Parmi les causes que je défends, parce que je crois fermement qu'elles sont les meilleurs choix possibles pour sortir du modèle consumériste actuel dont les affres, les dégâts, et les dangers sont maintenant bien connus et documentés, il y en avait déjà de nombreuses, la liste s'est grandement allongée ces derniers temps.
Toutes sont liées en fait indéniablement, qu'on le reconnaisse ou pas.
Tout est lié essentiellement à la nature humaine, enfin à ce que vers quoi l'évolution, le développement, la croissance, l'individualisation l'ont orientée, et que la plupart par aliénation considère comme sa destination, la seule voie possible, n'y aurait-il aucune autre alternative ?
Le réchauffement climatique et ses conséquences profondes, dont certaines nouvellement découvertes bouleverse les équilibres écologiques qui se sont établie graduellement, progressivement, lentement et la baisse généralisée de biodiversité accompagnée de la sixième extinction massive enclenchée en sont les deux grandes séquelles probablement irréversibles, les ralentir et les atténuer ressort déjà de l'exploit, qui ne serait possible que si tous les efforts se concentraient mondialement dans ce but.
Ces équilibres déstabilisés sont ceux qui permettent encore la vie humaine sur terre, jusqu'à quelle limite ?
Ces constats sont des conséquences, le produit de ce que les orientations humaines ont engendrées, pour s'extraire de cet engrenage, il faudrait arrêter la machine à croître.
Il y a d'autres alternatives contrairement à ce que les dominants bénéficiaires tentent encore de délivrer comme message, d'autres solutions. Sauf que ces autres directions se heurtent frontalement avec les aspirations réelles d'une grande majorité des populations, dont les désirs et les attentes captés par le consumérisme, contredisent dramatiquement les choix décroissant que je soutien.
Intrinsèquement les changements nécessaires qui seuls permettraient d'inverser ce mouvement vers le chaos, conduisent à accepter comme postulat de modifier drastiquement nos manières de consommer et de vivre en finalité.
Beaucoup l'on tellement bien compris qu'ils s'y refusent d'emblée, et préfèrent rester dans une position de déni, et je dois admettre que bien que convaincu qu'il n'y a pas d'autres choix viables et pérennes, pour une salutaire redéfinition de l'avenir, je redoute aussi certains aspects de cette nécessaire atténuation de mes diverses consommations, que j'ai déjà diminué de beaucoup, et que je vais continuer de réduire encore, c'est une question cruciale de cohérence.
Ce que ce choix de réduction de l'empreinte écologique engendre limite de beaucoup les possibilités d'actions, d'ailleurs, un exemple je ne vais pas me rendre à Lannion cette après-midi, et pourtant j'aurais bien voulu soutenir et être présent pour une lutte contre un aspect mal connu et peu fédérateur de l'absurdité de notre système consumériste fou, mais parce que c'est à 200 kms de chez moi, et que ce n'est donc ni raisonnable ni cohérent écologiquement de faire un tel trajet, je vais juste leur envoyer ce que j'ai d'ondes et de pensées positives.
Le terme de décroissance fait peur je sais, mais c'est lui qui à été reconnu, pour évoquer le sens vers lequel je pense qu'il faut que nous nous dirigions, on peut lui préférer la simplicité volontaire évoquée par une autre approche, certes moins effrayante, mais dont certaines facettes questionnent, il m'arrive pour ma part de penser par le terme renaturalisation, pas très porteur, mais c'est la tentative d'extraction de nos liens avec la nature qui est je crois le problème de fond.
Le concept de décroissance est donc celui qui s'approche le plus et correspond le mieux à la tendance ou au nouvel aiguillage qu'il faudrait prendre effectivement. Mais décroissance ne veut pas dire, contrairement aux mensongères traductions que veulent imposer nombres de commentateurs, et pseudo analystes, déclin, ni retour en des temps ancestraux, cela peut vouloir dire retrouver le sens de l'essentiel, du nécessaire, du durable, ni bougies ni lampes à pétrole, mais une ampoule à faible consommation, une seule allumée quant deux ou trois ne sont pas vraiment nécessaires, un téléphone qui réponde à nos besoin et que l'on ne changerait pas tous les deux ans, ou tous les ans, voir tous les six mois pour certains, parce que la mode ou le dictat du dernier cri est devenu une référence de rapport à la vie que les industriels insufflent tant ils ont besoin de nos surconsommations.
J'ai été estomaqué il y a quelques temps, lorsqu'un quotidien régional au dispositif promotionnel jaune proposait ce titre : 'Sommes nous vraiment écologistes ?', comme si d'une manière générale nous vivions déjà ne serait-ce que l'embryon d'un vague début de comportement écologiste !
L'écologie telle qu'elle devrait inspirer nos choix et décisions quotidiennes, si elle animait vraiment notre manière de vivre actuelle aurait déjà tout chamboulé, or si quelques menus progrès pointent ça et là, ils touchent pour la plupart une minorité d'entre nos contemporains, et si certains ont adopté de vrais changements de comportement, le plus souvent nos ajustements ne sont qu'à la marge, sur des points de détails, seule une minorité agissante à entrepris et expérimente une vrai réduction, une réelle détoxication.
L'écologie c'est la terre au centre et l'humain qui gravite autour, beaucoup ont une vision de l'écologie qui place l'humain au centre !
C'est un bouleversement profond que nécessiterait vraiment une existence que l'on pourrait qualifier d'écologique, et nous en sommes très loin, moi y compris, alors à cette sotte question saugrenue la réponse est bien sûr négative. Il faudrait en plus d'accepter l'idée de réduire ses consommations, tout ramener à une dimension beaucoup plus localisée avec un objectif d'économie circulaire, seules conditions qui permettent d'approcher un idéal écologique.
Mais qui est, ne serait-ce que prêt à en envisager l'hypothèse ?
Qui accepte même de se poser la question en ces termes ?
Avons nous idée de ce que la notion d'écologie sous-tendrait comme révolution pour en évoquer l'étendue ?
La présence même de l'humain est une forme d'atteinte à l'écologie, dans le sens où ses aspirations vont bien au delà de la simple et seule capacité à vivre, et à s'inscrire dans le processus global de ce qui est juste nécessairement vital pour maintenir son existence dans une harmonie globale, en interconnexion et en interdépendance du tout. Dès lors que l'humain, sort du cadre de la stricte survie, son empreinte écologique dénature les rapports naturels qui pourraient permettre de maintenir que sont empreinte écologique et environnementale soit soutenable et durable.
Moi même je suis très loin, très très loin de pouvoir me prétendre écologiste ce que je ne fais pas d'ailleurs, j'évoque l'écologie, comme un idéal vers lequel il faut porter son regard et surtout comme un phare qui devrait guider nos chemins de vie, au même titre que j'évoque l'altruisme par exemple.
Si j'ai déjà accepter l'idée, intellectuellement, de m'orienter vers la simplification, je suis loin de l'avoir atteinte, j'en ai juste pris le chemin.
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