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ONG : croître ou se taire, notre adhésion va compter ! (+ argumentaire).

Les arguments des uns et des autres formulés dans cet article, me font réfléchir.

Si je trouve recevables les craintes de certains arguant de possibles intérêts détournés, ou de possibles associations "faux nez", comme elles sont qualifiées ici, je considère tout de même, qu'il n'est pas normal que puisse être ainsi écartés bon nombre de lanceurs d'alertes.

Toutes les défenses de grandes causes, naissent de l'action de petits groupes, quand il ne s'agit pas d'un seul individu.

Je ne sais comment et pourquoi ce chiffre de 2000 adhérent à été établit, toujours est-il qu'il va falloir en tenir compte, et donc nous engager plus encore.

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Environnement-les-ONG-priees-de-se-compter-pour-garder-voix-au-chapitre?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%253A+Goodplanetinfo+%2528Les+D%25C3%25A9p%25C3%25AAches+GoodPlanet.info+%2529

Extrait :

PARIS - (AFP) - Qui a le doit de parler pour la nature ? Les ONG environnementales vont à l'avenir devoir se compter pour conserver voix au chapitre selon de récents décrets contestés par certains des plus spécialisés de ces "lanceurs d'alertes" qui craignent de devenir inaudibles.

Eau, santé, air, ondes, déchets : les associations environnementales devront, outre compétence et indépendance financière, afficher au moins 2.000 membres pour pouvoir siéger dans les multiples instances consultatives où sont examinées à la loupe les politiques publiques.

Ce seuil, qui s'appliquera en 2015, "met dehors toutes les associations d'experts, celles dont l'objectif n'est pas de faire du nombre mais d'apporter une contestation technique", fustige l'ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage, vent debout contre ces décrets parus le 13 juillet au Journal officiel.

L'ONG Robin des Bois (700 adhérents), tout en critiquant aussi le seuil "arbitraire" des 2.000 membres, reconnaît les aspects "positifs" de ce cadre.

"Consternées", une trentaine d'ONG ont écrit de leur côté à la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciuscko-Morizet, pour demander "l'abrogation de ces textes qui sont à l'opposé de ce que fut l'esprit du Grenelle".(...)

"Le fait que les associations seront astreintes à plus de transparence financière, c'est bien. Pourquoi ne le seraient-elles pas alors qu'elles l'exigent des entreprises?", lance son président Jacky Bonnemains.

"Ce décret n'est pas parfait, mais c'est une étape importante", estime également la fédération France Nature Environnement (FNE), qui, forte de ses 3.000 associations affiliées représentant 800.000 adhérents, apparaît aux yeux des "petites" associations comme un grand bénéficiaire des mesures.

Les nouvelles règles du jeu permettront d'éliminer "des associations faux-nez" qui masquaient sous un vernis vert des motivations plus partisanes -- politiques ou économiques, selon Michel Dubromel, vice-président de FNE.

J'apprend qu'un collectif s'est adressé à NKM, afin de faire savoir son incompréhension, et faire entendre sa désaprobation, que je partage entièrement au vue de se qui se trame :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/decret-agrement-associations-fondations-13106.php4#xtor=EPR-1

Extrait :

"Nos organisations sont consternées par le contenu de l'arrêté que votre gouvernement vient de prendre."C'est en ces termes qu'un collectif d'associations écologistes et environnementales interpelle la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans une lettre critiquant le décret et l'arrêté publiés le 13 juillet 2011 et fixant les règles d'agrément des associations. Le collectif réunit une trentaine d'associations et fondations, parmi lesquelles, Agir pour l'environnement, le Cniid, Générations futures, Greenpeace, Inf'OGM, le RAC, Robin des toits et le WWF.

Les textes mis en cause par les signataires déterminent les règles relatives à l'agrément des associations et précisent le cadre territorial de l'agrément, sa limitation à une durée de cinq ans et les conditions de renouvellement et de retrait.

Les signataires jugent qu'avec ces textes, "le gouvernement s'est attaqué avec efficacité, une fois encore, aux modestes contre-pouvoirs que notre pays compte encore, élargissant par là même les moyens d'action d'autres groupes de pressions déjà très puissants." Ils demandent donc à la ministre d'abroger "ces textes qui sont à l'opposé de ce que fut 'l'esprit' du Grenelle."

"Pour pouvoir participer, une association agréée devra désormais compter au moins 2.000 adhérents répartis dans au moins six régions", déplorent le collectif ajoutant que "[les] associations d'utilité publique […] devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d'un minimum de 5.000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre." Par ailleurs, "l'Etat s'octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s'assurer 'de leur indépendance'."

Cniid, Inf'OGM, Générations futures et RES exclus du débat public

Les signataires expliquent que "de telles mesures excluent nombre d'associations signataires du présent texte et plus particulièrement toutes les associations d'experts qui ont joué le rôle essentiel de lanceur d'alertes environnementales au cours des dernières années comme par exemple le Cniid, Inf'OGM, Générations futures, la Criirem, le Criigen, le Réseau environnement santé, etc. qui n'auront aux termes de ce texte plus le droit de participer aux instances officielles (qu'elles soient consultatives ou décisionnelles)." 

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