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Y aurait-il de bonnes raisons de breveter la "nature" ?

Je pense que l'on ne peut, ni ne doit breveter la "nature", et pas d'avantage l'un de ces éléments, comme s'il s'agissait d'un produit, d'une construction que l'on aurait soit même mis en oeuvre. C'est pourtant ce que font, entre autres, certaines industries, notamment , en s'appropriant, en privatisant, brevetant des éléments que la "nature" a produit, crée, au fil des millénaires, et je condamne ces main-mises, ces utilisations à titre privé, et mercantiles de ressources qui sont fondamentalement du domaines du bien de l'humanité selon moi.

Bon je sais là je rève !

Mais c'est en tout cas pour moi le fond, utopique certe, de mon ressenti, cela veut bien dire que je considère anormal que des éléments naturels comme l'eau, les semences, mais aussi le pétrole, le gaz, les forêts, l'océan etc puissent-être d'une façon ou d'une autre accaparé et privatisé, favorisant des minorités, au détriment des autres.

Au delà de l'utopie, il y a la réalité dans lequel notre monde occidental s'est engagé, avec lequel je ne partage pas certaines orientations fondammentales. 

Vous comprendrez donc que je m'interroge sur cette proposition qui vient d'être faîte par une biologiste, qui encourage, et promulge des brevetages, entre autres, de bactéries qu'on ne trouve que dans cette région du monde semble-t'il, et de les commercialiser au profit des habitants des lieux, démarches humaniste et sociale donc ! Au moins c'est ce qu'on peut en penser tel que c'est présenté là !

N'est-ce pas là une bonne raison, j'ai tendance à penser que oui, et pourtant dans ce cas là non plus que je suis pas persuadé, que ce soit une bonne chose, pour au moins une raison, qu'adviendrait-il si cette même bactérie était ultérieurement découverte ailleurs ?

Le brevet de celle ci permettrait-il à ces autres habitants d'une autre région de profiter eux aussi des avantages qui pourraient en découler, ou serait-ils au contraires lésés à cause de ce brevet ?

a look

http://vert.courrierinternational.com/node/838376

Extrait :

Le gouvernement mexicain a créé dans cette zone une réserve de 850 kilomètres carrés. La pêche y est interdite mais pas d’autres formes d’activités humaines.“La population locale ramasse toujours du bois à brûler et des plantes à cire. Quant aux chevaux, leur crottin souille les nappes d’eau”, déplore James Elser, professeur de limnologie [science qui s’intéresse aux étendues d’eau continentales : lacs, mares, etc.] à l’université d’Etat de l’Arizona, à Tempe, et qui travaille dans la région. “La gestion de la réserve laisse à ­désirer.” Valeria Souza, biologiste moléculaire à l’Université ­autonome nationale du Mexique [UNAM], à Mexico, tente d’aborder le problème autrement. En juin dernier, elle a obtenu, non sans peine, des autorités fédérales un permis pour la commercialisation des gènes utiles qu’elle découvrirait dans la région. Les profits tirés des brevets seront partagés avec les communautés locales et Mme Souza espère que cela les encouragera à préserver l’eau du bassin au lieu de l’utiliser pour l’élevage. 

Ce faisant, Mme Souza teste l’application par le Mexique du protocole de Nagoya – un traité signé lors de la Convention sur la diversité biologique qui s’est tenue à Nagoya, au Japon, en octobre 2010. Le protocole vise d’une part à réglementer l’accès des scientifiques aux ressources génétiques de la nature et d’autre part à favoriser une distribution équitable des revenus engrangés grâce à ces recherches aux populations locales. Il définit les politiques ou les réglementations nationales que les pays signataires s’engagent à mettre en œuvre pour s’assurer que l’activité ­commerciale est menée selon des “termes mutuellement convenus” avec les populations locales. A ce jour, 41 Etats l’ont signé, y compris le Mexique et l’Union européenne, mais pas les Etats-Unis ni la Chine. 

   

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