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L'Arctique en proie à deux opposés aussi dommageables l'une que l'autre.

Alors qu'une anormale douceur à régné au niveau de la basse athmosphère en Arctique, favorisant l'accentuation déjà en branle de fonte des glaciers polaire, des températures exceptionnellement basses dans la couche d'ozone de l'Arctique ont déclenché une diminution de celle-ci à grande échelle.

Ces deux phénomènes abouttissent tous deux à une augmentation de la perte du volume des glaciers, et ça ce n'est pas une bonne nouvelle pour notre bonne vieille terre.

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2765_fonte_banquise_arctique.php

Extrait :

banquise_arctique_032011Etendue de la banquise arctique au mois de mars 2011. La ligne en magenta délimite la superficie médiane de la glace de mer de 1979 à 2000. La croix noire indique le pôle Nord géographique.
© National Snow and Ice Data Center

 

Afin d'évaluer l'évolution de la banquise année après année et donc sa régression sous l'effet du réchauffement climatique, les scientifiques se basent notamment sur l'étendue maximale de la banquise qui a lieu chaque année au mois de mars. Le mois de mars correspond donc au mois où l'étendue de la glace de mer arctique est la plus grande, juste avant de décroître avec la douceur printanière.  La taille minimale de la banquise est atteinte au début du mois de septembre.

En mars 2011, la superficie moyenne de la banquise arctique a atteint 14,56 millions de km², c'est la plus faible étendue pour ce mois après 2006. L'extension maximale a été atteinte le 7 mars 2011. Le déficit de glace a été observé aussi bien dans le secteur atlantique que pacifique de l'océan arctique, particulièrement dans la mer du Labrador et dans le golfe du Saint-Laurent, au large des côtes est du Canada.

Il faut dire que les températures hivernales sont restées très douces au-dessus de l'océan arctique alors que l'Europe de l'ouest connaissait un hiver plus rigoureux que la normale.(...)Depuis 1979, la NASA effectue des relevés satellitaires de l'étendue de la banquise arctique. Ainsi, en incluant les données du mois de mars 2011, la superficie de la glace de mer arctique a diminué de 2,7% par décennie.  Cela correspond à une perte d'environ 15 % depuis les premiers relevés.

http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=33189

Extrait :

Des chercheurs financés par l'UE ont découvert que des températures exceptionnellement basses dans la couche d'ozone de l'Arctique ont déclenché une diminution de celle-ci à grande échelle. D'après les résultats, une perte record en matière de détérioration de la couche d'ozone conduirait à une protection moindre de l'Arctique des rayons solaires ultraviolets nuisibles. (...)La diminution de l'ozone survient lorsque des produits de chlorofluorocarbones (CFC) anthropogéniques se détériorent à cause du rayonnement solaire et se transforment en substances agressives, détruisant l'ozone lors de l'exposition dans des conditions extrêmement froides. Le lien entre la perte de l'ozone et le changement climatique a été établi depuis longtemps mais il est plus marqué en Arctique, où les hivers plus froids deviennent encore plus rudes, ce qui conduit à des pertes d'ozone encore plus considérables. Alors que les concentrations de gaz à effet de serre augmentent et la radiation thermique de la Terre sont maintenues à des couches inférieures de l'atmosphère, ces couches se réchauffent. Moins de radiation de chaleur atteint la stratosphère, ce qui intensifie l'effet refroidissant et mène à une plus grande diminution de l'ozone. 

Tout concours ainsi à favoriser un réchauffement qui va déjà beaucoup trop vite en regard des réactions minimalistes des décideurs frileux ou aveugles que sont les hommes politiques, quand il faudrait du courage !

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