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Serions-nous à "court" d'arguments, "noués" paradoxalement !

Comme le dis l'auteur de l'article suivant :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/vigne-ogm-10888.php4#xtor=EPR-1

"Deux visions de l'agriculture s'opposent", n'y en a-t'il que deux d'ailleurs !?.

extrait :

"Le court-noué est impossible à éradiquer. Il faut donc lutter de manière préventive, contre le nématode. Deux solutions sont envisagées aujourd'hui : faire en sorte que les sols soient exempts de nématodes porteurs du virus ou développer des plants résistants à ces vers.

Si la lutte chimique est rendue impossible par l'interdiction progressive des substances actives (les nématicides) utilisées pour désinfecter les sols, le seul moyen actuel pour obtenir des sols exempts de nématodes est la jachère. C'est en outre la méthode préconisée dans le cahier des charges de la viticulture biologique.

Il s'agit d'arracher les pieds de vignes en extirpant soigneusement les racines et de laisser le sol au repos pendant huit à dix ans. Le nématode vit dans le sol et peut survivre après arrachage de la vigne pendant 4 à 5 ans sur les morceaux de racines non extirpés, ce délai apparaît donc nécessaire avant de replanter la vigne sur un sol a priori non contaminé.
Pendant la période de repos, il est possible d'utiliser la parcelle pour d'autres cultures. Les prairies ou les céréales sont même préconisées par le cahier des charges bio. Ce système repose donc sur la rotation des cultures et la jachère. ''C'est actuellement la seule méthode efficace, note Marion Claverie, de l'Institut français de la vigne et du vin."

Le court-noué c'est ça :  http://www.inra.fr/hyp3/pathogene/3gflvir.htm

Il y a donc là une solution connu, reconnu même, puisque déjà préconisée, et il semble bien qu'elle n'est pas la seule à l'étude :

http://www.vignevin-sudouest.com/publications/fiches-pratiques/court-noue.php

Extrait :

Quelles pistes de recherche contre le court-noué ?

  • un porte-greffe résistant par croisement avec Muscadinia rotundifolia est aujourd'hui à l'étude. C’est une piste très prometteuse, mais ce porte-greffe présente des difficultés de reprise (bouturage et greffage, uniquement greffe bouture herbacée), et une croissance végétative faible et buissonnante (peu de production de bois).

Porte-greffe résistant au court noué

  • essai de prémunition (injection de virus altéré, peu virulent, induisant une résistance)
  • création de porte-greffe OGM, avec une copie d’un gène d’origine virale (essai sur 70 porte-greffes à Colmar, dispositif très encadré)
  • produit chimique nématicide (DMDS, dérivé d'alliacée) actuellement à l'étude
  • utilisation à l’essai de plantes avec libération de substances nématicides, directement ou après décomposition (alliacées, ricin, rue fétide…)

Et puis il y a la piste recherche d'OGM.

Le gouvernement  a mandaté l'INRA de Colmar pour effectuer des recherches, dont le but est de tester ce cep.

Seulement voilà, ces recherches, pourtant souhaitées par à peu près tous le monde, (y compris une partie des anti-OGM, pour qui l'un des arguments, est justement le manque cruel de recherches), sont effectuées en "plein champs"

Et c'est bien là l'un le noeud du problème, et c'est bien là aussi que je m'interroge.

Des Faucheurs volontaires viennent de détruire ces plans, ce qu'en dit par exemple "José Bové"

 http://www.agrisalon.com/06-actu/article-24316.php

Extrait :

  "Lors d'un débat sur RTL face à M. Bové, elle a relevé que des pistes
alternatives, et notamment "une jachère qui utilise des méthodes de lutte
biologique", sont déjà étudiées par l'Inra contre cette maladie qui provoque
la mort des vignes.
   Il faut "explorer toutes les voies de lutte contre le virus du court-noué",
l'OGM étant l'une d'elles, a-t-elle souligné, rappelant que le comité de suivi
de l'essai en cours était "composé de gens pour ou contre les OGM" qui étaient
informés "des résultats au fur et à mesure".
   D'après Mme Guillou, l'Inra commençait "à avoir des résultats sur cet OGM
et notamment sur le transfert dans les bactéries du sol" de gènes insérés dans
le génome de la vigne transgénique. "Comme l'essai a été détruit, on ne pourra
pas conclure (...) et dire si oui ou non il y a transfert dans les bactéries
du sol des transgènes", a-t-elle regretté".

Qu'est-ce que des essais en 'milieu confinés" pourraient bien valider, si tant est que l'on souhaite de vrais réponses à travers ces essais ?.

Il y a là une situation paradoxale pour le moins.

Est-ce que ces essais, n'auraient pas validé justement ce que l'on craint, à savoir que la propagation a bien lieu, ce qui soit dit en passant semblait être sur le point d'être confirmé, précisement, car le constat de propagation au greffon a déjà été constaté, précédemment.

Il n'est pas question là de défendre les OGM, mais n'allons nous pas effectivement être "contre-productif", et produire un effet contraire au but souhaité !?.

Les semenciers mênent tous les essais qu'ils veulent, ils font alors part de leur traduction des résultats.

Qu'allons nous opposer à cela ?. 

 

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