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Protéines végétales, les légumineuses, lumineuses !

Loin d'être une découverte, la production agricole de légumineuses est plutôt une vérité oubliée, une redécouvertes d'anciennes pratiques dont on connaissait pourtant déjà les avantages.

L'agriculture doit prendre un virage, je crois que c'est maintenant reconnu par une grande majorité, reste à choisir quel virage prendre. Il en est un, proposé par l'industrie agro-alimentaire qui voudrait s'orienter vers les organismes génétiquement modifiés, manipulations génétiques au travers desquelles ils voudraient nous faire miroiter des avantages 'extra-ordinaires', des bénéfices 'supra-naturels', des constitutions auto-défensives. Sauf qu'à ce jours encore, la très grande majorité de leurs modifications consistent surtout à générer des semences qui résistent à certains 'herbicides', plus particulièrement à l'un d'entre eux en particulier, sauf qu'à contrario, si la résistance de ces semences à cet herbicides semble ne pas être attaquable, ces semences restent démunies face à d'autres attaques. Il résulte que non seulement le 'roundup' pour ne pas le citer, ne parvient pas à contenir ces nouvelles attaques, mais on sait en plus qu'il en est l'origine, dans le sens ou c'est sa présence qui favorise l'émergence et la prolifération de certaines variétés qui se sont acclimatées à sa présence, et qui lui font de la résistance, ce qui entraîne la nécessité d'utiliser d'autre formes de traitements phytosantaires, supplémentaires, avec des produits chimiques parfois encore plus dangereux que l'herbicide en cause. Cette voie me semble innacceptable pour une liste de raisons que je n'évoquerais pas ici, mais que vous pouvez trouver au travers de divers billets sur ce blog.

Et puis il y a une autre voie qui consiste à 're-'trouver des pratiques plus 'naturelles', dont jamais nous n'aurions du nous écarter, car je suis vraiment convaincu, que l'agriculture 'raisonable, durable, agroécologique ou bio' comme on l'envisage maintenant à longtemps été pratiquée par nos ancêtres, et que malgré la réticence qui est notre lorsqu'il s'agit d'envisager des retours en arrière, il s'agit bien là de revenir à des pratiques du passé.

Mais le plus importance n'est pas là, le plus important c'est de produire des végétaux sains, nourriciers, que ce soit pour les animaux ou pour les humains, car la chaine alimentaire, à ceci d'inéluctable, qu'elle transmet à chaque maillon ce dont elle s'est nourri.

 

a look

 

http://www.actu-environnement.com/ae/news/proteines-vegetales-legumineuses-fourrageres-luzerne-18083.php4#xtor=ES-6

 

Extrait :

 

Une chute des surfaces amorcée dès les années 60

La luzerne représenterait près de 80% des prairies artificielles, "le sainfoin ayant été presque totalement abandonné dans les années 60 et le trèfle violet étant devenu très minoritaire". Si dans les années 50, leur surface avait atteint les 3 millions d'hectares, en 2000 elles ne représentaient plus que 380.000 hectares et en 2010, 278.000 hectares.

"Cette baisse globale cache des évolutions différentiées puisque 8 régions ont vu leurs surfaces augmenter, et même pour certaines dans des proportions importantes : Alsace (+6,4%), Bretagne (+32,9), Centre (+2,8), Corse (+2,8), Franche Comté (+11,3), Lorraine (+53,5), Nord Pas de Calais (+38,7), et Picardie (+19,4)".

Le CGAER identifie trois causes principales à cette forte baisse des prairies artificielles : le recours généralisé à une fertilisation azotée minérale, les exigences en main d'œuvre de la récolte de foin des légumineuses fourragères qui ont conduit à privilégier l'ensilage d'herbe ou de maïs, et  une spécialisation croissante des exploitations avec une véritable mutation des systèmes d'élevage d'herbivores (alimentation à base de maïs ensilage complétée par des tourteaux, notamment de soja, très compétitifs).

De nombreux avantages agronomiques et environnementaux

La luzerne est cultivée soit dans un assolement de grandes cultures (céréales, betteraves et oléagineux) et livrée à une usine de déshydratation, soit à même l'exploitation d'élevage en autoconsommation. Dans ces deux cas, elle présente de nombreux avantages environnementaux et agronomiques, souligne le rapport. D'abord, elle permet de fixer l'azote atmosphérique et d'en faire bénéficier les cultures suivantes "par une minéralisation progressive de l'azote accumulé dans ses racines et ses parties aériennes (collets) non récoltées".

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