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Produire du gaz autrement, oui ou non, et avec quelle ressources ?

Le gaz est largement utilisé comme carburant, comme comburant de source de chaleur, etc, il en existe divers types. Ils proviennent jusqu'à présent de réserves sous-terraines exploitées dans certains pays exportateurs. Depuis que nos propres réserves ont été épuisé, nous sommes dans l'obligation d'en importer, la Russie est notre principal fournisseur, ce qui n'est évidemment pas la meilleur solution d'approvisionnement pour de nombreuses raisons.

Contrairement au pétrole, nous savons maintenant en produire autrement qu'en allant puiser dans des réserves existantes, le gaz de schiste est sur le devant de la scène, il pourrait être considéré comme une alternative si on était en mesure de l'extraire sans dommages, mais cela signifierait également que l'on poursuive dans la voie actuelle dont on sait les dangers pour notre futur, celui de nos enfants et des prochaines générations. Est-ce souhaitable ?

Je considère que non, il nous faut chercher une autre voie, celle des énergies renouvelable est prometteuse, mais encore insuffisante, une transition est donc nécessaire, le gaz a donc de nombreux atout, celui qui veut qu'on puisse en "créer", pourrait devenir son principal au fil du temps, mais il risque d'y avoir un problème, les mêmes ressources ne pourront servir qu'à une chose et elles sont comme sont celles du pétrole ou des réserves de gaz sous-terraines, limitées, or la concurrence va exister et être rude, car au moins deux filières vont convoiter cette même ressources, celle du biogaz et celle des agrocarburants de deuxième génération, et il n'y en aura pas pour tous le monde !

a look

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/innovation-competences/croissance-verte/0202188904169-l-agriculture-defie-l-industrie-dans-le-biogaz-368400.php

Extrait :

Le biogaz fait moins de bruit que le gaz de schiste, mais c'est une nouvelle bataille qui se prépare entre l'industrie et les campagnes. Après le solaire, la petite dernière des énergies renouvelables séduit autant les agriculteurs que les investisseurs et les industriels. Le nombre de projets bondit depuis le relèvement, l'an dernier, des tarifs d'achat de l'électricité produite par les méthaniseurs et la possibilité récente d'injecter le biométhane dans les réseaux de gaz de ville. L'annonce récente d'un plan biogaz par le Premier ministre lors de la conférence environnementale rend la filière encore plus prometteuse.

Loin derrière l'Allemagne et ses 7.000 unités, la France s'initie à peine à cette filière avec une cinquantaine de méthaniseurs agricoles et industriels. « Il y a plus d'un millier d'installations à la ferme à construire et 200 gros méthaniseurs territoriaux, c'est-à-dire digérant également des sous-produits industriels. On peut tabler sur un marché d'une cinquantaine d'installations annuelle », explique Marc Bauzet, directeur commercial du bureau d'études spécialisé Naskeo.

Le dirigeant d'un fonds d'investissement le constate depuis quelques mois : les dossiers de méthaniseurs agricoles se multiplient. Une centaine de projets seraient actuellement en développement, d'après Caroline Marchais, responsable du club biogaz de l'Association technique, énergie, environnement (Atee), qui regroupe les 200 acteurs de cette filière en émergence. Avec l'achat du kWh entre 11 et 20 centimes d'euro, la rentabilité des projets a augmenté. Alors que le financement exigeait, il y a quelques années, 30 à 50 % de subventions, cette part a été divisée par trois. Autre coup de pouce, les industriels qui livrent leurs déchets organiques aux méthaniseurs minorent désormais leur taxe générale sur les activités polluantes. « Cela a donné une forte impulsion », confirme Frédéric Flipo, cofondateur de Holding Verte. La consolidation du secteur vient d'ailleurs de pousser ce développeur à s'allier à un autre acteur historique pour financer son portefeuille de projets de 10 MW .

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