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Tolérance zéro c'est quoi sinon rien !?.

Le zéro n'a plus la même valeur selon que l'on se place face à au mathématique, ou au Règlement de l'Union Européenne.

En effet je vous le rappel si besoin est, que pour l'UE, en terme de présence possible de trace d'OGM dans un produit alimentaire ceux-ci ne sont pris en compte et nécessite alors la mention "Avec OGM" qu'a partir d'un seuil de 0.9%, et ça ce n'est pas rien !.

Transposons cela par exemple dans le domaine médical, pour faire un parallèle certe osé, mais révélateur, ça peut donner cela :

Un patient n'est pas déclaré cancéreux si les traces de cellules cancérogènes sont inférieures à 0.9%.

Voilà pourtant un cas de figure qui prouve à lui seul l'incohérence totale de tout ce qui se trame autour des OGM :

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Le-miel-avec-des-traces-d-OGM-ne-peut-etre-commercialise-sans-autorisation?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%253A+Goodplanetinfo+%2528Les+D%25C3%25A9p%25C3%25AAches+GoodPlanet.info+%2529

Extrait :

LUXEMBOURG (AFP) - La présence dans du miel, même infime, de pollen issu de maïs génétiquement modifié empêche sa commercialisation sans autorisation préalable, a estimé mercredi l'avocat général de la Cour européenne de justice (CEJ), appelant ainsi à durcir les règles en vigueur.

"La présence involontaire, même en quantité infime, dans du miel, de pollen issu de la variété de maïs MON810 a pour conséquence que ce miel doit faire l'objet d'une autorisation de mise sur le marché", a soutenu Yves Bot.

"Une denrée alimentaire contenant du matériel issu d’une plante génétiquement modifiée, que celui-ci y soit inclus de manière intentionnelle ou non, doit toujours être qualifiée de denrée produite à partir d'OGM", a-t-il ajouté dans ses conclusions.

Mais alors !.

Cet avis donné par M. Bot "Avocat Général de la Cour" n'est pas contraignant, mais il jette tout de même un pavé dans la marre, il répond à une demande faite dans le cadre d'une affaire juridique, qui à beaucoup d'intérêt :

Autre extrait :

La justice européenne est appelée à se prononcer dans un différend qui oppose un apiculteur allemand au Land de Bavière (sud de l'Allemagne), propriétaire de terrains sur lesquels du maïs MON810 (un OGM du groupe américain Monsanto, ndlr) a été cultivé à des fins de recherche au cours de ces dernières années.

En 2005, des traces du MON810 ont été découvertes dans le miel et le pollen produits par cet apiculteur dont les ruches se trouvaient à proximité des terrains du Land de Bavière.

Estimant que la présence de résidus du MON810 a rendu ses produits apicoles impropres à la commercialisation et à la consommation, l'apiculteur a entamé des poursuites judiciaires contre le Land de Bavière.

Saisi de ce litige, un tribunal administratif allemand a demandé à la CEJ si du miel contenant du pollen de maïs MON810 nécessitait une autorisation de mise sur le marché en tant que denrée alimentaire produite à partir d’OGM.

Si la CEJ suit les recommandations de M. Bot cela pourrait conforter ceux qui contestent la culture des plantes OGM et modifier les règles en vigueur actuellement.

Jusqu'à présent, un règlement de l'UE impose que les produits soient étiquetés "avec OGM" seulement s'ils contiennent 0,9% ou plus d'OGM. Selon ce texte, l'étiquetage "avec OGM" n'est pas obligatoire en cas de présence "fortuite" d'OGM ou "techniquement inévitable" par pollinisation par exemple.

Mais alors, Les OGM se propagent donc bien par les pollinisateurs !.

Et puis on continu, les jours derniers une autre remise en question du zéro à été discutée, cette fois il s'agit de l'évaluation de présence de traces d'OGM interdit par l'Europe, INTERDIT, qui pourraient être détectés dans des produits d'exportation alimentaire pour les animaux (pour l'instant !).

Là le zéro deviendrait 0.1%, quel monde fantastique ! :

UE - OGM : le débat sur la « tolérance zéro » prolongé

par Eric MEUNIER

 

Les 8 et 9 février 2011, les représentants des États membres, réunis au sein du Comité Permanent de la Chaine Alimentaire, ont discuté d'une proposition de règlement visant à tolérer jusqu'à 0,1% la présence de Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) dans les lots d'importation à destination de l'alimentation animale. Selon nos informations, certains ont demandé à ce que cette discussion soit prolongée et que le vote initialement prévu au cours de cette séance soit repoussé. La Commission européenne a accepté de représenter sa proposition dans les semaines à venir, sans préciser plus l'échéancier.

C'est en novembre 2010 que la Commission européenne a proposé aux États membres de traduire en règlement la politique de tolérance zéro de l'Union européenne vis-à-vis des PGM non autorisées. Une simple mise sur le papier et non une levée de cette politique selon elle. Car ce n'est « en aucun cas une proposition de lever la politique de tolérance zéro mais une proposition d'officialiser que la politique de tolérance zéro repose sur des analyses dont le 0 technique est défini à 0,1% » [1]. La politique en question signifie que l'UE se doterait d'une base légale pour rejeter systématiquement toute importation qui arrive sur son territoire et qui contient des PGM non autorisées et non évaluées par les experts européens. Le règlement aujourd'hui proposé concerne uniquement les lots d'importation d'aliments pour animaux et la présence de PGM dont un dossier de demande d'autorisation a été déposé dans l'Union européenne – une évaluation préalable des risques n'est donc pas requise - ainsi que celles dont l'autorisation a expiré. Par ailleurs, une méthode de détection et de quantification de ces PGM devra avoir été validée par le Centre Commun de Recherche.
Les débats sont animés autour de cette proposition. Certains États membres s'y sont déclarés favorables, demandant même son élargissement aux lots destinés à l'alimentation humaine. Mais d'autres ont soulevé plusieurs questions, notamment pour les cas où les PGM non autorisées dans l'Union européenne mais présentes dans les lots ne seraient également pas autorisées dans le pays exportateur. Un cas pas si hypothétique puisque les riz Bt63 et LL601 n'étaient pas autorisés respectivement en Chine et aux États-Unis lorsqu'ils ont été retrouvés sur le sol européen.

Un enjeu à plus long terme de cette proposition pourrait être justement une modification de la politique de tolérance zéro. Car une fois le règlement adopté, il ne resterait qu'à modifier le pourcentage indiqué comme seuil pour mettre en place une tolérance à 0,3 – 0,5 ou 0,9 de ces PGM non autorisées. Puis pourquoi pas une internationalisation des autorisations de PGM. Car, comme Inf'OGM l'écrivait en novembre 2010, « si les considérations économiques et le souhait d'avoir une agriculture « compétitive » sont à la base de cette proposition, seule une autorisation donnée par un pays et valable automatiquement internationalement (donc synchrone par définition) répondrait pleinement à ce souci d'éviter les écueils économiques dus aux contaminations. Cette proposition d'en finir avec la politique de tolérance zéro semble donc, potentiellement, contenir plus qu'une simple obligation à tolérer certaines PGM...  

Ca fait froid dans le dos, vous savez comme quand il fait moins de zéro, sauf que là il fait plus de zéro, oui plus de zéro après la virgule !.

 "Certains États membres s'y sont déclarés favorables, demandant même son élargissement aux lots destinés à l'alimentation humaine"

 Cette proposition d'en finir avec la politique de tolérance zéro semble donc, potentiellement, contenir plus qu'une simple obligation à tolérer certaines PGM...  

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