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Protocole de Nagoya sur la biodiversité : les premiers signataires.

Les accords internationaux sont extrêmement long à naître, mais que dire ensuite de leur véritable entrée en application !.

En effet qu'un protocole soit signé, ne signifie pas qu'il entre de fait en application, celui ci doit ensuite suivre une autre procédure dite de "ratification", et celle ci est totalement tributaire de l'attitude que vont avoir les décisionnaires de chaques pays.

Les plus enthousiastes ou volontaires, agissent "relativement rapidement", comme nous pouvons le constater ce jour, mais que va-t'il en être de ceux qui trainent la patte !. 

Combien de temps faudra-t'il pour réunir les cinquantes signataires !?.

Pour rappel le protocole de Nagoya, a été annonce comme devant être mis en oeuvre à partir de 2012 :

http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/nature-environnement/20101030.OBS2087/accord-historique-a-nagoya.html

Extrait :

Ce protocole de Nagoya (le deuxième au Japon après celui de Kyoto) va désormais régir à partir de 2012 les sensibles relations commerciales et scientifiques entre les pays du sud détenteurs de la plupart des matériaux biologiques issus de la faune et de la flore et les pays du nord utilisateurs de ces molécules, extraits naturels et gènes dont les industries pharmaceutiques et cosmétiques sont friandes. Toute industrie ou organisme de recherche devra désormais déposer une demande d’accès au pays fournisseur, obtenir un consentement éclairé des populations autochtones, respecter les savoirs traditionnels, et rédiger un contrat qui stipule le partage des bénéfices espérés par l’exploitation de futurs brevets. Chaque pays devra mettre en place une procédure de surveillance des canaux commerciaux et scientifiques. En théorie, c’en est fini de la biopiraterie, ce brevetage du vivant ne profitant qu’aux détenteurs des technologies et pas aux populations autochtones dont les pratiques et les usages de la nature ont pourtant révélé les vertus de tel ou tel organisme.

Les 193 Etats se sont également entendus sur la stratégie 2010/2020 qui doit permettre d’en finir avec l’érosion de la biodiversité et la disparition accélérée d’espèces. Ce plan stratégique en vingt points comprend notamment la division par deux voire quand c’est possible, l’arrêt total de la destruction des habitats naturels parmi lesquels les forêts. Un objectif de 17% d’aires terrestres protégées et de 10% de zones marines et côtières est fixé aux Etats (contre respectivement 10% et 2% actuellement, les ONG réclamant pour leur part 25 et 15%). Des «efforts spéciaux » devront être menés sur les récifs coralliens. Et les subventions néfastes pour l’environnement devront être éliminées ou réduites progressivement. Cette dernière mesure aura des conséquences très importantes sur les secteurs de la pêche et de l’agriculture, notamment en France. La mobilisation des ressources financières sera mieux définie à la prochaine réunion des parties qui se tiendra en 2012 en Inde.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/biodiversite-cdb-nagoya-apa-objectifs-2020-11282.php4

Extrait :

Le consentement des Etats comme préalable à l'exploitation des ressources

Le principal résultat obtenu à Nagoya est la signature du protocole APA négocié depuis huit ans. Cet accord doit permettre l'accès aux ressources génétiques issues de la biodiversité pour les industriels, tout en favorisant un partage des bénéfices avec les pays d'où sont issues les ressources concernées. Concrètement les entreprises devront déposer une demande officielle et préalable auprès du pays concerné et le consentement du pays sera ensuite enregistré auprès d'une agencead hoc. Des agences nationales seront en charge de la vérification du respect des accords signés. Un mécanisme spécifique sera en charge de la gestion de deux cas particuliers : les ressources issues des zones transfrontalières et les situations pour lesquelles il n'est pas possible d'obtenir un consentement préalable.

20 objectifs pour 2020

Par ailleurs, un Plan stratégique pour 2020 est construit à partir de 20 objectifs de préservation de la biodiversité articulés autour de cinq thèmes stratégiques. Ces objectifs serviront avant tout à guider les efforts nationaux et internationaux de protection de la biodiversité et n'ont pas de caractère contraignant. Les thèmes stratégiques retenus sont les causes sous-jacentes de la perte de biodiversité, la réduction des pressions sur la diversité biologique, la mise en place de clauses de sauvegarde, la mise en valeur des bénéfices fournis par la biodiversité et le renforcement des capacités des opérateurs.

L'un des principaux objectifs du Plan est "d'au moins diviser par deux, voire ramener au plus près de zéro, lorsque c'est possible, le taux de perte des habitats naturels et notamment de la forêt." Par ailleurs, le Plan vise la création d'aires protégées sur 17% des surfaces terrestres et 10% des surfaces maritimes et côtières. Actuellement, les aires protégées représentent environ 13% des terres et 1% des surfaces maritimes. De même, les gouvernements sont invités à restaurer au moins 15% des espaces dégradés. S'agissant des récifs coralliens, l'accord adopté à Nagoya indique que "des efforts spéciaux seront fait pour réduire les pression auxquels [ils] font face."

Les premières "ratifications", dont le processus est ouvert depuis le 2 Février, arrivent donc maintenant:

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Premieres-ratifications-pour-le-protocole-de-Nagoya-sur-la-biodiversite?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%253A+Goodplanetinfo+%2528Les+D%25C3%25A9p%25C3%25AAches+GoodPlanet.info+%2529

Extrait :

L’Algérie, le Brésil, la Colombie et le Yémen sont les quatre premiers pays à avoir signé le protocole de Nagoya sur la biodiversité. Depuis le 2 février, la convention est ouverte à ratification. « Le protocole a été adopté en octobre 2010 à Nagoya lors du dixième sommet de la Convention sur la Biodiversité Biologique. Le texte prendra effet 90 jours après avoir été ratifié par le 50e pays signataire », rapporte le Japan Times Online du 4 février.





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