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Quand je mange à ma faim, un milliard, le ventre vide, sent venir sa fin !

Réduire ma ration !

C'est bien sur le premier geste qui s'impose, mais il est infiniment trop minime, pour avoir une quelconque influence.

Quand bien même le ferions nous tous, nous nantis, qui surconsommons sans vergogne, cela ne serait pas suffisant, car le vrai fléau, n'est pas encore véritablement le manque de nourriture, pas encore !

Le vrai fléau c'est l'accaparement de cette nourriture par les systèmes mondiaux de gestion des stocks, et de la spéculation qui gangrène autour.

Je ne peux me défaire depuis quelques temps d'une atroce pensée qui m'envahie, récurente, obsédante, et si c'était la solution que certains manipulaient, orientaient, provoquaient, en tenant tout par les bourses, là ou ça fait se plier n'importe quel colosse, si tu ne peux plus acheter, ben tu ne peux plus acheter.

Si ce que je ne peux plus acheter, moi qui voit mon pouvoir d'achat "stagner" nous dit-on en haut lieu, ce sont des capacitées de loisirs, et la dernière technologie, vous savez celle qui consomme moins, et produit moins de CO2, pour un millard, aujourd'hui (combien dans ne serais-ce que 10 ans ?), c'est sa subsistance, qu'il ne peut même pas s'offrir !

C'est inhumain diront certains, alors qu'au contraire, c'est tellement humain, que c'en est à se demander s'il ne vaut mieux pas que l'humain se déshumanise, pour devenir autre chose, une entité autre qui serait apte à l'ampathie et au partage, ou alors qu'il disparaisse, ce qui est d'ailleurs peut-être ce que nous avons commencé à initier, notre propre suicide globalisé !

L'autodestruction n'est-elle pas déjà amorcée ?

a look

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-un-plein-de-voiture-peut-95918

Extrait :

 Pour le professeur Michel Chossudovsky directeur du Centre d´analyse Mondialisation.ca, cette « mondialisation de la pauvreté, » qui a annulé bon nombre des progrès de la décolonisation d´après-guerre, a commencé dans le tiers-monde avec la crise de la dette du début des années 1980 et l´imposition des réformes économiques meurtrières du Fonds monétaire international (FMI). Avec de grands pans de la population mondiale déjà bien en dessous du seuil de pauvreté, la hausse des prix des denrées alimentaires de base, qui se produit sur une courte période, est dévastatrice. Des millions de personnes dans le monde sont dans l´incapacité d´acheter de la nourriture pour leur survie. Ces augmentations contribuent d´une manière très réelle à « éliminer les pauvres » à travers « la mort par la famine. » (...) L´escalade des prix des produits alimentaires est en grande partie le résultat d´une manipulation du marché. Elle est en grande partie attribuable à la spéculation boursière sur les marchés des matières premières. (...) Grâce à la manipulation concertée, les opérateurs institutionnels et les institutions financières font augmenter les prix. Ils placent alors leurs paris sur la hausse du prix d´un produit en particulier. La spéculation génère la volatilité du marché. À son tour, l´instabilité qui en résulte encourage la poursuite de l´activité spéculative. (...) Les famines à l´ère de la mondialisation sont le résultat de ces politiques. La famine n´est pas la conséquence d´un manque de nourriture, c´est en fait, tout le contraire : les surplus alimentaires mondiaux sont utilisés pour déstabiliser la production agricole dans les pays en développement. « Pourtant, écrit Michel Chossudsky, qui dénonce le rôle des multinationales de l´agroalimentaire, l´agriculture mondiale a, pour la première fois de l´histoire, la capacité de satisfaire les besoins alimentaires de toute la planète, mais la nature même du marché mondial de ce système ne permet pas que ça se réalise ».(5)

Même appréciation de Jean Ziegler qui résume en quelques phrases le pourquoi de la désespérance et de l´impuissance des faibles à combattre la faim. Lui aussi cite le dumping, la spéculation, les agrocarburants : Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Près d´un milliard d´êtres humains sont gravement sous-alimentés. Un enfant qui meurt de faim est donc un enfant assassiné. Il cite aussi la dette extérieure. Au 31décembre 2009, celle des 122 pays dits du « tiers-monde », était de 2100 milliards de dollars. La presque totalité de leurs gains à l´exportation est donc absorbée par les intérêts de la dette.(6)


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