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Hydroliennes, en mer, mais aussi en rivière !

La production d'énergie électrique par des hydroliennes maritimes côtière ne fait plus de doutes maintenant bien que toutes les difficultés, et les réticences ne sont bien sûr pas levées.

Il y a dans ce domaines, comme dans tous, des oppositions farouches, dont il faudra tenir compte, qui sont basées parfois sur des arguments très recevables et dignes d'intérêts, bien des questions sont posées, auxquelles toutes les réponses ne sont pas encore connu.

Nous voilà à nouveau dans une technologie nouvelle, récente, que l'on souhaite développer rapidement, trop rapidement peut-être, comme c'est maintenant le cas pour tout, fait que je dénonce à bien des sujets, alors pourquoi celui ci n'éveillerais pas les mêmes inquiétudes ?

Je ne me hasarderais pas à me lancer dans longue liste de questions qui me viennent à l'esprit au sujet des hydroliennes, j'en citerais juste quelques unes, qui me semble sans réponses pour l'heure,

Comment réagiront-elle à une forte tempête ?

Comment les câblages nécessaires vont-ils traverser la frontière mer-terre, au prix de quelles dégradations pour les rivages côtiers ?

Comment va ensuite être acheminé ou transporté le courant produit ?

Quels impacts et influences à long termes auront leur présences sur les fonds marins, faune, flore, et courants avoisinant ?

Que de questions qui ont dû être posées aux concepteurs par d'autres que moi, mais y ont-ils répondu, et comment ?

Je crois en ce potentiel marin côtier, j'y vois une réelle opportunité, mais pas à n'importe quel prix ni dans n'importe quelle condition, aussi suis-je vigilant sur ce qui va se passer, je crains cette envie d'aller trop vite.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/hydroliennes-le-gouvernement-veut-accelerer-le-mouvement-04-05-2013-2091035.php

Extrait :

Un rapport sur les énergies marines propose le lancement, en 2015 ou 2016, d'un appel d'offres pour des grands parcs d'hydroliennes. Une mesure à laquelle la ministre de l'Énergie, Delphine Batho, a apporté son soutien.

 

Le rapport sur les hydroliennes, réalisé par les ministères de l'Énergie, des Transports et du Redressement productif, suggère de lancer, en 2015 ou 2016, un premier appel d'offres pour ces turbines marines produisant de l'électricité à partir des courants. Il s'agit, en l'espèce, de parcs dont la puissance serait, « typiquement », de 300 à 500 mégawatts. Ces parcs commerciaux, dont la puissance totale correspond environ à celle de chacun des grands parcs éoliens en mer prévus au large des côtes françaises, seraient ensuite construits au cours de la période 2016-2020.

Les pécheurs font déjà part de leur hostilité :

http://www.ouest-france.fr/2013/04/16/normandie/Hydroliennes-implantation-houleuse--64970209.html

Extrait :

Cette annonce a soulevé immédiatement l'opposition du président du Comité régional des pêches, Daniel Lefèvre. Sur la Hague, il a dit l'opposition absolue des pêcheurs à un « mitage » des zones. « Nous demandons une zone unique, et que les opérateurs se débrouillent ensuite entre eux ». Pour le Raz de Barfleur, il a dit ne pas être au courant. « C'est en plein gisement de moules. » Pas question pour les pêcheurs de se laisser expulser.

Un rapport que vous trouverez ici au format 'pdf' récent incite le gouvernement à agir, et déjà des voix s'élèvent pour arguer d'une nécessité absolu d'utiliser vite une tecnique qui parraisait encore peu accessible il n'y a pas si longtemps, voyez par exemple comment certain présente déjà les choses :

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20130503.REU3352/la-mer-pourrait-produire-de-l-electricite-en-france-des-2016.html

Extrait :

La France s'est engagée à développer massivement les énergies renouvelables dans le cadre de la transition énergétique promise par François Hollande. Le nucléaire ne produira que 50% de l'électricité française en 2025, contre 75% actuellement.

Afin de structurer une filière commerciale, le rapport recommande notamment la fixation de tarifs d'achat et le lancement d'appels à manifestations d'intérêt pour des fermes pilotes sur les sites du raz Blanchard, du raz Barfleur et du passage du Fromveur dès le troisième trimestre 2013.

Des parcs commerciaux de production pourront ensuite être implantés entre 2016 et 2020 si des appels d'offres sont lancés dès 2015, disent les experts.

D'ici 3 ans, il manquera à la France des capacités de production pour assurer son approvisionnement électrique, sans tenir compte de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, selon le Réseau de transport d'électricité (RTE).

Si des sites de production ne sont pas construits, la France connaîtra un déficit de 1,2 GW d'ici 2016 puis de 2,1 GW après 2017, dit RTE.

Cette précipitation, et cette argumentation, est dans cette idéologie actuelle encore tenace qui souhaite continuer cette folle tendance à consommer toujours plus et plus encore, alors que la priorité des priorité serait de réfléchir et de mettre en oeuvre tout ce qui permettra de réduire drastiquement nos consommations, soyons en certains, c'est inévitable, et c'est par là qu'il faut commencer, tout en prenant le temps de valider des formes de productions moins impactantes, plus écologiques, moins destructrices pour l'environnement autant dans leurs constructions que dans leurs utilisations

Fera-t-on la même chose avec ces autres hydroliennes de rivières qui pointent le bout de leurs hélices, si j'en crois les propos de l'entreprise qui en est concepteur, son rêve c'est bien sûr dans mettre partout !

http://www.larep.fr/france-monde/actualites/economie-politique/eco-finances/2013/05/03/orleans-ville-test-pour-l-energie-hydraulique-1537596.html

Extraits :

Une entreprise grenobloise, Hydroquest, va installer un prototype à Orléans. Un nouveau moyen de produire de l’électricité.

Récupérer l'énergie dispensée par la vitesse de l'eau, grâce à des éoliennes immergées, pour produire une électricité économique et régulière. Un marché mondial qui n'en est qu'à ses balbutiements, au stade de l'expérimentation en mer. Mais qui pourrait aussi s'appliquer aux fleuves et aux estuaires… grâce à un test national grandeur nature qui sera mené en Loire, à Orléans, entre les ponts George-V et de l'Europe, l'an prochain.

C'est une entreprise de Grenoble, Hydroquest, créée en 2010, qui installera cette hydrolienne. Un prototype d'une dizaine de tonnes, « à flux vertical », arrimé à une barge flottante de 5 m sur 6, a priori insonore et sans danger pour la faune et la flore. (...) Ce prototype permettra, au consortium réuni par la jeune entreprise, d'affiner son offre. « Des clients nous ont contactés, sous réserve des résultats d'un démonstrateur en milieu naturel », explique Jean-François Simon, le président d'Hydroquest. La turbine orléanaise jouera ce rôle pendant un an.

Ce projet de 36 mois, dénommé Hydrofluv, doit aboutir à la vente de 380 hydroliennes fluviales entre 2016 et 2020 et 200 hydroliennes par an à partir de 2020. Dont environ 90 % à l'export : « Aux États-Unis où j'ai vécu, en Chine, en Inde… là où il y a de l'eau », énumère l'ingénieur.

Sa petite PME de 10 salariés espère ainsi atteindre un chiffre d'affaires de 50 à 80 millions d'euros dans les huit ans, et créer une centaine d'emplois, voire 250 si l'on inclut les autres partenaires. Le potentiel mondial serait d'environ 15 milliards d'euros entre aujourd'hui et 2020, selon Jean-François Simon.

 

Les sites restent à explorer, comme il l'explique : si les débits fluviaux sont connus, ce n'est pas le cas de la vitesse de l'eau. La Loire apparaît prometteuse, sur le site orléanais retenu, à l'initiative du maire. « Nous saurons extrapoler les données même si la vitesse n'est pas celle souhaitée », souligne l'ingénieur.

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