides, les herbicides, les fongicides, les parasiticides, ils savaient qu'ils détruisaient, sans avoir la fausse prétention de soigner en quoi que ce soit les plantes, ou la terre dont ils n'avaient pas encore conscience qu'ils la polluait, mais ils savaient qu'ils tuaient des éléments jugés néfastes pour eux.   

Bien que toutes les molécules chimiques utilisées ne soient pas de synthèse, en effet certaines sont naturelles, leurs concentrations, leurs spécifications, et parfois leurs juxtapositions ou assemblages les destinent à des usages propres à détruire, il ne s'agit pas de simples répulsifs mais bien de destructeurs de vie.

La biodiversité c'est l'addition de tous les éléments de la nature environnante qui n'ont pas nécessairement pour vocation de favoriser ou préserver les végétaux que nous considérons comme nous étant les plus utiles, fussent-ils ceux que nous privilégions en les mettant nous même en terre à fin précise d'en faire la meilleure récolte possible le temps venu, non, c'est notre appétence à gérer la nature qui n'est pas naturelle.

Ceci étant rappelé, l'organisation et la gestion des cultures fussent-elle dans l'esprit de la permaculture est une nécessité pour en obtenir une croissance et des rendements espérés.

Les produits pesti-sanitaires dont l'utilisation est souvent hautement contestable car venant se substituer de façon simpliste à d'autres usages possibles, ne sont pas toujours aussi nécessaire que ce que prétendent les défenseurs de l'agriculture productiviste. 

De même que l'on nous oriente à focaliser sur le CO2 pour ce qui  concerne les émissions de GES, reléguant ainsi au second plan un autre gaz hautement réchauffant, en l'occurrence le méthane, le glyphosate sert d'aimant à l'opposition aux pesticides/phytosanitaires voilant une liste de molécules hautement toxiques, perturbatrices endocriniennes, et autres CMR entre-autres, ce ne sont là que celles validées par l'ANSES dont les lacunes et insuffisances sont dénoncées!

Il y a, à mon sens, un grand danger dans ce fait, celui de perdre en attention des citoyens lambda si d'aventure on en arrivait à voir interdire par exemple le glyphosate dans les années qui viennent.

Envisageons donc la victoire possible sur Monsanto et son glyphosate reconnu pour être l'herbicide le plus utilisé sur la planète, ce qui serait donc un vrai succès (ne l'a-t-il pas déjà anticipée?), est-ce pour autant que la lutte pour la préservation des sols, des pollinisateurs, la santé des humains, serait gagnée, pas du tout le glyphosate à déjà un potentiel remplaçant chimique d'une part,  le dicamba déjà autorisé aux États-Unis, et d'autre part de nombreux autres concurrents? Connaissez-vous le paraquat?

Lister tous ces rivaux n'a guère d'intérêt, d'autant que les connaissances sur leurs nocivités peuvent être encore faibles, les recherches sont peu nombreuses, la plupart du temps menées par les chimistes qui les concoctent eux-mêmes, et lorsque des recherches indépendantes lèvent des soupçons ou mettent à jours des conséquences sanitaires avérées, la puissance du lobbying des semenciers et des chimistes, comparses et complices, à tôt fait de faire, à travers divers artifices et pressions, invalider ces résultats.

Rien ne sera réglé, quand bien même le glyphosate disparaissait à tout jamais. Ce sont tous les produits chimiques dangereux contre lesquels il faut lutter et dont il faut réduire drastiquement les usages, mais ça c'est comme une utopie, car même dans l'esprit de certain·e·s opposant·e·s au glyphosate de Monsanto, parce que c'est le glyphosate et parce que c'est Monsanto, n'envisagent pas et n'imaginent pas qu'il faut aller beaucoup plus loin et beaucoup plus profond dans l'éradication des phyto/pseudo-sanitaires, .

Le glyphosate est la pointe de l'iceberg que sont les phytosanitaires qui maintiennent surtout la santé des entreprises chimiques.
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