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Subventions aux énergies fossiles, le serpent qui se mort la queue !

Les subventions aux énergies fossiles prennent de nombreuses formes pouvant aller de l'obtention garantie de prêts, à un taux réduit de TVA en passant par une myriade de techniques économiques.

Il en résulte une baisse artificielle des coûts réels que devraient supporter les citoyens utilisateurs de ces énergies.

Cette conséquence peut donc paraître positive, si on ne pense qu'à l'effet direct et souhaité qui est de favoriser leur utilisation par tous, ou tout au moins par une large majorité des citoyens, car c'est bien de cela dont il s'agit.

Mais si on y regarde de plus près, une des autres conséquences elle, est dévastatrice, car à favoriser certaines utilisations, on défavorise en contre-partie d'autres produits.

C'est précisément ce qui se produit en faveur des énergies fossiles qui sont de toutes part favorisées au travers de diverses formes de subventions.

Cet état de fait est depuis longtemps pointé du doigt, et condamné par divers organismes, jusqu'ici sans effets, et ceci se comprend aisément, car la suppression de ces subventions auraient un effet direct sur le prix à payer pour ces énergies fossiles !

Qu'en est-il donc, et que faut-il souhaiter ?

http://www.actu-environnement.com/ae/news/energie-fossile-subvention-aide-petrole-gaz-charbon-arret-13727.php4

Extrait :

 

"Fardeau budgétaire", voilà le terme employé par Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), pour décrire les subventions versées aux énergies fossiles. lors d'une conférence de presse organisée le 4 octobre, l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et l'AIE ont, de nouveau, lancé un appel à l'arrêt définitif de ces subventions, dont le montant s'élève à 409 milliards de dollars en 2010. Soit 110 milliards de plus qu'en 2009. 

"Les pays développés et en développement doivent couper progressivement ces subventions inefficaces. Alors qu'ils recherchent des réponses politiques à la pire crise économique de ces dernières décennies, l'arrêt de ces soutiens est une voie évidente pour permettre aux gouvernements d'atteindre leurs objectifs économiques, sociaux et environnementaux fixés", note Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, lors d'un point presse. En effet, pour ces deux institutions, les subventions aux énergies fossiles engendrent une utilisation irrationnelle de l'énergie et une compétitivité moindre des énergies renouvelables.

Réduisant artificiellement le prix des carburants fossiles, ces subventions étaient, au départ, destinées à aider les plus pauvres à accéder à une énergie à bas prix. Mais, dans les faits, ces subventions favorisent ceux utilisant le plus de pétrole ou de charbon car ils obtiennent davantage de subventions. Sur les 409 milliards de dollars versés en 2010, seulement 8 % sont ainsi revenus aux 20 % de la population mondiale la plus pauvre. "Ce mécanisme encourage avant tout la consommation indésirable", appuie Maria van der Hoeven.

Si rien n'est réellement entrepris pour modifier ce système, ces subventions pourraient atteindre 660 milliards de dollars en 2020, soit 0,7 % du PIB mondial. Dans le cas inverse, l'arrêt de ces aides pourrait, selon l'AIE et l'OCDE, réduire la demande énergétique mondiale de 4,1 % et la demande de pétrole de 3,7 millions de barils quotidiennement à l'horizon 2020. Cet abandon favoriserait également une réduction des émissions de CO2, estimée à 1,7 milliards de tonnes par an. Une quantité équivalente à la somme des émissions du Royaume-Uni, de l'Italie, de l'Allemagne et de la France.

Cet article dâte un peu mais c'est volontaire pour simplement renforcer cette idée que la conscience de ce problème ne vient pas de naître, et elle est d'ailleurs bien antérieur à cet article.

Cette problématique revient sur le devant de la scène et pour cause, cette situation devient intenable, dans notre monde en changement qui doit maintenant affronter à la fois, le réchauffement climatique, favorisé par l'utilisation de ces énergies fossiles, et l'épuisement inéluctable et proche, de ces énergies fossiles qu'il nous faudra remplacer, .....ou pas !

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/01/20/ces-milliards-de-subventions-aux-energies-fossiles/

Extraits :

 

"La maison est en feu, et pour éteindre l'incendie, nous jetons des seaux... d'essence." C'est par ces mots que Damian Carrington, journaliste au Guardian,pointait l'un des pires paradoxes de nos politiques en matière de lutte contre le changement climatique : les énergies fossiles, responsables de larges émissions de gaz à effet de serre, reçoivent un soutien financier tant substantiel que discret de la part des gouvernements, les rendant artificiellement bon marché et encourageant leur usage. Au contraire, les énergies renouvelables font le plein de promesses mais beaucoup moins de financements. Au final, le pétrole, le gaz et le charbon s'avèrent 500 % plus subventionnés que l'éolien, le solaire ou la biomasse.

 

A l'appui de cette démonstration, le quotidien britannique s'est livré à un exercice de collecte de données et de réalisation d'infographies fort intéressant — domaine dans lequel il excelle.

 

Nul n'est besoin d'être très calé pour voir ici la part énormissime de ces subventions :

Ce premier graphique détaille, à partir des chiffres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les différentes subventions versées dans le domaine de l'énergie au cours des dernières années. Comme le schéma le montre clairement, les combustibles fossiles représentent l'écrasante majorité des énergies financées : le pétrole a ainsi reçu 193 milliards de dollars d'aides en 2010, le gaz 91 milliards et l'électricité produite à partir d'énergies fossiles 122 milliards, contre 44 milliards de dollars pour l'électricité d'origine renouvelable et 22 milliards pour la biomasse. En 2008, 500 milliards de dollars ont été déboursés pour soutenir l'ensemble des énergies fossiles, soit l'équivalent du PIB de la Suède ou de l'Arabie Saoudite.

Plus près de nous, en France, qui ne déroge pas à cette manipulation, loin s'en faut, au point que même la "Cour des Comptes" mets les pieds dans le plat, il ne va pas être possible à long terme, de perdurer dans cette situation.

Les premières réactions, qui ne ce sont d'ailleurs pas fait attendre, ont mon assentiment, car même s'il m'en coûtera, car je fait partie de celles et ceux qui sont dans l'obligation de consommer de ces énergies,  je les soutiens :

http://www.rac-f.org/Appel-aux-candidats-aux-elections.html

Extrait :

 

Montreuil, le 19 janvier 2012 - Un rapport de la Cour des comptes vient d’être publié sur l’impact budgétaire et fiscal du Grenelle de l’environnement [1] . Ses conclusions sont sans appel : si la France veut respecter les objectifs qu’elle s’est fixée, notamment dans le domaine de la lutte contre le changement climatique, tout en dégageant des recettes supplémentaires, elle doit :

-  Mettre en place les outils fiscaux prévus par le Grenelle de l’Environnement à savoir la contribution climat énergie et la taxe poids lourds ; 
-  Mettre fin aux subventions de toute sorte attribuées aujourd’hui aux énergies fossiles.

A ce titre, les taux réduits accordés aujourd’hui à la taxation du fioul domestique et du gazole représentent chaque année un manque à gagner de 16 milliards d’euros pour l’Etat, auxquels viennent s’ajouter la détaxation du kérosène utilisé par les avions pour les vols intérieurs (1,3 milliards d’euros). Tout ceci contribuant bien sûr à augmenter les émissions de gaz à effet de serre, au détriment des objectifs que la France s’est fixés au niveau international, européen et national. 

 

 

Sommes nous prêt à payer plus cher les produits pétroliers, afin que nos enfants et les leurs puissent vivrent, telle est la question ?

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