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Produits phytosanitaires : les agriculteurs en sont les premières victimes.

Peu relayée, c'est pourtant un fait connu depuis pas mal de temps, à force de manipuler des produits phytosanitaires en grande quantité, et souvent sans aucunes protections, car trop ignorants des risques, certains agriculteurs sont gravement malades, soutenons leur cause :

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/societe/20110320.OBS9958/une-association-pour-les-agriculteurs-victimes-des-pesticides.html

Extrait :

Une quarantaine d'agriculteurs, en majorité atteints de graves pathologies, ont créé, samedi 19 mars à Ruffec (Charente), une association nationale de défense des victimes des pesticides pour provoquer uneprise de conscience des pouvoirs publics et offrir une aide aux malades, a-t-on appris auprès de son président.

Baptisée "Phyto-Victimes", l'association s'adresse aux professionnels utilisateurs de produits phyto-sanitaires pour les accompagner moralement et juridiquement et "au-delà sortir de l'omerta", a déclaré à l'AFP son président Paul François. "C'est difficile d'accepter que la profession à laquelle on croit vous empoisonne à petits feux", explique-t-il.

Il s'agit dans un premier temps d'"arrêter de faire un déni de cette situation", a-t-il affirmé. Il fait référence à des professionnels -- agriculteurs, viticulteurs, agents des espaces verts, pépiniéristes -- âgés de 40 à 60 ans, atteints de cancers de la prostate, de la vessie et de maladies neurologiques, après avoir manipulé pendant 10 à 30 ans herbicides, fongicides, insecticides et autres molluscicides.

 

"Le profit avant la sécurité" ?

 

"Même si les produits sont homologués, ils ont l'impression qu'on ne leur a pas dit toute la vérité sur leurtoxicité", ajoute le président de l'association. "On se demande si on n'a pas fait passer le profit avant la sécurité", dit-il, comparant ce débat avec celui actuel sur le nucleaire.

Le producteur charentais de céréales souffre lui-même de troubles neurologiques et d'un déficit de défense immunitaire après l'utilisation intensive de pesticides sur son exploitation agricole. Il se bat pour faire reconnaître ses pathologies comme maladie professionnelle.

"C'est une bombe à retardement", lance l'agriculteur qui voit des similitudes avec les maladies de l'amiante. Mais "on n'attendra pas aussi longtemps que pour l'amiante: il y a des gens qui vivent des drames familiaux, il faut les aider, ce n'est pas possible de les laisser crever dans leur coin", ajoute-t-il.

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