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Réduction des émissions de GES, trop peu, trop lentement.

Allons nous vraiment être la première génération à laisser à ses enfants une situation plus difficile à vivre que celle de ses parents ?

Cette question m'obsède de plus en plus, entre les diverses pollutions qui s'accumulent et s'additionnent, dont la nature ne peut se débarrasser, et qui à force détruisent les capacités même de vie, la diminution des ressources qui pour certaines n'ont pas de remplacement, la crise financière dont l'issu est de plus en plus incertaine, la démographie dont la maîtrise pose de telles questions, qu'on préfère l'occulter, pour ne citer que les plus simples, car je pourrais y ajouter la nature humaine qui sur ce chemin vers un individualisme prioritaire en oubli son interconnection vitale avec les autres, et avec la nature.

Serions nous les premiers à laisser ses enfants dans un monde en déclin, un mode sali, abimé, malade, tout cela pour pouvoir garder à nos vies, la possibilité de consommer très nettement au dessus des capacités de renouvelement et de production de la planète ?

C'est bien ce que je crains et qui me fait honte, et ce n'est pas le rapport du CGEDD, qui va me réconforter :

a look

http://www.actu-environnement.com/ae/news/reduction-ges-2050-objectif-taxe-enenrgie-fossile-18316.php4#xtor=ES-6

Extrait :

La France, est-elle bon élève en matière de climat ? Pas vraiment, selon le document qui souligne que "la France respecte formellement ses engagements au titre du protocole de Kyoto, mais il s'agit d'un résultat en trompe l'œil : l'« empreinte carbone » par habitant des Français a augmenté de 15% en 20 ans si on prend en compte le solde des échanges extérieurs de GES".

Et l'Union européenne ? Même constat. "Le paquet climat-énergie européen (…) reporte de manière injustifiée les efforts à plus tard", critique le rapport, dénonçant "un rythme faible de diminution relative des émissions entre 1990 et 2020 (20% en 30 ans soit 0,7% par an) puis un rythme croissant de diminution de décennie en décennie pour imposer à nos successeurs des années 2040 à 2050 un rythme insoutenable, sauf miracle technologique (plus de 6% par an)". Et de conclure : "rien ne justifie une telle préférence pour le présent".

En conséquence, "la plupart des exercices de prospective fondés sur des hypothèses « raisonnablement optimistes » aboutissent à un facteur de réduction des émissions de GES de 2 à 2,5 plutôt que 4 entre 1990 et 2050", estime le CGEDD, ajoutant que "pour atteindre le « facteur 4 » en 2050, tous les experts s'accordent sur la nécessité urgente de donner une valeur au carbone". Une analyse, à laquelle "la mission s'associe pleinement".

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