Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Protocole de Nagoya, le droit de propriété doit-il être remis en question ?

Ce que j'ai compris du Protocole de Nagoya, me semble positif, dans le sens ou il permet d'empêcher que des ressources propres à un pays ou une région ou même un tout petit territoire, ne soient utilisées par des tiers sans qu'il y ai retour de dividendes. Il ne me semble en effet pas juste que les ressources d'un territoire se voient appropriées par des tiers qui en font profit, sans partage des bénéfices obtenu grace à cette utilisation, mais est il juste que cette appropriation se fasse au profit des seuls territoires, qui en garderaient la main-mise, cruel dilemme.

Lorsqu'il s'agit de ce que la nature nous offre directement par elle même j'aurais tendance à penser que ses fruits appartiennent à tout le monde, mais la question ne se pose pas de la manière lorsqu'il s'agit de produits élaborés au fil du temps par l'action humaine, c'est le fruit d'un travail qui je pense mérite d'être reconnu, et qui doit donc en obtenir bénéfice ou rémunération lorsqu'il y a profit.

C'est donc cette dualité qui apparait dans le 'Protocole de Nagoya', que je n'avais pas perçu je le reconnais.

J'avoue être assez perplexe face à ce questionnement, je ne parviens pas à avoir un avis tranché, voici en tout cas comment et pourquoi cet aspect du Protocol de Nagoya' est remis en question par les semenciers :

a look

http://www.actu-environnement.com/ae/news/protocole-nagoya-gnis-semencier-acces-genetique-17825.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Issu de la Convention sur la diversité biologique (1992), le protocole adopté à Nagoya (Japon) en 2010 et confirmé en 2012 à la conférence d'Hyderabad (Inde), régule l'utilisation des avantages tirés de l'exploitation de la biodiversité. Il est en passe d'entrer dans le processus de ratification de l'Union européenne. "Nos PME seraient défavorisées si un tel système venait à être appliqué sans tenir compte des particularités de la sélection", explique M. Burgaud. Selon le GNIS, "en donnant la souveraineté aux Etats sur leurs ressources pour lutter contre la biopiraterie et permettre un partage des avantages sur les produits issus de ces ressources, la Convention sur la diversité biologique a posé des problèmes d'accès dans le secteur de la sélection". Et de brandir le "danger pour l'agriculture et l'alimentation" que signifierait le Protocole de Nagoya. "Si nous voulons éviter les situations de monopole et préserver le dynamisme du secteur, il faut privilégier un système multilatéral avec un accès simple aux ressources génétiques et un partage des bénéfices a posteriori".

Alors vous qu'en pensez vous ?

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article