Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Voilà un regard qui va dans la même direction que le mien, Hervé Kempf.

C'est bien ce type de reflexion qui me fait essayer de travailler sur moi, et je peux vous dire qu'il y a matière, car ma sociabilité à pris du plomb dans l'aile au fil des ans, et je pars avec une adolescence, ou ce qui m'a le plus accompagné, c'est la liste s'allogant au fil de mes expériences, et découvertes des méfaits humains, pour vous dire simplement qu'il me faut lutter sans répit pour accepter l'idée qu'il est possible de croire en l'humain, ce qui, n'est pas ce que je ressent en fait, mais je me bat !

http://www.goodplanet.info/Contenu/Points-de-vues/L-oligarchie-est-responsable-de-la-crise-ecologique?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%253A+Goodplanetinfo+%2528Les+D%25C3%25A9p%25C3%25AAches+GoodPlanet.info+%2529

Extraits :

Qui sont les responsables de cette crise ?

Une question plus pertinente serait de se demander qui sont les responsables de l’absence de réaction face à cette crise. Car elle découle d’une séquence historique, qu’on peut faire commencer par la révolution cartésienne en Occident et qui s’est poursuivie au travers de la révolution industrielle. L’homme a pris conscience qu’il pouvait changer le monde et il l’a transformé radicalement devenant, comme le disent nombre de scientifiques, une force géologique. Cela a conduit, malgré d’incontestables succès, à la crise que nous connaissons.

Nous en avons pris conscience depuis les années 1960, et depuis elle n’a cessé de s’aggraver, de manière de plus en plus évidente. Mais cette prise de conscience ne s’est pas traduite par une réorientation de nos économies et de notre culture de consommation, en large partie parce que les classes dirigeantes, que je nomme oligarchie, ont bloqué cette réorientation, en maintenant la fiction que la production matérielle illimitée resterait toujours possible.

Cette oligarchie s’est particulièrement constituée au cours des trente dernières années, qui ont vu une progression forte des inégalités dans tous les pays occidentaux, en rupture avec la situation antérieure qui voyait, entre la fin des années 1940 et 1980 une stabilité du partage des richesses entre capital et travail. Un groupe hyper-riche s’est ainsi constitué, contrôlant les leviers de pouvoir politique, économique et médiatique, et imposant sa vision au reste de la société. En particulier, son mode de vie de gaspillage et de surconsommation est devenu le modèle culturel de notre époque, diffusé par les médias et la publicité. Ce modèle et cette vision d’une croissance matérielle portent une très lourde responsabilité dans la crise actuelle.(...)Les alternatives et les solutions existent déjà. Les mouvements altermondialistes et écolo les proposent depuis des années, avec de plus en plus d’idées fortes et d’exemples concrets. Pour l’économie, on peut citer le Manifeste des économistes atterrés, Tim Jackson et Jean Gadrey. Pour l’énergie, les scénarios de Negawatt. Pour les idées écologistes, la sobriété heureuse de Pierre Rabhi et la décroissance de Serge Latouche, Paul Ariès et bien d’autres. Et sur le terrain, des milliers d’expériences alternatives qui marchent bien, et qui vont des AMAP à l’agriculture biologique en passant par les sociétés coopératives et les villes en transition.

Pour aller dans cette direction, il y a aussi un enjeu impalpable mais tout aussi important : parvenir à sortir de la culture individualiste dans laquelle nous enferme le capitalisme pour retrouver le goût de la communauté, le sens de l’intérêt général, le souci du bien commun.

Que manque-t-il à ce contre-modèle pour l’emporter ?

Les mesures à entreprendre, les systèmes, les lois, c’est indispensable, mais il y faut l’esprit qui les fait vivre. Nous sommes nombreux à avoir conscience de la gravité des problèmes, comme les internautes de GoodPlanet sans doute, pourtant cela ne suffit pas. Que continue-t-on de regarder le soir à la télé ? Des feuilletons et des émissions qui propagent la culture dominante, dépolitisée et prônant la consommation. De même, les médias les plus importants ne donnent que des aperçus très partiels et anecdotiques du contre-modèle. L’information joue donc un rôle essentiel dans la transformation nécessaire. Et puis, pour reprendre l’idée de la philosophe Cynthia Fleury, il nous faut recultiver le sentiment du courage, ne pas se résigner. Avoir le courage de changer soi, à titre personnel, mais aussi, celui de changer avec les autres. Il reste encore un élan collectif à inventer pour échapper à ce qui nous conditionne à accepter la situation présente sans bouger. C’est de ce courage qu’ont fait preuve les Tunisiens et les Egyptiens. Redécouvrir et redonner une valeur à la vertu dans nos actions, surtout en politique, me semble indissociable de la réflexion sur les politiques à mener.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article