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Scénario énergétique à l'horizon 2050, après 'Négawatt', l'Ademe envisage.

Est-il possible de faire une projection suffisamment sûr pour qu'elle puisse vraiment servir à prendre des décisions 'durables' ? Qui pourrait bien répondre à cette question, pas moi en tout cas, car je n'en sais fichtre rien.

Tout est d'une telle complexité, l'évolution du climat va être l'une des composantes les plus importante de notre avenir, sans que personne, je le crains, ne soient véritablement en mesure d'en estimer, avec assez de certitudes, la teneur et les diverses conséquences. Mais même si l'évolution climatique crainte ne devait pas avoir d'incidences trop importantes et entraîner de véritable révolution climatique, l'état général de la planète est déjà bien assez dégradé pour que nos choix, nos décisions soient murement pesés, analysés, maitrisés. La composante, raréfaction des matières premières énergétiques, et nutritionnelles et démographie en augmentation constante au moins jusqu'à 2050 ou 2100 ne peut que nous obliger à repenser nos sociétés.

Il n'y a pas d'autre choix que d'essayer de se projeter vers le futur afin de prendre des décisions d'orientations, avec toutes les incertitudes que cela peut contenir, comme c'est une nécesssité dans nos vies individuelles, ça l'est tout autant pour notre futur collectif.

Ce qui est sans doute le plus important dans la détermination de nos choix c'est probablement l'idéologie que nous embrassons, la vision du monde que nous voudrions voir.

Alors quelle vision du monde projetons nous, celle d'un monde financiarisé, en quête d'une croissance infini au risque de l'effondrement rapide prévisible par raréfaction, puis disparition des matières premières finis, nécessaires à toutes nos technologies, soit celui d'un monde raisoné, conscient de l'impossibilité de poursuivre cette quête aveugle et effréné d'une croissance exponentielle illusoire car impossible.

Je suis atteré par la tendance alarmiste, et apeurante sous-jacente qui sous tend bon nombre de commentaires de la part de celles et ceux qui prétendent que vouloir raisonner notre consumérisme, et chercher à réduire nos emprises écologiques et énergétiques signifierait revenir à des temps proches du moyen-age, voir des cavernes pour certains. Ce sont ceux là même qui accusent les 'écolo' de vouloir effrayer les citoyens avec des foutaises d'un autre age, qui se servent d'une autre frayeur pernicieuse car, elle, inscrite dans l'inconscient collectif, mais toute aussi fantaisiste pour argumenter et étayer leur opposition à cette vision du monde moins énergivore.

Non, vouloir refréner nos illusions de 'croissance infini' ne signifie pas 'forcement' revenir en arrière, dans un sens rétrograde, mais ralentir, réorienter, redéfinir la part du besoin face à celle de l'envie, la part du nécessaire face à celle du superflu, redécouvrir le sens du partage face au tout pour soi, revenir au sens de la durabilité face à l'obsolescence programmé, souhaiter un monde qui prépare l'avenir de ces enfants face à celui d'après nous le déluge.

Quel monde voulons nous pour nos enfants et les leurs ?

Je ne partage pas du tout cette projection où l'énergie nucléaire perdure et semble ne pas être du tout remise en cause, car les dangers liés à cette source énergétique sont trop incontrôlables :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/contribution-scenario-energetique-ademe-2050-17017.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Sur le plan de l'électricité, l'Ademe s'est basée sur un mix énergétique contenant 50% de nucléaire "à l'image de ce qui a été décidé par le gouvernement". La moitié restante proviendrait des EnR dont 30% d'EnR intermittentes (21% éolien, 8,6% photovoltaïque). "A priori une intégration de 30% d'EnR dans les réseaux électriques ne poserait pas de problèmes selon les gestionnaires", explique Virginie Schwarz Directrice exécutive Programmes de l'Ademe. 

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