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Un slogan ça violente les esprits, une action ça violente les hommes et la terre !

Je me suis déjà exprimé au sujet de la "Campagne d'affichage de FNE", qui fait couler beaucoup d'encre et de venin :

Campagne affichage France Nature Environnement.

Je ne suis toujours pas persuadé que "la forme" était nécessaire, mais les enjeux méritent effectivement d'être vraiment considérer avec une bien plus grande attention, et surtout des actions vraiment efficaces.

Le site "Bretagne-durable.info", nous livre un article ou s'exprime "André Pochon", qui est reconnu comme une figure de proue de l'agriculture durable :

http://www.bretagne-durable.info/ecoclub/biodiversite/agriculture/andr%C3%A9-pochon-r%C3%A9agit-%C3%A0-laffiche-fne

Extrait :

Le vrai problème est de savoir si les mesures prises sont efficaces, si la profession agricole toute puissante -le Préfet de Région ne décide rien sans son accord- est prête à sortir du modèle hors-sol, lisier, maïs-soja, initié il y a 40 ans et qui est la cause principale des algues vertes sur nos plages. 
Or, ceux qui se scandalisent le plus de l’affiche de FNE sont précisément les mêmes qui bloquent toute avancée significative. C’est bien le Président Régional de la Chambre d’Agriculture qui s’est opposé au report de la date d’épandage des lisiers sur terres à maïs du 15 janvier au 15 avril, comme nous le demandions. 
C’est bien la profession agricole qui s’oppose au bilan entrée-sortie de l’azote dans chaque exploitation (bilan sans conteste à partir de la comptabilité) et ce sont bien les mêmes qui refusent de remettre en cause le sacro-saint élevage sur lisier alors que l’élevage sur litière prouve sa supériorité économique : gain de 13 € par porc produit (étude comparative financée par le Conseil Général, résultats de la ferme expérimentale de CRECOM), alors que l’élevage sur litière montre sa supériorité par rapport à la fertilité des sols, augmentation de l’humus et donc des rendements de culture plus élevés, par rapport au bien être animal et la conquête des marchés qui y sont liés, par rapport à la pollution de l’eau, de l’air, à la qualité de la viande, à la santé des animaux et de l’éleveur lui-même.

 

Je ne mets pas tous les agriculteurs dans le même panier, je ne stigmatise pas cette profession dans son ensemble, je suis conscient que des engrenages les ont enfermé dans des postures pas toujours choisi, ok, mais est-ce que cela est si inéluctable ?

Les temps changent, nos divers métiers changent, nos manières de les pratiquer aussi, revenons en au bien commun, nos intérêts individuels doivent passer au second plan, quand il s'agit de problématiques aussi désastreuses.

Ceux que je voudrais vraiment voir remis en cause, ce sont les élus, les dirigeants des grands syndicats agricoles, et les patrons des grandes sociétés de l'alimentation, car ce sont eux qui ont les rênes, ce sont eux qui ont impulsés ces orientations.

Mesdames et Messieurs les agriculteurs, vous êtes les premières victimes des pollutions et dégradations engendrées, tant environnementales que sanitaires, d'autres voies existent, étudiez les je vous en conjure.

 

La "Convention d'Aarhus", ne serait-elle pas tout à fait adapté, dans cette situation ? 

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