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Office National de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA) une administration qui tombe à l'eau !

Décidement les eaux Françaises sont dans de salles draps, épinglée par l'Europe notamment au sujet des taux de nitrates, la gestion de la qualité de l'eau en France, est dramatiquement déficiente.

Récemment était aussi révélé au grand public que de nombreuses 'dérogations' permettaient aux distributeurs de l'eau 'potable' arrivant à nos robinets de dépasser les taux normalement considérés comme acceptables pour certains éléments contenus dans cette eau, quand on sait que certains de ces taux sont sujet à controverses, car jugés déjà trop élevé pour certains types de polluants, on peu légitimement être inquiet pour certains consommateurs.

 Mais ce n'est pas tout, en effet, voilà que la 'Cours des Comptes', jette un nouveau pavé dans la mare comme le titre l'auteur de l'article de je prends en référence pour cee billet :

http://www.journaldelenvironnement.net/article/onema-la-cour-des-comptes-jette-un-pave-dans-la-mare,32930

Extrait :

Permanent, le manque de moyens nuit à l’efficacité de l’Onema sur terrain. En 2011, environ 3.000 délits ont été constatés, dont 39% pour non-respect des règles d’épandage des pesticides à proximité des cours d’eau et 32% à cause des pollutions occasionnées, selon l’Onema. «Ce nombre d’actes très peu élevé montre la faillite du système de surveillance», déplore Bernard Rousseau.

Un système peu fiable, du fait du turn over qui prévaut à l’Onema. Ses agents contractuels (très souvent en CDD) bénéficient en effet d’un statut au rabais par rapport à ceux des agences de l’eau qui relèvent d’un CDI, comprenant grades et parcours professionnel.

D’une façon générale, ce n’est pas la première fois que la politique de l’eau est épinglée par la Cour des comptes. Déjà, en février 2010, les magistrats de la rue Cambon soulignaient l’insuffisance des leviers réglementaires et financiers mis en place dans l’Hexagone pour respecter la directive-cadre sur l’eau (voir JDLE).

Alors que dans les mois à venir, la France n’échappera sans doute pas à une condamnation de Bruxelles pour non-respect de la directive Nitrates (voir JDLE), l’absence de réforme de la politique de l’eau pourrait coûter cher à l’Etat et aux masses d’eau. Mais il semble qu’il soit urgent de ne pas se hâter.

Au ministère de l’écologie, on assure que ce dossier sera à l’ordre du jour de la prochaine conférence environnementale, prévue en… septembre 2013. «C’est plus largement un problème de responsabilité des pollueurs qui se pose», rappelle Jean-François Piquot. «Il est urgent de stopper la déréglementation actuelle, qui relève par-ci les seuils et supprime par là les zones jugées sensibles, pour favoriser le lobby de l’agro-business.»

«Il y a des conflits d’intérêts partout, y compris au sein des hauts fonctionnaires présents dans les ministères», ajoute Jean-Luc Touly, membre du Comité national de l’eau et auteur d’ouvrages sur la corruption et la gestion de l’eau (2).

Même son de cloche à France Nature Environnement, qui estime que le problème de fond relève de la gouvernance des institutions. La majorité des membres des principales instances, comme les comités de bassin, possèdent en effet des intérêts économiques peu favorables au respect d’une bonne qualité des eaux (chambres d’agriculture ou syndicats d’hydroélectricité). En plus d’être urgente, la réforme de la politique de l’eau s’annonce chargée.

À l'instar de la qualité de l'air, et de la qualité de la nourriture, la qualité de l'eau devrait être considérée comme une priorité nationale, car c'est la base de la vie. Ces trois éléments sont nos sources de vie, tout devrait-être fait pour que prioritairement ces éléments soient préservés, or au contraire, on laisse l'industrie, l'agriculture intensive, et nos habitudes de déplacements attenter à leur qualité par trop de laxisme, et dire que les industriels sont pourtant là à revendiquer une diminution des règles environnementales, qu'ils considèrent restrictives, oui elle le sont, c'est bien leur but, mais au contraire, elles ne le sont pas encore assez restrictives, car elles induisent encore l'état déplorable de nos eaux, de notre air et de notre nourriture, et portent gravement atteinte à la santé générale de l'ensemble des citoyens.

Combien de temps allons encore accepter de nous laisser empoisonner de la sorte ?

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