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Si on focalise sur le CO2, il n'est pas le seul qu'il faut combattre.

J'ai déjà abordé ce sujet :  Contre le réchauffement climatique : il n'y a pas que le CO2, qu'il faut réduire.

Repris ces jours-çi sur la toile, il est important en effet, d'agir sur tous les vecteurs possibles, espérons que la volonté politique ne sera pas aussi faible et lente que pour la réduction du CO2 :

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Cibler-methane-et-suie-freinerait-plus-vite-le-rechauffement-climatique?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Goodplanetinfo+%28Les+D%C3%A9p%C3%AAches+GoodPlanet.info+%29

Extrait :

WASHINGTON - (AFP) - Réduire les émissions de méthane et de suie dans l'atmosphère serait un moyen plus rapide et moins coûteux de freiner le réchauffement planétaire que de s'attaquer uniquement au CO2, tout en évitant de nombreux décès prématurés dus à la pollution, révèle une étude jeudi.

Le méthane et le noir de carbone, essentiellement de la suie, sont responsables à la fois de la dégradation de la qualité de l'air et du réchauffement, explique Drew Shindell, un climatologue de la Nasa et un des principaux auteurs de ces travaux de modélisation.

Le méthane, qui contribue à la formation de l'ozone, et la suie sont responsables d'environ 30% et 20% respectivement de la montée des températures terrestres tandis que le dioxyde de carbone (CO2) compte pour la moitié de ce phénomène.

Selon cette étude, la mise en oeuvre de 14 mesures réduirait suffisamment les quantités de méthane et de suie rejetées dans l'atmosphère surtout par les industries pétrolière et de la carbochimie pour éviter de 700.000 à 4,7 millions de décès prématurés par an.

Cet autre article de "Médiapart" est plus précis et explicite :

http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-de-pracontal/140112/samedi-sciences26-de-lair-frais-pour-la-planete

Extraits :

 

L’étude, qui paraît dans la revue Science, a été menée par vingt-quatre chercheurs américains, asiatiques ou européens sous la direction de Drew Shindell, de l’Institut Goddard de la Nasa (New York). Ces chercheurs analysent l’impact d’un ensemble de mesures visant à réduire fortement la présence dans l’atmosphère de deux polluants très importants : le méthane et le noir de carbone contenu dans les suies.

 

L’approche de Shindell et ses collègues est différente mais complémentaire de celle qui consiste à réduire les émissions de gaz carbonique (CO2) pour combattre le réchauffement. Le premier objectif est ici de dépolluer l’air, la lutte contre le réchauffement apparaissant comme un bénéfice secondaire. L’intérêt d’une telle stratégie est qu’elle peut donner des résultats à relativement court terme, alors que la réduction des émissions de CO2 est un combat à très longue haleine.(...)Quels sont les mesures sélectionnées ? Sept concernent le méthane, et sept les suies. Pour le méthane, les mesures retenues consistent à réduire les émissions dans les secteurs suivants:

 

• l’exploitation des mines de charbon

 

• la production de pétrole et de gaz

 

• le transport du gaz naturel

 

• le traitement des déchets ménagers

 

• le traitement des eaux usées

 

• l’utilisation du fumier dans l’agriculture

 

• l’exploitation des rizières.

 

L’impact des différentes mesures est très variable selon les régions du monde. Le plus grand bénéfice potentiel peut être tiré d’une meilleure exploitation des mines de charbon en Chine ; vient ensuite la production de pétrole et gaz naturel en Afrique centrale, Moyen-orient et Russie ; puis celle de charbon en Asie du sud ; ensuite, le transport du gaz en Russie et le traitement des déchets ménagers aux Etats-Unis et en Chine. En réunissant ces huit combinaisons de mesures et de régions, on obtient déjà 51% de l’impact total des mesures de réduction du méthane.

 

Concernant les suies, les mesures retenues par le groupe de chercheur sont de deux types. D’une part, des mesures techniques :

 

• réduire les émissions des véhicules diesel  

 

• utiliser des poêles à biomasse à combustion propre

 

• améliorer les fours à briques

 

• réduire les émissions des fours à charbon.

 

D’autre part, trois mesures règlementaires :

 

• interdire l’incinération de déchets agricole,

 

• éliminer les véhicules qui émettent trop

 

• généraliser les appareils de chauffage et de cuisson modernes.

 

Globalement, la réduction du méthane a surtout un effet sur le climat, alors que l’élimination des suies procura davantage de bénéfices pour la santé. La conjonction des deux peut avoir d’importants effets climatiques régionaux, notamment sur les précipitations en Asie du sud, en Afrique de l’ouest et en Europe. Une des retombées favorables pourrait être de diminuer

Voilà donc un ensemble de mesures que l'on présente comme possibles, et chiffrées, en utilisant des techniques déjà connu et épprouvées !

Autre extrait :

 

Au total, éviter l’émission d’une tonne de méthane coûterait en moyenne moins de 250 dollars (200 €) pour un bénéfice estimé entre 700 et 5000 dollars (550 à 4000 €).

 

Ces bénéfices sont attendus à l’échéance de vingt ans, beaucoup plus tôt que ce que pourrait donner la seule action de réduction des émissions de CO2. Autre avantage : les méthodes utilisées pour obtenir ces résultats reposent toutes sur des techniques existantes et déjà testées. Il ne s’agit pas d’anticipation sur des progrès espérés, mais uniquement d’utilisation de moyens existants.

Alors que va-t'il se passer ?

Les mois à venir vont nous donner des réponses, je suis assez dubitatif, pour être honnête, ça parait presque trop beau pour être aussi simple, et aussi atteignable, j'espère que mais craintes sont infondées.

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