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Un pavé dans la PAC, franchement soyons sérieux !.

Une annonce qui me laisse franchement dubitatif, ils auraient voulu tuer un tel projet dans l'oeuf, si tant est qu'ils y croient vraiment,  qu'il n'auraient pas pu mieux faire.

Jean louis Borloo, et Chantal Jouanno, dressent le panorama de la réforme de la Pac réfléchie par le ministère de l’Ecologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (Meddm). Une brochure de 20 pages, intitulée « Pour une politique agricole durable en 2013 » 

http://www.terre-net.fr/outils/fiches/FicheDetail.asp?id=66044

Extrait :

"La répartition équitable des soutiens publics et les objectifs de la nouvelle Pac post 2013 conduisent, le ministère de l’Ecologie, à envisager trois niveaux d’aides qui donnent une dimension très « verte » au dispositif proposé, sans s'inscrire dans la voie de la simplification prônée par Bruxelles.

En attendant, seuls de bons niveaux de prix agricoles et des marchés porteurs permettraient de faire accepter, par les exploitants en agriculture conventionnelle de « grande dimension », le redéploiement des aides car le projet du ministère de l’Ecologie mettrait définitivement fin à une logique de soutiens publics abondants et surtout systématiques.

Le ministère de l’Agriculture n’a pas encore réagi à la parution de la brochure, publiée par la « Rue de Grenelle », où se situe le siège du ministère de l’Ecologie. Mais à lire les premières réactions des organisations majoritaires, le document paraît quelque peu incongru à une dizaine de jours de la communication de la Commission européenne sur la réforme de la Pac."

http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article-ecologie-pac-2013-205-66045.html

Extrait :

 

"Seulement 3 Mds d’€ pour le premier niveau sur les 10 Mds d’€ en jeu

Le cadre financier, envisagé par le projet de réforme de la Pac 2013 du ministère de l’Ecologie, se traduit par une modification forte des règles de cofinancement, bien que ce ne soit pas une condition d’un tel changement. 

Sous réserve d’une expertise plus approfondie, la répartition entre les trois niveaux pourrait se faire sur la base de : 

• 3 milliards d’euros par an sur le premier niveau, auxquels s’ajouterait un cofinancement national additionnel fluctuant ; 

• 4 milliards d’euros par an sur le deuxième niveau qui, rémunérant des biens publics environnementaux, pourrait être financé à 100 % sur le niveau communautaire ; 

• 2 milliards d’euros sur le troisième niveau, qui serait cofinancé par différents acteurs (nationaux, régionaux et privés), les financements communautaires jouant le rôle de levier ; 

• 0,5 milliard d’euros sur le volet alimentaire, ainsi que 0,5 milliard sur les filets de sécurité et la gestion des marchés."

Il suffit de voir les premières réactions pour comprendre le flop inévitable, sans concertation avec le Ministère de l'Agriculture, faut le faire quand même, voyez donc les premières réactions :

http://www.terre-net.fr/outils/fiches/FicheDetail.asp?id=66033

Extrait :

 

"La seule position légitime réside dans la déclaration franco-allemande d'octobre

« Ensuite, au regard du fonctionnement interministériel cohérent, que nous sommes en droit d’attendre de notre gouvernement. » « En effet, les enjeux de la future Pac sont tellement stratégiques pour notre pays qu’il est normal qu’un débat interministériel de haut niveau ait lieu. Pour autant, il est tout aussi normal que le premier ministre arbitre ces différentes contributions pour construire la position de la France dans la négociation européenne ».

Réaction de Coop de France

« A quelques jours de la communication finale de la Commission de l’Union européenne, la France doit plus que jamais se serrer les coudes autour du ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et ne parler que d’une voix, pour poursuivre l’immense travail de persuasion entrepris auprès de nos partenaires européens. » 
La brochure e 20 pages« ne contient aucune vision économique réaliste et l’application de ses recommandations conduirait à une véritable décroissance de l’agriculture. L’indépendance alimentaire, la volatilité des cours ne sont pas traités. L’organisation des marchés non plus ! ». 
Le ministère de l’écologie « aurait-il oublié l’action gouvernementale de Bruno Le Maire à Bruxelles, pour une politique agricole refondée sur l’alimentation, l’écologie rationnelle et la régulation des marchés ? »

 

« A ce jour, la seule position légitime réside dans la déclaration franco-allemande du mois dernier. Imaginons que les ministres de la Justice, du Travail, de la Défense, des Affaires étrangères, de l’Economie et des Finances prennent tous la même initiative. Quelle joyeuse cacophonie ce serait ! De plus, les ministres Borloo et Jouanno n’ont pas jugé bon de consulter les représentants des paysans avant de prendre à témoin l’opinion. »

La brochure du ministère de l’Ecologie envisage des aides reposant sur trois piliers. Le programme pilier serait un « un programme constitué d’instruments transitoires de types contrat et projets  visant à faire émerger des systèmes de production et des filières innovantes sous l’angle de leur efficience agro-écologique et de leur durabilité. » A suivre, pour plus de précisions sur le contenu de cette brochure,   un article à paraître dans les prochaines heures."

Je ne donne donc aucunes chance à cette orientation.

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie.
(© Terre-net Média)

Chantal Jouanno, secrétaire d'état à l'Ecologie.
(© Terre-net Média)

Je parlais donc de sérieux, ces deux Ministères, me paraissent en manquer indéniablement, mais que dire du Ministère de l'Agriculture, voyez donc ça :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4425

Extrait :

 

"Lors du Grenelle de l'environnement, l'objectif d'une baisse de 50 % des tonnages de pesticides utilisés en France, d'ici 2018, a été arrêté. Mais pour y parvenir réellement, encore faut-il prendre en compte toutes les sortes de pesticides utilisées par l'agriculture et leur concentration en substances actives.

C'est ainsi que le gouvernement vient de se faire prendre en flagrant délit d'oubli de comptabiliser les pesticides qui enrobent certaines semences. Ce qui n'est assurément pas un petit détail, puisque comme le note fort justement FNE (la fédération France Nature Environnement), 97% des semences de blé commercialisées sont traitées..........Selon le ministère de l'agriculture, cette absence de comptabilisation des enrobages ne serait pas dû à un oubli, mais à une insuffisance de données fiables. Néanmoins, à la demande de la fédération FNE, le ministère de l'agriculture se serait engagé à 'réévaluer les chiffres de l’utilisation des pesticides' pour ses prochaines communications...........Enfin, concernant le volume, plus que cette donnée, ce qui compte en matière de pesticide c'est la concentration en substances actives. Un volume donné avec une faible concentration est bien moins nocif qu'une quantité équivalente avec une concentration en principes actifs supérieure. C'est ainsi que le plan Ecophyto, de réduction des pesticides, comporte un indicateur d'usage, le NODU, qui permet de ne pas appréhender l'intensité du recours aux pesticides sur les seuls volumes. 

Pascal Farcy"

De qui se moque-t'on ?.


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