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Tient au Québec aussi !, aux mêmes enjeux les mêmes remèdes !, ben alors ça va rouler !..

Cela se passe donc au Québec, les chiffres sont donc liés à un autre contexte et différents que ceux qui concernent la France, il est donc possible, voir probable, que leurs parts dans la participation aux émissions de GES, soient tout autre et ne priorisent peut-être pas de la même manière les actions à mener, mais ce qui me parle là ce sont les orientations, les remèdes envisagés :

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/201012/13/01-4351780-reduire-les-ges-et-senrichir.php

Extraits :

(Montréal) En 2008, première année où des cibles auraient dû être atteintes dans le cadre du protocole de Kyoto, aucune province canadienne n'a atteint l'objectif de réduction de 6% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Par rapport à 1990, les émissions canadiennes ont au contraire crû de 24% et sont ainsi 31% au-delà de la cible prévue.(...)En fait, il n'y a qu'une seule approche réaliste pour réduire les émissions: agir là où c'est le plus rentable de le faire. Et la bonne nouvelle, contrairement à ce que l'on entend souvent, c'est que réduire les émissions de GES rendra la société québécoise plus riche et plus productive.

Tout d'abord, le transport routier (34% des émissions québécoises, +32% depuis 1990). Il nous coûte extrêmement cher en matière d'infrastructures (pensons à l'échangeur Turcot), de frais d'achat et d'entretien des véhicules, d'essence, de congestion, d'accidents de la route et de qualité de l'air."

Je met en avant tout à fait volontairement cet aspect qui concerne le transport et les infrastructures routières, pour faire un parallèle avec ce qui se passe en France en ce moment, un exemple de contradiction flagrante entre ces antagonismes que sont ce que l'on qualifie de "développement" "nécessaire", "indispensable", et les buts à atteindre compte tenu des enjeux environnementaux, et de réduction des GES.

Avant-hier était inaugurée l'A65, nouvelle autoroute qui relie Langon à Pau, soit 150kms, est-ce bien raisonnable ! :

http://www.liberation.fr/economie/01012307925-voix-discordantes-pour-l-inauguration-de-l-a65

Extraits :

"Première autoroute de l’après-Grenelle de l’environnement, l’A65 Langon-Pau, qui permettra de relier Bordeaux aux Pyrénées en deux heures, est aujourd’hui inaugurée à Thèze, dans les Pyrénées-Atlantiques. Thierry Mariani, le secrétaire d’Etat aux Transports, est attendu pour l’occasion, mais pas sa ministre de tutelle, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a décliné l’invitation. Il faut dire que cette liaison autoroutière envisagée dans les années 90 paraît aujourd’hui anachronique. Craignant une remise en cause du projet par le Grenelle, les élus locaux et notamment Alain Rousset, le président de la région, ont bataillé ferme pour le mener à terme.(...)«L’Aquitaine était la seule région qui n’avait pas de liaison rapide entre sa capitale et sa deuxième ville.» Pour les écologistes, cela ne justifie pas la construction d’une autoroute qui risque d’être sous-exploitée compte tenu de son prix, près de 20 euros pour 150 kilomètres. Un rassemblement de protestation est prévu en marge de l’inauguration."

Et si l'on en croit ce qui est affirmé par "Réseau Action Climat France", ce sont 1092 kms de nouveaux tronçons autoroutiers, qui sont inscrits aux projet 2010 de Schéma National des Infrastructures de Transport ou ayant récemment fait l’objet de déclaration d’utilité publique, la divergence de vue est flagrante :

http://www.rac-f.org/A65-Ils-inaugurent-une-autoroute.html

Extrait :

Nous savons, et ils savent pourtant que :

- L’Agence Internationale de l’Energie, dans son dernier rapport, confirme que le « pic pétrolier » a été atteint en 2006 et que la production de pétrole conventionnel ne dépassera donc plus jamais ce niveau [4]. Le krach pétrolier est pour demain et, comme ils célébraient l’euphorie financière il y a trois ans, ils inaugurent aujourd’hui une autoroute.

- La décennie 2000-2009 a été la plus chaude jamais enregistrée [5] et malgré la crise mondiale, les émissions de CO2 devraient marquer un nouveau record en 2010 [6]. L’urgence climatique est là, et ils inaugurent une autoroute.

- Le trafic automobile diminue depuis 2003 en France [7] et ils inaugurent une autoroute qui parie financièrement sur un doublement de ce trafic à l’horizon 2020.

- La dette publique explose, les services publics sont sacrifiés, et ils inaugurent une autoroute dont lecoût d’1,5 milliards d’euros retombera inévitablement (contractuellement) sur la collectivité [8].

- La crise sociale s’aggrave et ils inaugurent l’autoroute la plus chère de province, qui coûtera aux usagers 19,70 € pour 150 kilomètres [9].

Aucune « mesure de compensation » ni aucun maquillage sémantique sur le registre de « l’autoroute verte » ne pourra occulter ces réalités ni l’outrage que fait subir cette infrastructure aux territoires qu’elle a traversés et aux individus qu’elle a impactés.
Cette célébration est indécente.

L'incohérence, pour ne pas la qualifier autrement, est donc totale entre des objectifs contradictoires, mais entre-lesquels il va bien falloir un jours trancher, comment peut-on prôner à tout point de vue, une inévitable nécessité de réduire nos formes de pollutions, de dégradations de la biodiversité, de réductions des terres exploitables par l'agriculture, et tout de même autoriser un tel "développement".

  


   

 

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