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Pas d'omelette sans casser d’œufs, pas d'énergie sans atteintes à l'environnement.

Les mines de charbons sont certainement ce que l'on fait de pire en terme d'atteintes à l'environnement tant sur les plan écologique, sanitaire, qu'humain.

Le pétrole vient en deuxième position probablement, par des causes parfois directes comme les fuites notamment mais aussi indirectes par les pollutions engendrées par l'utilisation qu'on en fait ensuite, ce qui est vrai également pour tout type d'énergie me direz vous, mais je pense que le pétrole à ceci de spécifique que les plastiques en sont issus, et que les retombées occasionnées par les déchets plastiques, en font indirectement une source de pollution bien particulière. Quand aux divers produits chimiques qui en sont l'extrapolation, je m'abstiendrais de m'étendre sur leurs impacts !

Le gaz dont une partie se perd dans l'atmosphère lors de l'extraction, et dont l'utilisation génère elle aussi de grande quantité de CO2 entre autres méfaits, est sans doute la troisième cause de dégradations directes actuelles à l'environnement général.

Les carburants alternatifs que sont les agrocarburants, accapare des terres qui devraient servir à produire des cultures ou rester des forêts, pour ce qui est de ceux de première génération, quand aux autres ils viennent également en concurrence avec d'autres utilisations possibles des matières premières qu'ils vont utiliser.

Le nucléaire, dont les possibles retombées radioactives directes ou indirectes pourraient bien au fil des décennies qui viennent ranger au rang de ridicules les autres formes de pollutions.

L'hydraulique qui, à ma connaissance, est la première source de production d'énergie que l'on est tenté de considérer comme 'propre', dénature la fonction des fleuves, rivières et ruisseaux sur lesquels ont change les flux, provoquant ainsi des changements qui ne sont pas sans porter d'atteintes parfois graves à l'environnement, au cycles des eaux, au maintien et au renouvellement de la faune et de la flore interne et avoisinante.

Le solaire à besoin de terres rares, et d'autres métaux et matières premières, qu'il faut bien extraire et exploiter quelque part, et avec des techniques qui sont souvent redoutablement agressives et polluantes, sans compter l'accaparement de terres qu'elles nécessite, les difficiles recyclages etc.

L'éolien comme le solaire à besoin de matériaux rares, et peut être taxé des mêmes autres inconvénients, sans compter qu'il est source de bruits, de distorsions des ondes, et de 'pollution visuelle' combattus par certains (argument que je ne soutien pas personnellement je tiens à le dire) etc etc.

Voilà que naît l'hydrolien, encore au berceau, mais pour lequel bien des questions se poses, outre les mêmes réserves que j'ai évoqué pour les autres formes de productions d'énergies qualifiées abusivement de propres et de durables, des impacts spécifiques et inédits sont à craindre, et c'est ce que nous décrit l'article qui m'a inspiré cette réflexion :

Hydroliennes : la France turbinera-t-elle à l’énergie des mers ?

Au nom de la protection de l'environnement, thème qui occupe continuellement mon esprit, des combats sont menés pour un nombre considérable de sujets, et je soutiens très souvent une grande majorité des alertes lancés concernant de nombreuses atteintes humaines, écologiques, sanitaires, sociales, mais je ne peux que me rendre à une évidence que certains feraient bien de ne pas occulter au risque de finir par s'arc-bouter contre toute technologie créatrice d'énergie.

Alors, à moins de considérer qu'il faille se passer totalement d'énergie, ce qui n'est pas mon cas, il faudra bien accepter l'idée qu'on ne peut pas produire de l'énergie sans qu'il y ai un revers à la médaille, produire de l'énergie sous entend irrévocablement de générer des atteintes à l'environnement notre simple présence humaine est une atteinte à l'environnement.

Toute forme de vie impacte son environnement, toute production impact les écosystèmes, toute technologie impact la nature, se pose alors la question de qualifier et de quantifier ces impacts, de les estimer, et de les surveiller, pour les réduire, les canaliser, les contrer si possible, non tout ne peut pas être combattu au nom de l'environnement, sinon à ce compte là on ne peut même pas revenir à la bougie, car même produire et utiliser des bougies nuit à l'environnement.

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