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L'avenir sera ce qu'on en fera !

Pour un avenir durable et partagé. Parce que je veux croire que l'humain et l'humanité qui en émane pourrait ne pas être un cancer pour la terre et un vampire pour ces congénères. Profondément humaniste, pacifiste, je n'entrevois qu'une solution d'avenir durable et pérenne, en finir avec la destruction systémique de notre écosystème nourricier qu'est la planète. Je prône l'égalité d'importance de toute vie, minérale, végétale, animale, humaine car toute vie est interdépendante des autres. Et rappelons nous, la seule énergie qui n'émet pas de GES est celle qu'on utilise pas ! Le superflue de nos consommations c'est de l'énergie vitale que nous volons à nos enfants et aux leurs !

Contournement des droits des peuples autochtones, quels droits si on les arrache à leurs terres, ou la rend invivable ?

Publié le 13 Juin 2016 par Daniel JAGLINE djexreveur in Environnement, Humanisme, Information générale, Peuple, Questionnement Fondamental, Social, transition sociétale

Il est irrévocablement reconnu que partout les autochtones ont été et sont encore, si on leur en laisse les moyens, les meilleurs défenseurs de la terre, de la nature, de leurs territoires, respectueux d'une nature qu'ils appréhendent comme l'essence de leur propre vie, bien au delà de notre perception oubliée, vénération d'une source vitale, essence de tout ce qui les animent, parfois même dressée au rang de ce que l'on qualifie nous de divinité, bien que cette notion là peut-être totalement impropre à leur réelle relation avec la terre nourricière.

L'un des critères basiques de la notion de peuples autochtones, difficilement définie, est qu'ils étaient là avant, avant que d'autres arrivants, décident de mettre main basse et de partager la terre, de l'accaparer, d'en établir propriété, faisant fi des humains vivants là avant, déniant dans la plupart des cas leur primauté, ce n'est que très tardivement que des droits leurs furent reconnus, il faudra attendre 2007, pour que des textes internationaux imparfaits, soient enfin validés, mais encore faudrait-il qu'ils soient honorés et respectés.

Contournement des droits des peuples autochtones, quels droits si on les arrache à leurs terres, ou la rend invivable ?

Les peuples autochtones ne peuvent être enlevés de force à leurs
terres ou territoires. Aucune réinstallation ne peut avoir lieu sans le
consentement préalable — donné librement et en connaissance de
cause — des peuples autochtones concernés et un accord sur une indemnisation
juste et équitable et, lorsque cela est possible, la faculté
de retour.

Article 10 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Les États mettent en place des mécanismes de prévention et de
réparation efficaces visant :
.............
Tout acte ayant pour but ou pour effet de les déposséder de
leurs terres, territoires ou ressources;....................

Article 8 - 2.b) de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Il est patent que ces droits là on été et sont encore couramment bafoués partout sur la planète, s'il y a eu quelques avancées majeures par endroits, ils sont encore insuffisants et parcellaires. Et puis il y a des zones où ces droits sont finalement subordonnés à d'autres règles alors qu'ils devraient être prioritaires et prépondérants, l'une des particularités de l'Amérique latine, en est un exemple type, " En Amérique latine, les ressources minérales et le pétrole présents dans le sous-sol relèvent de la compétence de l’Etat, même si vous êtes propriétaire d’un terrain ou d’une habitation. Pour exploiter des ressources naturelles, l’Etat négocie ses conditions directement avec les entreprises, qui sont généralement des multinationales. Les populations autochtones qui vivent sur les territoires concernés ne sont, quant à elles, quasiment pas consultées. "

Tous les droits accordés dépendent donc de la notion d'attachement à la terre, sauf qu'on les en expulsent, de leurs terres, sans qu'ils en soient préalablement consultés, alors que dans l'esprit de ces textes l'accord formel et éclairé devrait être la condition sine qua non, le non respect de leur droit à être informé, leur ôte tout droit de participation, et d'autodétermination à la décision finale, le principe de consentement libre, est totalement occulté, en violation totale de leurs droits fondamentaux.

Dès lors que des intérêts tiers prennent le pas sur les droits fondamentaux, l'usurpation fait loi, et met en périls peuples et environnement, l'appétit insatiable de profits est toujours le moteur de ces exactions, et de ces dénégations de droits, pour renier à ces peuples leurs droits, on les arrache, ou on les pousse à n'avoir d'autres choix que de quitter leurs territoires, sauf a être contraint d'y vivre dans des conditions inacceptables, dégradées et mortifères.

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