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Qualité de l'eau, quand on veut (pas vraiment), on peut (pas vraiment) !

Globalement la qualité de l'eau en France est plutôt en train de se dégrader, même si par endroits certaines améliorations sont constatées, mais quand on part du pire il n'est pas trop difficile de réduire quelque peu, sauf que cela ne traduit pas forcement une orientation positive qui peut perdurer, et n'augure pas pour autant la continuité de cette baisse.

En Bretagne, ou globalement les taux de polluants, et plus particulièrement de nitrates sont en baisse, la situation en est la triste démonstration, car ces chiffres encourageant à première vue, masquent une situation toujours aussi intenable et alarmante.

C'est bien d'un changement en profondeur qu'il faut engager, et pas seulement un traitement de surface, même en les augmentant ces surfaces. Comment peut-on espérer faire ingurgiter toujours autant de polluants, et notamment de nitrates à nos terres, et en réduire les effets, quand bien même on en déverse moins à certains endroits et au même moment, globalement on dissipe, on déconcentre, on éparpille, on dilue, mais au fond, en réalité, ce sont les même quantités qui vont à un peu plus long termes, s'infiltrer dans les eaux, quel résultat, croyez vous qu'il en découlera dans nos rivière puis nos eaux territoriales ?

Voici un avis que je partage :

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Algues-vertes-les-bonnes-intentions-ne-suffisent-pas_6346-2175029_actu.Htm

 

Extrait :

C’est un peu une occasion manquée. L’idée de départ et le principe sont bons. Sauf qu’en raison des résistances et du contexte socio-économique, si on veut réellement changer les choses, il faut se donner beaucoup plus de moyens. Sur le terrain, il existe cette envie d’innover, d’expérimenter et de résoudre le problème. Elle existe chez les agriculteurs, du moins chez certains agriculteurs, comme chez les élus locaux.

La surface concernée par les bassins versants à algues vertes, c’est 10 % de l’agriculture bretonne. Si sur la moitié, on change de système de production de l’activité agricole, on ne va pas mettre sur la paille les filières agro-industrielles, loin de là. On développe de nouveaux systèmes d’exploitation innovants et ce n’est pas forcément du bio. Pour que l’on ait des systèmes à base fuite d’azote, il faut deux conditions absolument nécessaires. La première, la quantité d’azote que l’on fait entrer dans le système n’est pas trop élevée. Deuxième condition, il faut toute l’année, et particulièrement en automne et en hiver, des couverts végétaux capables d’absorber l’azote qui reste dans le sol, ou que les sols produisent. Ce ne sont pas forcément des révolutions, mais des changements en profondeur par rapport à ce qui existe.

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