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OGM, quand certains s'en vont d'autres pourraient revenir !

Alors que le groupe BASF jette l'éponge, ce qui prouve bien la réticence globale en Europe face au OGM, surtout ceux concernant la nutrition, et la culture en plein champ, l'Etat Français qui affirme pourtant haut et fort avoir la ferme volonté de trouver une formule pour interdir la culture OGM en France du maïs MON 810 du groupe Monsanto traine à la trouver cette solution.

Le risque grandit donc de voir la situation s'envenimer :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iJsOaJPoe7pf6U2MWppGBWZVpD6Q?docId=CNG.2d2fbbee8af757065b5037fa2b4de2d8.a1

Extrait :

FRANCFORT — Devant la méfiance tenace envers les OGM en Europe, BASF va cesser de développer de nouveaux produits destinés exclusivement au marché européen et a annoncé lundi un recentrage de ses activités dans le secteur sur des régions plus clémentes, comme les Etats-Unis.

"Nous sommes convaincus que les biotechnologies vertes sont cruciales pour le XXIe siècle. Mais (elles) ne sont pas suffisamment acceptées dans de nombreuses régions en Europe par la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques", a estimé au cours d'une conférence téléphonique Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF chargé des OGM.

"C'est pourquoi cela n'a pas sens économique de continuer à investir dans des produits devant être exclusivement cultivés dans ce marché", a-t-il ajouté.

http://www.europe1.fr/Environnement/Des-agriculteurs-prets-a-semer-des-OGM-909449/

Extrait :

Or depuis, le mois de novembre, le maïs Monsanto 810, un maïs OGM, est à nouveau autorisé en France.

Or depuis, le mois de novembre, le maïs Monsanto 810, un maïs OGM, est à nouveau autorisé en France. © MaxPPP

Car, le gouvernement a certes promis de refaire très vite un texte pour bloquer la culture d'OGM en France, mais cela semble prend plus de temps que prévu. Et pour cause : il faut prouver un danger immédiat et manifeste pour l'environnement, sous peine d'être retoqué par la Cour européenne de justice. Or, il n'y a quasiment aucune étude scientifique sur le sujet.

Sans nouvelle interdiction, certains agriculteurs entendent donc en profiter pour planter du maïs OGM. "Aujourd'hui, j'ai le droit de semer du maïs OGM dans mes champs. Rien ne me l'interdit", prévient Claude Ménara, qui cultive 400 hectares dans le Lot-et-Garonne. "Donc, dès le mois de février-mars, je vais le faire, et je ne serai pas seul", promet-il.

En parallèle de cette situation épineuse, les règles d'une "prétendu" possible coexistence sont étudiées par la HCB qui conclut pour sa part la possible coexistence tout au moins avec des cultures "traditionelles", c'est à dire déjà affecté de nombres de produits phytosanitaires, par contre cette coexistence, est bel et bien considérée comme impossible avec des cultures bio, il va donc bien falloir là faire un vrai choix global d'agriculture :

http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/01/04/01029-20120104ARTFIG00663-ogm-la-delicate-cohabitation.php 

Extrait :

La réponse apportée par le comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), dans un avis daté du 15 décembre dernier que Le Figaros'est procuré, est à la fois simple et compliquée.

Tout dépend en fait du niveau de présence fortuite d'OGM dans les productions conventionnelles que l'on accepte: inférieure à 0,9%, comme le prévoit la réglementation européenne en vigueur depuis 2003 (au-delà le produit doit être étiqueté OGM) ou inférieure à 0,1%, seuil qui devrait caractériser à l'avenir les filières françaises “sans OGM” (bio notamment).

Dans le premier cas, ça passe. Les experts scientifiques du HCB considèrent «qu'il est possible de respecter» le seuil de 0,9% «par la mise en œuvre de mesures techniques à l'échelle de l'agriculteur», lesquelles «ne diffèrent pas ou peu des conditions actuelles de production». Et cela, quelles que soient les cultures étudiées: maïs, soja, pomme de terre ou betterave sucrière.

En revanche, si le taux maximum d'OGM toléré descend en dessous de 0,1% (soit la limite actuelle des appareils de détection), comme le prévoit un projet de décret en cours d'élaboration, il faudra «réviser les normes et les conditions de production de semences et plants» afin que ces derniers soient «exempts d'OGM».

Si en France on fait donc le choix d'encourager la culture bio, aucune culture OGM ne peut être autorisée, il n'y a pas plus simple comme équation, et c'est tant mieux, seulement voilà, est-ce que les choses vont être aussi simple dans l'esprit de tous, ça c'est pas gagné, le combat n'est certainement pas fini. 

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