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OGM et santé, la complexité grandit encore. Soutenons le projet "Picri" !

Les impacts sur les cultures, les animaux, la biodiversité, sont déjà prouvés, n'en déplaise aux pro-OGM, qui tentent encore de nier ce qui d'évidence, va de toute façon se révéler partout ou les cultures GM vont proliférer, et surtout au bout de quelques années de cette production dans le même milieu.

Est-il pour autant inévitable que cela puisse atteindre et altérer la santé humaine ?

La question se pose-t'elle vraiment, est-ce que le simple bon sens ne suffit pas pour envisager que si de tels changements et de telles conséquences influent sur la nature, ils ne puissent pas atteindre sur l'être humain qui en consomme directement ou indirectement ?

En fait en y réfléchissant, la question en fait est mal posées comme cela, oui car en fait ce qu'on nous dit, c'est qu'il n'y a pas de question à se poser !

Puisque qu'il n'y a aucun changement dans la plante, cette fameuse et fumeuse "équivalence en substance", véritable arnaque pseudo-scientifique :

a look

http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_d'%C3%A9quivalence_en_substance

Et aussi :

 

 Ce principe édictée en 1993 aurait déjà dù voler en éclat depuis fort longtemps, mais ce n'est toujours pas le cas, alors est-ce que ces nouvelles découvertes, vont le remettre en question, c'est à espérer :

http://www.courrierinternational.com/article/2012/01/26/ogm-et-sante-la-polemique-eclate-a-nouveau

Extraits :

Des chercheurs chinois ont découvert dans le sang et les organes d’êtres humains des traces d’acide ribonucléique (ARN) provenant du riz. Cette équipe de l’université de Nankin, menée par le biologiste Chen-yu Zhang, a démontré que ce matériel génétique pouvait se fixer à l’intérieur de cellules du foie et influer sur le taux de cholestérol dans le sang. Le type d’ARN en question est appelé micro-ARN en raison de sa taille extrêmement petite. Depuis sa découverte, il y a une dizaine d’années, des études ont montré que le micro-ARN est impliqué dans l’apparition de plusieurs affections humaines, parmi lesquelles le cancer, la maladie d’Alzheimer et le diabète, et qu’il fonctionne en bloquant certains gènes. (...)Même si à l’origine cette étude n’avait rien à voir avec les OGM, elle pourrait avoir des implications sur ce front. Les travaux de l’équipe chinoise révèlent en effet la ­possibilité que de nouveaux produits alimentaires, comme les organismes génétiquement modifiés, aient des effets jusqu’ici méconnus sur la santé humaine. Le site de Monsanto affirme qu’“il n’y a aucun besoin ni intérêt à tester l’innocuité des aliments génétiquement modifiés sur les humains”. Cette assertion a peut-être une utilité sur le plan commercial, mais elle repose sur une conception de la génétique datant des années 1960. Elle est conforme à ce que l’on appelle la théorie fondamentale de la biologie moléculaire, selon laquelle il n’existe qu’un seul processus de transfert d’information entre l’ADN et la cellule. (...) L’affirmation de Monsanto selon laquelle les tests de toxicologie humaine n’ont pas lieu d’être repose sur le concept d’“équivalence en substance”[un principe suivi aux Etats-Unis et au Canada], qui veut que, quand on compare des plantes génétiquement modifiées avec des plantes non modifiées, seul le produit final soit analysé. En d’autres termes, tant que la plante OGM obtenue n’est pas toxique, l’ADN qui a été introduit dans celle-ci n’est pas considéré comme différent de celui que possède la plante équivalente non OGM, et il ne pose donc pas de problème. Si ce principe était appliqué au droit de la propriété intellectuelle, beaucoup de brevets de Monsanto seraient probablement caducs. 


De nombreux partisans des OGM diront que, si l’on devait soumettre les aliments génétiquement modifiés à des tests de toxicologie, il faudrait faire de même pour tous les aliments de la planète. Or c’est justement l’approche que nous avons déjà adoptée pour les plantes existantes. Voilà même des milliers d’années que les êtres humains goûtent, parfois au prix de leur vie, les choses les plus étranges. C’est ainsi que nous avons pu déterminer quelles plantes étaient toxiques ou susceptibles de déclencher des allergies. 

Il est temps de reconnaître que les systèmes génétiques sont bien plus complexes que les règlements – et les entreprises qui les ont rédigés – ne le prétendent. Les tests sur l’innocuité des aliments génétiquement modifiés sur les humains peuvent être difficiles à mettre en œuvre : combien de personnes, en effet, se porteraient volontaires pour manger des épis de maïs à seule fin de découvrir leurs effets ? Mais, si des entreprises comme Monsanto souhaitent produire des plantes capables de tuer des insectes via des mécanismes génétiques qui pourraient ressembler aux nôtres, il est indispensable qu’elles procèdent à ces tests. L’une des premières choses à faire pourrait être de vérifier si l’ADN introduit dans les OGM agit – par l’intermédiaire des micro-ARN – sur d’autres protéines que celles qu’il est censé coder. Or, selon la page web de Monsanto, “il n’est pas nécessaire de tester l’innocuité de l’ADN introduit dans les plantes génétiquement modifiées. L’ADN (comme l’ARN) est présent dans presque tous les aliments. L’ADN est non toxique et ne présente en lui-même aucun danger.” Dans l’état actuel de nos connaissances, cette position témoigne d’une certaine arrogance. L’avenir nous dira si elle était également imprudente. Il existe des méthodes informatiques pour vérifier si un micro-ARN peut accidentellement détruire des gènes humains. Le mieux que nous puissions espérer est que Monsanto utilise un jour ces méthodes. 

Une recherche sur internet m'a fait découvrir le projet "Picri", fort intéressant :

http://www.iledefrance.fr/recherche-innovation/dialogue-science-societe/partenariats-institutions-citoyens-picri/projets-2010/ogm-et-non-ogm-quelle-equivalence/

Extrait :

Ce projet sera l’occasion de renforcer les interactions entre différentes entités de l’Université Paris-Sud de cultures scientifiques différentes : d’une part, le laboratoire Veac de l’UFR des Sciences qui a une expertise dans le domaine de la génétique fondamentale et moléculaire des champignons, et tout particulièrement d’A. nidulans, et d’autre part, les plateformes techniques de l’UFR de pharmacie. La mise en commun de ces compétences permet d’exploiter les nombreuses données génétiques et métaboliques accumulées avec un organisme modèle essentiellement utilisé en recherche fondamentale pour les mettre au service d’une cause sanitaire, en abordant de façon très complète et intégrée le principe d’équivalence en substance sur lequel repose aujourd’hui l’évaluation de l’ensemble des OGMagricoles, alors que celui-ci n’a jamais fait l’objet de démonstrations scientifiques.
En apportant une vision globale des éventuels effets indirects et inattendus d’une modification génétique, ce projet permettra également de mieux cerner les limites de ces techniques et de mieux en appréhender ainsi les artéfacts.
L’association Mdrgf a pour objet d’agir, par tous moyens légaux, pour la défense de l'environnement et de la santé. Face à l’énorme pression industrielle qui s’exerce en faveur de la culture et de la commercialisation des OGM agricoles, il est primordial que les citoyens soient tenus informés des risques liés à leur utilisation et qu’ils aient l’assurance que ces risques aient été correctement évalués. Il est donc crucial, pour que le Mdrgf puisse remplir sa mission, qu’il se dote des moyens lui permettant de s’assurer de l’innocuité sanitaire et environnementale des OGM, notamment en jouant un rôle d’interlocuteur des chercheurs dans la construction des expériences d’évaluation, la discussion et l’interprétation des résultats.

mdrgf 06

 

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