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Il serait interdit d’interdire, ou le règne du profit divin.

Le conditionnel est de mise, mais même si le pire n'arrive pas toujours, je ne serais pas surpris qu'une telle situation puisse se mettre en place.

Plus rien n'arrête la machinerie de financiarisation, dans ce monde là viendra le temps ou la naissance donnera obligation au paiement d'une taxe pour le droit à vivre !

http://www.bastamag.net/article3074.html

Extrait :

3,7 milliards de dollars. Ce sont les indemnités demandées par la multinationale suédoise de l’énergie Vattenfall auprès de l’Allemagne à la suite de sa décision de sortir du nucléaire. Ce contentieux entre un État et un investisseur n’est pas une exception. Le nombre de litiges enregistrés au Centre international de règlement des différends relatifs à l’investissement (CIRDI), lié à la Banque mondiale, ont explosé, passant de 38 cas en 1996 à 450 en 2011 ! La compagnie énergétique américaine Lone Pine Resources Inc. conteste ainsi le moratoire du Québec sur la fracturation hydraulique – technique utilisée pour extraire les gaz et pétrole de schiste – et exige un dédommagement de... 250 millions de dollars US !

La France, qui a interdit cette même fracturation hydraulique en juin 2011 [1], risque-t-elle aussi d’être poursuivie par des sociétés pétrolières ? L’accord économique et commercial global (AECG), actuellement négocié entre le Canada et l’Union européenne, pourrait permettre aux investisseurs de contester la décision des gouvernements de réguler ou d’interdire la fracturation hydraulique. C’est ce que pointe un rapport réalisé par les organisations non gouvernementales Corporate Europe Observatory, le Conseil des Canadiens et le Transnational Institute. « Même lorsqu’un moratoire ou une interdiction existe, comme en France, l’industrie profite d’une clause échappatoire pour aller de l’avant avec ses activités », soulignent les organisations.

Quand les investisseurs inventent « l’expropriation indirecte »

L’accord bilatéral actuellement négocié entre l’UE et le Canada contiendrait une clause dite d’ « expropriation indirecte ». Celle-ci permet aux investisseurs de réclamer un dédommagement suite à une réglementation ayant pour effet de réduire ou d’éliminer les perspectives de profits de la compagnie. En clair : vous n’avez encore rien investi, mais pour des raisons environnementales ou sanitaires on vous interdit de le faire, et vous êtes en droit de réclamer des compensations pour les profits que vous ne ferez pas !

Je répéte, le conditionnel est employé par l'auteur de l'article, il convient donc d'attendre que ce texte soit confirmé, mais la tendance est là et bien là, les puissants lobbies industriels ont gangrèné toutes les instances administratives, juridiques, politiques décisionnelles et plus rien d'autre que leur volonté de profit n'a cours, le monde peut bien basculer dans l'horreur jusqu'à l'ultime seconde certains chercherons à en tirer profit, et ce sont eux qui ont pris les rênes.

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