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Sciences et techniques au service de l'humain et de la terre, mais pas l'inverse !

ou "Pour que les scientifiques ne soient pas qu'aux labos, et les politiques à leurs bottes !

 

Deux articles lus ce jour sur la newletter de  "bretagne-durable.info" m'ont ammené à réfléchir à nouveau sur la relation qui existe entre les travaux scientifiques et les décisions politico-sociales.

De nombreux exemples nous prouvent que toute découverte scientifique même si elle est applicable, n'est pas nécéssairement à appliquer.

Et pourtant force est de constater, que fi du "bon sens" et d'observer, ce qu'il est convenu d'appeler maintenant "le principe de précaution", nombre de scientifiques et d'industriels n'ont qu'une idée en tête, valoriser immédiatement chaque découverte ou invention, pour peu qu'ils puisse la rendre commercialisable.

Est-elle sans danger ?, est-elle sans effets indésirables ?, Est-elle nécéssaire à un bon développement générale sont des questionnements qui semblent pour le moins avoir été relégué au fond des tirroirs.

 L'information révélée par l'un des ces deux articles, titré :  "Lobbies : ces groupes qui font pression..", m'a une fois de plus semblé faire le démonstration de cette volonté, de maintenir les consommateurs prisoniers de l'industrie, en effet qu'elle autre volonté pourrait se cacher derrière cette farouche attitude qui consiste à refuser une véritable transparence !?.

Même si je trouve ce positionnement des industriels indigne, on peut se ranger derrière l'idée qu'il estcompréhensible, au vue des enjeux financiers qu'ils sous-tendent, mais comment qualifier les instances politiques qui se soumettent à ces "lobbies" ?.

http://www.bretagne-durable.info/ecomag/echos/lobbies-ces-groupes-qui-font-pression

Extrait :

"Le 16 juin, les eurodéputés ont adopté en première lecture la refonte de l'étiquetage des aliments. De quoi s'agit-il ? De « mieux » mettre en évidence les quantités de graisse, sel et sucre contenues dans les aliments. L'idée de départ va dans le sens d'une avancée en matière de « transparence » pour le citoyen. Mais une fois le travail des lobbies réalisé, cet étiquetage ne suit pas vraiment la demande des associations de promotion de santé et de défense de la consommation...Ces acteurs souhaitaient un affichage « tricolore »: les quantités de sucre, gras et sels auraient été accompagnées d'une signalisation verte, orange, ou rouge, vert correspondant à une quantité optimale et rouge à une quantité néfaste. A la place, l'étiquetage sera plus simplifié, avec la mention pour chaque élément (sel, graisse, sucre) de sa quantité en terme de pourcentage de l'apport quotidien recommandé. Pas de quoi y voir vraiment plus clair... "

Un autre regard sur cette info :

http://eco.rue89.com/dessous-assiette/2010/06/13/le-lobby-agro-alimentaire-pret-a-gagner-la-guerre-des-etiquettes-154603

Extrait :

"Autre stratégie qui a fait ses preuves, d'ailleurs utilisée par les fabricants de tabac il y a quelques décennies : commander des études « scientifiquement incontestables ». Comme celles de l'EUFIC, organisme a priori irréprochable, à en juger par son nom, « European Food Information Council », d'ailleurs rémunéré plus de 2,8 millions d'euros en 2008 par la Commission européenne pour coordonner une étude sur les informations nutritionnelles sur les emballages alimentaires.

Problème : l'EUFIC est financé par les industriels tels que Barilla, Cargill, Coca-Cola, Danone, Mars, McDonald's, Nestlé, Unilever… et est dirigé par l'ex-lobbyiste en chef du groupe Mars (oui oui, les barres chocolatées), Joséphine Wills.

Dernière méthode utilisée par les industriels, là aussi classique : se montrer de bonne volonté… pour des solutions plus modérées.

Le label GDA.Depuis plusieurs années, les grands noms du secteur (par exemple, en Angleterre, Cadbury, Kellogg's, Kraft) militent pour un système beaucoup moins clair que celui des « feux de signalisation » : des macarons ton sur ton, apposés eux aussi à l'avant des emballages, qui indiquent les pourcentages de sucres, lipides (dont saturés), sel et les calories mais cette fois par portion par rapport aux apports quotidiens recommandés pour un adulte.

Rappelons au passage que ces apports quotidiens recommandés, qui ressemblent à des quantités à consommer, sont plutôt des quantités à ne pas dépasser, et hop, le joli tour de passe-passe. Rappelons aussi que la taille de la portion est définie par les industriels eux-mêmes.

CEO rappelle qu'en Europe, 27% des hommes et 38% des femmes sont en surpoids ou obèses."

 

Il n'y a pas bien longtemps, ils ont aussi empéché que l'on informe le consommateur de la présence d'OGM dans les produits alimentaires tant que le taux est inférieur à 0.9%.

Evidemment rendre plus lisible les informations signifierait rendre plus évident à un plus grand nombre, la présence trop importante de graisse, de sel et de sucre dans l'alimentation industrielle, s'ils ne peuvent le cacher vraiment, ils ne veulent en tout cas pas le mettre au grand jour !.

C'est donc avec ce type de raisonnement que j'ai ensuite commencé la lecture du second article, et la combinaison des deux est à l'origine de ma reflexion.

  

Quand l'Homme se réapproprie les sciences" tel est le titre de ce second article :

http://www.bretagne-durable.info/ecomag/interview/quand-lhomme-se-r%C3%A9approprie-sciences

Extrait :

"Elena Pasca est philosophe et membre du conseil d'administration de la Fondation Sciences Citoyennes. Cette association a pour but de « favoriser un mouvement de réappropriation par les citoyens des enjeux scientifiques ». Une appropriation qui peut se faire sous forme de conventions de citoyens par exemple. L'important est de «casser l'isolement entre les chercheurs et la société civile»".

 

Je vous invite à visionner la vidéo de présentation.

Cette démarche me semble vraiment positive, et mérite je crois qu'on s'y intéresse.

voici le site dont il est question :

http://sciencescitoyennes.org/

et l'un de leurs articles, que j'ai choisi tout à fait au hasard évidemment :

http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1813

extrait :

"Les politiques publiques, les décisions prises dans l’intérêt général se fondent sur des expertises scientifiques en apparence neutres. Or le système actuel d’expertise dans son ensemble présente des défaillances multiples, principalement à cause de l’absence de transparence sur les données scientifiques, à cause des conflits d’intérêts des experts ainsi que du fait qu’il ne sont pas responsables de leurs travaux. Des exemples concrets donnés lors de ce colloque dans quatre domaines différents illustrent la nécessité d’une remise à plat du système actuel d’évaluation et d’expertise. Un état des lieux critique permettra de tirer des leçons et de formuler des propositions concrètes, car il est évident que des dispositifs législatifs fixant une déontologie de l’expertise et des impératifs de transparence sont indispensables pour éviter l’autorisation de produits dangereux pour la santé.........

Désenclaver les scientifiques, les faire sortir des laboratoires pour échanger avec la société civile, encourageant ainsi les citoyens à se former pour décider en connaissance de cause, affirmer le rôle des associations et le potentiel d’expertise citoyenne - les objectifs ont été atteints. La balle est maintenant dans le camp des législateurs que nous avons essayé de sensibiliser.

Nous réfléchissons aux diverses possibilités de continuer à aborder la question des conflits d’intérêts des scientifiques, celle des défaillances du système d’expertise et de la transparence et vous invitons à nous adresser vos idées à l’adresse suivante : contact[at]sciencescitoyennes.org."

 

Est-ce la science qui doit suplanter la vie, ou est-ce la vie qui doit orienter la science ?.

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