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Sans eau pas de vie, alors quel avenir pour l'eau ?

Par les temps qui courrent, dans nos pays nantis, nos notions de valeurs ont perdu l'essentiel en chemin.

De graves menaces pèsent sur l'eau, que ce soit celle en surface, celle des profondeurs, ou celle des océans.

L'eau pure, celle qui est vitale et vivifiante se raréfie.

Alors qu'il est avéré que les réserves d'eaux sont en deça de ce quelles devraient être, alors que l'on peut légitimement craindre que cette tendance ne s'accentue, que conviendrait-il de faire, si ce n'est, commencer à réfléchir on ne peut plus sérieusement à tout ce qui pourrait nous permettre, de l'économiser, d'en diminuer la consommation.

Est-ce bien ce que nos décideurs sont en train de faire ?

L'exemple le plus frappant, le plus absurde, le plus aberrant, qui m'oblige à penser le contraire, est cette épée de Damoclès maintenant au dessus de nos têtes, que concerne l'exploitation envisagée des gaz et huiles de schiste, dont on sait que l'un des fléaux est la nécessité de quantités d'eaux énormes en aval pour parvenir à la fracturation. Etes-vous bien conscient que moins de la moitié de cette eau utilisée ne ressort des profondeurs, et c'est peut-être mieux ainsi d'ailleurs, tant elle est polluée après cette utilisation. Avez vous bien compris que les failles provoquées par la fracturation et les minis seismes qui en découlent, directement ou indirectement, crées des infiltrations qui permettent à ces eaux frelatées de se répandre de manière parfaitement "non" maitrisée en sous-sol. Avez vous bien compris que le risque que les nappes phréatiques soient atteinte est alors d'une logique implacable ?

Avez vous bien compris que cette eau la est perdu ?

Mais cette utilisation dispendieuse et évitable de l'eau n'est évidemment pas la seule, savez vous que le besoin de refroidissement des centrales nucléaires accaparent aussi des quantités d'eaux énormes, et que si cette eau est dite "restituée", une part s'évapore, cette part même si elle est minime, à tout de même bien été soustraite à l'utilisation qu'on pourrait en avoir ailleurs.

L'agriculture est évidemment la plus consommatrice en eau, ce qui est normal, mais ce qui l'est moins c'est que l'on ne s'attaque pas de front aux travers de l'utilisation exagérée de cette eau si précieuse, en remettant en question, et les cultures que nous pratiquons, et les techniques d'irrigations utilisées, qui sont les mêmes aujourd'hui que celles qui ont été pensées quand on croyait encore que l'eau ne viendrait jamais à manquer.

Sauf que l'eau vient à manquer !

Savez vous que près d'un quart de l'eau envoyée dans les canalisations de nos circuits d'eaux potables se pert dans le parcours par diverse fuites ? ....Si Si !

Et voici la dernière trouvaille de nos concitoyens agriculteurs qui bien sur ne cherchent qu'à nous nourrir tout en veillant au passage à garder leur propres intérêts, comme nous nous battons pour les notres, n'est-ce pas !

Creuser des réserves d'eaux en surfaces, en voilà une idées quelle est bonne !

Créer des rétentions d'eaux en phase de surplus pour pouvoir l'utiliser en phase de restriction, ça peut paraître d'une logique irréfutable, sauf que cela ne ma convaint pas !

D'abord l'eau elle ne s'arrête pas forcement là ou l'homme le voudrait, celles et ceux de "la campagne" le savent, combien de "pièces d'eaux" artificielles se retrouvent asséchées au grand désarroi de ceux qui les ont excavé.

Ensuite l'eau elle s'évapore, c'est con, mais l'eau elle est comme ça !

Et puis en admettant que cette eau là, elle aille bien là ou on voudrait quelle aille, et que bien docile elle y reste, cette eau là ne devait-elle pas aller ailleurs ?!

Cette eau là que l'on aura emprisonné dans ces réserves, cette eau là, quelle était sa destiné si ce n'est de nourrir de sa vitale présence les surfaces qu'elle serait allé vivifier, si on ne l'avait accaparé au passage, cette eau là, se serait infiltrée au travers des sols traversant les strates, pour se filtrer et se nettoyer, pour retrouver au final sont antre de renouvellement, la nappe phréatique qui redistribue ensuite sa force de vie qu'est l'eau purifiée qui l'abonde.

Ces réserves d'eaux en surface risquent d'aggraver les pénuries en sous-sol des nappes phréatiques, à choisir, pour ma part, je crois qu'on fait erreur, il vaut mieux repenser et changer nos habitudes de cultures et d'irrigations, plutôt que d'essayer de transgresser le cycle naturel bien plus efficace que tout nos artifices, et nos manipulations approximatives !

Sauf que ce que j'en pense ne change pour le moment rien à ce qui se trame !

http://www.actu-environnement.com/ae/news/irrigation-retenues-eau-nomenclature-IOTA-decret-projet-consultation-15496.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Le projet de décret visant à faciliter les retenues d'eau pour l'irrigation est proposé à la consultation du public sur le site du ministère de l'Ecologie jusqu'au 3 mai 2012.

"Dans les zones présentant des déficits structurels en eau, les irrigants construisent des retenues de substitution, qui stockent l'eau en période de « hautes eaux » pour une utilisation en période d'étiage, évitant des prélèvements effectués dans le milieu en période sensible", argumente le ministère de l'Ecologie.

Dispense d'étude d'impact et d'enquête publique

 

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