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Rencontre de Bonn, est-ce que le climat s'améliore ?

Les négociations sur le climat à Bonn (Allemagne), démarrées le 31 mai, se clôturent aujourd’hui.

Ces négociations, n'avaient d'autre finalité que de préparer le sommet de Cancun du 29 novembre au 10 décembre prochains.

Un premier regard sur l'issue de ces négociations :

http://www.journaldelenvironnement.net/article/bonn-des-options-plus-claires-qu-a-copenhague,17671

Extrait :

"Que propose ce nouveau texte ? Quelles sont ses avancées par rapport à Copenhague ?

La synthèse des négociations est relativement courte, une vingtaine de pages seulement. Les options sont plus claires pour avancer d’ici Cancun, ce qui satisfait le WWF, même si certains éléments doivent être améliorés. Les pays en développement demandent un texte plus équilibré pour les intérêts du Sud. Concrètement, le texte propose pour les pays industrialisés un objectif de réduction de 25% à 40% des gaz à effet de serre d'ici 2020, mais ne fixe pas l'année de référence par rapport à laquelle cette réduction s'appliquerait, sans doute à cause de la pression des Etats-Unis…

D’ici 2050, les émissions mondiales de gaz à effet de serre devraient diminuer d’au moins 50 à 85% par rapport au niveau de 1990. Les pays développés se sont engagés dans le projet à réduire leurs émissions d’au moins 80 à 95% d’ici 2050. La Bolivie, qui fait partie de la frange des plus radicaux, plaidait également en faveur de la création d’une instance de justice pour juger les crimes contre le climat. Cette option n’a pas été retenue.

Margaret Mukahanana-Sangarwe a toutefois intégré quelques éléments positifs de l’accord de Copenhague dans le projet, mais en les remodelant pour répondre aux sensibilités des pays d’Amérique Latine. Le nouveau texte reprend à son compte les promesses d’aide aux nations en développement de 30 milliards de dollars pour 2010-2012, puis de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.

Il y a toujours une incertitude qui plane au dessus de la limitation de l’augmentation des températures mondiales entre 2 ou 1.5°C ; les pays insulaires demandent de limiter l’augmentation à 1.5°C pour une question de survie.

Mais les objectifs de réduction des émissions des pays industrialisés sont très loin d’être suffisants pour y parvenir (au total entre 12 et 18% de réduction d’ici à 2020, au lieu des 40% nécessaires)."

 

Autre regard :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ifQkF4J9KmYkljQDbV2zgTnrjZ2Q

Extrait :

"Alors que l'atmosphère entre les négociateurs a été plus constructive qu'en avril (une première session à Bonn consacrée à des questions de procédure) et l'an dernier, les désaccords qui ont fait dérailler les pourparlers de Copenhague doivent encore être résolus", observait néanmoins l'ONG Oxfam.............."Ce document censé faciliter les négociations, les complique", a estimé Pablo Solon, le chef de la délégation bolivienne. "Si ce document ressemble à ce qui sortira de Cancun, alors l'avenir de l'humanité est en danger", a-t-il ajouté.

 

Tout est donc question de point de vue, du nord au sud, les enjeux et les conséquences tellement différents, quand ils ne ne sont pas en contradictions, alors les compromis possibles, risque bien d'être très en deçà des nécessitées

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Bambou 254 12/06/2010 11:34



Je ne saurais pas t'expliquer exactement pourquoi, mais je n'aime pas l'idée que WWF rachète des parcelles de terrains . Pour moi, ça suit le même ordre d'idées que dans ton article


http://sauvons-la-biodiversite.wwf.fr/?utm_source=wwf&utm_medium=prehome


C'est un patrimoine de l'humanité, ça ne devrait pas être dans les mains d'une association, fusse une ONG telle que WWF. Je ne retrouve plus le partenariat de cette action, mais j'y avais vu une
banque (banque nationale ou banque mondiale, je ne sais plus, mais je n'aime pas les banques). Leur page n'est vraiment pas explicite, ça ne me semble pas clair. Je ne retrouve aucun compte-rendu
de cette action nulle part, pas de blog-info, rien ....



Daniel JAGLINE djexreveur 12/06/2010 15:12



Bonjour Marie,


Je comprend cela, je suis moi même dubitatif, à tu vu sur le net cette info au sujet de l'huile de palme, et de la polémique sur l'huile de palme bio ?


Voici le lien au cas ou tu ne l'aurais pas :


http://www.novethic.fr/novethic/planete/economie/matieres_premieres/l_huile_palme_bio_point_polemique/129836.jsp?ref=rss


Extrait :


"The Guardian, en septembre 2009 puis un reportage Tv sur une chaîne allemande, en mars dernier, ce ne sont plus seulement les Nestlé ou Unilever qui sont visés mais des marques spécialisées
comme The Body Shop en Angleterre et Alnatura ou Rapunzel, en Allemagne. Les accusations portent sur leur approvisionnement chez Daabon Organics, un producteur colombien qui produit de l’huile de
palme biologique et qui serait, selon ces articles, lié par l’une de ses filiales à l’expulsion de 123 familles d’agriculteurs, ainsi qu’à des dommages sur l’environnement. En France, le sujet a
été soulevé récemment par Avenue Colombie (magasin de commerce équitable/bio) et l’organisation professionnelle Minga. Et commence à faire le tour de la toile : des forums ou sites de
consommation bio au site internet de l’Express.


Une huile bio dont la production pose question


 



Des multinationales se détournent de l’huile de palme conventionnelle


Depuis quelques mois, les grandes entreprises multiplient les engagements envers une huile de palme durable ou renoncent complètement à l’utilisation de cet ingrédient. Le cas le plus
médiatisé a été celui de Nestlé. Après la campagne de Greenpeace concernant l’un de ses produits phares (Kit Kat), la multinationale a rompu ses relations directes avec la filiale de Sinar Mas
incriminée (Smart) et a signé un partenariat avec l’association « The forest trust » pour mettre en place une chaîne d’approvisionnement 100 % responsable d’ici 2015 et prévenir la
déforestation. Même désengagement du côté d’Unilever avec un bémol ; l’entreprise continue de s’approvisionner en Indonésie, pays qui vient de décider d’un moratoire de 2 ans sur les
permis de déforestation mais dont l'impact reste très incertain sur l’exploitation d’huile de palme. En France, Casino n’inclut plus l’ingrédient dans ses produits alimentaires (pour des
raisons sanitaires et environnementales) et utilisera de l’huile de palme durable (RSPO) pour le non-alimentaire, tandis que Findus va remplacer dès cette année l’huile de palme par celle de
colza. Enfin, Carrefour s’est engagé à utiliser 100% d’huile de palme certifiée dans ses produits à marque propre d’ici 2015.



Pour l’ancienne journaliste, Claudia Guevara, aujourd’hui responsable du magasin et du blog Avenue Colombie, « il ne faut pas continuer à labelliser l’huile de palme issue de cette
entreprise responsable d’expulsion, de déforestation et de pollution ». Et de pointer du doigt le certificateur Ecocert, beaucoup moins efficace selon elle qu’un système de garantie
participative, aujourd’hui très peu répandu. Pourtant, le responsable de la certification internationale de l’organisme, Michel Reynaud, se défend de telles accusations : «  Nous avons
un bureau en Colombie et travaillons depuis 1995 avec Daabon qui n’est pas un nouveau venu dans la bio, explique-t-il. Nous allons régulièrement sur place, mais au vu des allégations, nous avons
en plus mené un audit, avec deux auditeurs dont un indépendant et nous n’avons pas trouvé de preuves. Si nous avons demandé des améliorations sur certains points, rien ne s’opposaient à ce que
leurs plantations soient éligibles à notre certification ".


Et malheureusement, en faisant cette recherche, je tombe aussi sur ça :


http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/ressources_humaines/conditions_de_travail/allemagne_derapages_dans_monde_distribution_bio/129788.jsp?ref=rss


Extrait :


"Le coup a été donné lors de l’ouverture d’une nouvelle filiale du distributeur bio à Berlin il y a quelques jours. Le quotidien berlinois de gauche TAZ révèle alors au grand jour la pratique
des bas salaires d’une entreprise affichant pourtant une solide santé financière. A Berlin, une caissière chez Alnatura est rémunérée 9,73 euros au lieu des 13 euros prévus par la grille des
salaires en vigueur dans la branche de la distribution en Allemagne, le salaire le plus bas atteignant même 7,50 euros, soit 16% en dessous du barème prévu. "La paie est mauvaise, mais
l’atmosphère au travail est meilleure", entend-on dire chez les salariés d’Alnatura à Francfort, qui ne souhaitent pas faire d’autres commentaires. Précisons qu’il n’existe pas en Allemagne de
salaire minimum. Syndicats et employeurs fixent eux-mêmes, lors de négociations salariales, les « Tarifverhandlungen », les grilles des salaires. Ces négociations se font branche par
branche. Pour la distribution, le syndicat Verdi et le syndicat patronal HDE  déterminent les barèmes censés être appliqués dans toute l’industrie. 

« Ökokapitalist »

Dès les premières parutions dans la presse allemande, Görtz Rehn, le fondateur et unique directeur de la première chaine de distribution bio allemande, a tôt fait de réagir. Dans une lettre
publiée sur le site internet de l’entreprise, il écrit que la politique  du groupe fait actuellement l’objet d’une révision générale, signifiant que les salaires vont être revu à la hausse,
notamment ceux au plus bas de l’échelle hiérarchique. Car cette politique des bas salaires est d’autant plus difficile pour Götz Rehn à justifier que son entreprise est florissante, même en temps
de crise financière et économique : le chiffre d’affaires pour la période 2008/2009 a bondi de 18% pour atteindre les 361 millions d’euros. Et si Alnatura ne publie pas ses bénéfices,
personne ne doute de la bonne santé du distributeur bio. Et pourtant, l’unique directeur a toujours refusé, tout du moins jusqu’à présent, d’appliquer les grilles de salaires négociées par le
syndicat Verdi et le syndicat patronal, tout comme l’élection de délégués du personnel."


Tout cela n'est pas rassurant, alors le choix se résoudrait-il à choisir entre la peste ou le choléra ?, à moins qu'on ne préfère la lèpre, pour ceux qui veulent sortir des sentiers
battus.


Et puis comment vérifier tous ces sujets, il y a tellement peu de débat contradictoires paisibles, et visant une réelle objectivité, comment faire la part des choses ?.


Il n'y a donc ni noir ni blanc, il y a gris, l'humain est gris ! nous avançons donc dans la grisaille, espèrons que nous nous dirigeons tout de même vers la lumière !.


Pensées amicales.