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Une PAC en toc de pacotille, Gros Agriculteurs 1 - Nature 0

Toutes les bonnes occasions de prendre de nouvelles voies qui tiennent enfin compte de la dégradation générales que nos systèmes agricoles intensifs imposent à la terre finissent par des flops.

Combien de ces décideurs ont un jour tenu dans leurs mains un brin d'herbe, ou observé un coin de nature ordinaire avec sa faune et sa flore commune ?

Combien connaissent la nature autrement que par les coins paradisiaques dans lesquels ils vont se faire voir ?

L'espoir légitime qui était né de voir enfin quelques changements positifs est totalement anéanti, c'est désespérant.

Je crains que les Ministres de l'Agricultures ne soient dans une posture nationaliste, craignant de décevoir les puissant lobbying agricoles, et qu'ainsi, faute de courage ils entérinent ce nouveau texte, j'espère grandement me tromper !

Nous verrons ce qu'il va advenir, mais quand on constate que certains états se sont déjà exprimés vantant un texte bon pour l'environnement alors qu'il n'en est rien, cela ne me laisse rien présager de bon.

 

Réforme de la PAC : Clap de fin pour le vert

 

Extrait :

Les mesures du verdissement, initialement proposées par la Commissaire Ciolos, ont été considérablement atrophiées. Les surfaces d’intérêt écologique (haies, bosquets, bandes enherbées …), devaient atteindre 7% de la surface d’une exploitation agricole. Ce seuil est redescendu à 5%. Pire, ces surfaces pourront être constituées de cultures qui ne remplissent en aucune manière les fonctions d’une surface d’intérêt écologique. Quant à la diversification des cultures, elle se limitera à deux cultures différentes, et non trois comme proposé par la Commission et quatre comme le demandait FNE. « Avec cette réforme, une ferme de 100 hectares de blé et de colza intensifs, sans haie ni le moindre bosquet pourra satisfaire le "verdissement ". Quelle est la légitimité des aides publiques accordées à de telles exploitations ? » s’interroge Antonin Pépin, chargé de mission à FNE.

Une dernière mesure sabotée. La Commission demandait de conditionner les aides au respect des différentes réglementations, telles les directives nitrates ou pesticides. La nouvelle réforme a balayé d’un revers de la main la proposition de la Commission, qui était pourtant tout à fait sensée.

 

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