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Projet de centrales nucléaires immergées !, pourvu qu'il tombe à l'eau !.

En l'état actuel des choses, au sujet du nucléaire, on peut affirmer sans conteste 3 choses :

1- Le potentiel de dangerosité est effroyable

2- La matière première n'est pas si répandu que cela, donc cette forme de conception de l'énergie n'est absolument pas "durable".

3- On ne maîtrise en aucune manière la gestion et ses coût en ce qui concerne les déchets, qui ont eux aussi un potentiel de dangerosité tout aussi effroyable.

Mais cela n'arrête pas certains, sous prétexte qu'ils ont là sous la main une technique qu'ils prétendent "maîtriser", ils voudraient maintenant la disséminer partout.

Si encore on créait des réacteurs (ou le nom qu'on voudra bien donner à un nouveau type de technologie) qui serait capable d'utiliser les déchets du nucléaire actuel, dont on ne sait que faire, je vous le rappel, pour en tirer l'énergie, et je rêve !, leurs ôter ainsi ce qu'il reste de dangerosité, mais non, au contraire, et c'est d'ailleurs un de leurs arguments, on se vante, d'utiliser une méthode actuelle, "éprouvée", ont-ils même l'arrogance d'affirmer :

http://www.letelegramme.com/ig/generales/fait-du-jour/nucleaire-des-centrales-immergees-20-01-2011-1180194.php

Extraits :

"«Le monde est avide d'énergie, est effrayé aussi par les perspectives de réchauffement climatique», explique Patrick Boissier, le P-DG de DCNS. Que faire pour relever ces défis ? Le salut passe par le nucléaire, Patrick Boissier en est persuadé et notamment par les réacteurs de petite et moyenne puissances. Les États-Unis, le Japon et la Russie planchent là-dessus. 

«Sans équivalent» 

La France - qui maîtrise l'ensemble de ces technologies - n'a pas l'intention de rater le coche. Et certainement pas le groupe DCNS. Le spécialiste des «bateaux gris» a décidé d'utiliser la matière grise de ses ingénieurs sur, notamment, le nucléaire civil. Depuis deux ans, des équipes travaillent dans le plus grand secret. Elles ont élaboré un concept innovant et totalement inédit: une unité immergée de production d'énergie nucléaire de petite puissance (50 à 250MW) «qui s'adresse à tous les pays qui ont une façade maritime. Ce qui fait beaucoup de monde!(...)Avec Flexblue, DCNS exploite ainsi ses 40 ans d'expérience:«Sous-marins nucléaires, porte-avions, nous avons monté 18 centrales nucléaires!», explique Patrick Boissier. Autre avantage: Flexblue utilise toutes les technologies éprouvées, toutes celles qui existent déjà à DCNS. On se sert de ce qui existe, pas besoin de lourds investissements. Ce qui permettra d'avoir un produit compétitif, capable de fournir de l'électricité à un coût compétitif. DCNS va travailler avec Areva, EDF, le CEA qui sont, dit-on, très séduits par le concept." 

 Voici deux avis contradictoires, qui mettent en évidence une controverse au sujet de laquelle je n'ai, ni les connaissances, ni les compétences, pour me positionner, mais qui est sans doute le point le plus important dans cette hypothèse :

 L'eau, ou plus précisément l'immersion dans l'eau serait-elle un facteur réducteur de risque ou pas !? :

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/reacteur-nucleaire-sous-marin-un-concept-tres-seduisant-sur-le-papier-20-01-2011-1181205.php

Extrait :

Ce projet n'est-il pas risqué en terme de sûreté?

""Paradoxalement, mettre un réacteur dans l'eau, c'est relativement sûr car s'il y avait un dégagement limité de radioactivité, la dispersion dans l'eau se ferait très rapidement. Du point de vue de la sûreté, ce concept présente plus d'avantages que d'inconvénients pour trois raisons: c'est un petit réacteur, il est éloigné des centres urbains et il est placé dans un milieu aquatique"."

 http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/projet-de-centrales-immergees-didier-anger-on-est-en-plein-delire-20-01-2011-1181245.php

Extrait :

""On est en plein délire. En cas d'accident, il n'y a pas pire que l'eau, où la pollution radioactive comme chimique se disperse" plus vite que dans l'air, a déclaré Didier Anger. "Toute la Manche et d'autres mers éventuelles seraient détruites ou contaminées, selon l'importance du sinistre et la dispersion par les courants", a affirmé le président du Crilan (Comité de réflexion, d'information et de lutte antinucléaire), basé près de Cherbourg, où la DCNS construirait ces réacteurs.

"Un choc thermique destructeur de vie"

"Qui plus est, dans un tel cas, le réchauffement brutal des eaux provoquerait un formidable choc thermique destructeur de vie, une évaporation et une dispersion d'un nuage d'aérosols toxiques tributaire des vents", a-t-il ajouté."

 Ce projet va donc faire parler de lui n'en doutons pas, et les avis contradictoires, vont nous aider à y voir plus clair, en tout cas, si vous avez été déjà choqué par la pub AREVA, en voici une autre qui va vous faire réagir :

La volonté industrielle est bien là, quand sera-t'il de la volonté politique :
Extrait :
"Il aura fallu deux ans de recherche menées en secret, pour concevoir Flexblue. On passe à la deuxième étape: il va falloir encore deux ans pour peaufiner le concept, les options techniques et industrielles, mesurer le marché potentiel et tout ce qui touche, bien sûr, à la sûreté, à la sécurité. Cette fois, DCNS ne part pas seul. Le groupe va travailler en partenariat avec Areva, EDF, le CEA», explique Patrick Boissier. Une équipe de 100 à 150 ingénieurs va être mobilisée sur le dossier. Si tout va bien, «fin 2013, on devrait pouvoir dire si c'est un marché réalisable et décider de la construction du premier prototype. Nous devrions être capables de le construire vers 2016-2017», ajoute le P-DGde DCNS, l'homme qui pousse à la diversification du groupe sur le nucléaire civil, qui aura des retombées économiques conséquentes pour le groupe."
Extrait :

"Le constructeur naval militaire DCNS développe un projet de centrale nucléairesous-marine destinée à alimenter en électricité les villes côtières et les îles, rapportent les quotidiens Le Figaro et Les Echos
Le groupe, contrôlé à 75% par l'Etat, doit annoncer ce jeudi le lancement d'études de validation de ce projet, baptisé «Flexblue», en partenariat avec EDF,  Areva et le Commissariat à l'énergie atomique, précisent les deux journaux.

Premier prototype en 2013

DCNS, qui conçoit notamment les sous-marins nucléaires de la marine française, espère construire un premier prototype d'ici 2013 pour une mise en service attendue à l'horizon 2016-2017. Issu de deux ans de travaux, ce projet de réacteur sous-marin aura une puissance de 50 à 250 mégawatts et sera en capacité d'alimenter en électricité entre 100.000 et un million de personnes."  
  

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