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Nouveau mirage, ou réelle alternative énergétique ? Micro-algues + soleil + CO2 = biopétrole.

L'idée n'est pas nouvelle, on trouve trace de cette recherche, sur le site de terre-sacrée en octobre 2006 :

a look

http://terresacree.org/bioreacteur.htm

Bien évidemment la technologie est a inventer, et connait quelques déboires :

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/les-algues-solution-miracle-pour-recycler-le-co2_121884.html

Extrait :

La technique a cependant ses limites. Et GreenFuel Technologies est bien placé pour le savoir. Son seul bio-réacteur, adossé à une centrale de 1000 mégawatts en Arizona, connaît des ratés, les algues se reproduisant en trop grande quantité. Président par intérim, Bob Metcalfe devra licencier la moitié des 50 collaborateurs et rééchelonner les projets, en raison, cette fois, de coûts plus élevés que prévus. Et c'est justement l'une des principales critiques adressée aux biocarburants par micro-algues. Faute de production de masse, le procédé coûte encore cher à mettre en oeuvre, puisque le prix du baril « bio » peut dépasser les 100 dollars. Bref, les algues ne replaceront pas le pétrole de sitôt.Toutefois, la production de bio-carburant par les micro-algues figure bien parmi les technologies de production verte les plus prometteuses.

L'autre réserve apportée, tient de le fait qu'il faut un ensoleillement assez fort, et réserve donc la production plutôt dans les pays du sud :

http://www.mediaterre.org/scientifiques/actu,20080916092000.html

Extrait :

Des voix s'élèvent cependant pour mettre en garde contre un optimisme débordant concernant le potentiel de piégeage de CO2 de cette technique, dont l'idée a germé il y a environ une dizaine d'années. Comme l'explique Ulf Karsten, chercheur à l'Institut de sciences biologiques de l'Université de Rostock, "la productivité élevée des photobioréacteurs ne suffit pas à convertir les immenses quantités de CO2 en biomasse". Selon lui, rien que pour transformer les émissions quotidiennes de CO2 d'une centrale à charbon, une surface de réacteur de 100 hectares ne suffirait pas. Dans un pays densément peuplé comme l'Allemagne se poserait rapidement un problème de place, d'autant que l'ensoleillement en Europe du Nord est relativement faible.

De plus, même si ses constructeurs présentent le bioréacteur de Hambourg comme une installation pilote, les expériences collectées sur une installation en Saxe-Anhalt, fonctionnant sur le même principe mais 100 fois plus grande, apportent un éclairage nuancé sur le procédé. Cet autre réacteur, en activité depuis 12 ans sous la responsabilité de Karl-Hermann Steinberg, est composé de 500 km de tuyaux en verre, soit un volume de 500 m3. Les microalgues (Chlorella vulgaris) produites sont utilisées pour la production d'aliments. Il s'agit d'une quantité de biomasse de 50 tonnes par an. A Hambourg, Dieter Hanelt du Biocentre de Klein-Flottbeck, chargé de l'accompagnement scientifique du projet, espère, lui, faire produire 160 tonnes de biomasse par an sur un hectare, soit transformer 400 tonnes de CO2. Pour Hubert Märkl, spécialiste du génie des bioprocédés à l'Université technique de Harbourg, 45 tonnes annuelles de CO2 seraient plus réalistes.

En outre, la simple comparaison des quantités de CO2 produites par des centrales avec celles que peuvent prendre en charge les bioréacteurs met en évidence le fait que la contribution que peuvent apporter les microalgues à la réduction des émissions atmosphériques de CO2 reste très limitée. Les centrales allemandes produisent chaque année entre 2 et 27 millions de tonnes de CO2 chacune. Ainsi, "une centrale à charbon modeste, d'une capacité de 500 MW, consomme chaque jour 3.000 tonnes de charbon. Il faudrait 5.000 tonnes d'algues par jour pour fixer cette quantité de CO2 ", commente M. Märkl. Un chiffre qui n'a rien à voir avec les 160 tonnes visées par M. Hanelt. Le procédé n'en reste pas moins intéressant pour produire de la biomasse contenant des substances de valeur.

La technologie avance, et si elle est encore à ce jour à un stade embryonnaire, le concepteur Français  "Bernard Stroïazzo-Mougin" avec son équipe ont été les précurseurs :

 

 

Vidéo extraite de :

http://www.2424actu.fr/actualite-economique/en-espagne-des-micro-algues-gourmandes-de-co2-pour-produire-du-biopetrole-2372792/#read-2374841

L'une des autres réserves, qui ne vont pas tarder à faire grincer des dents, si je ne m'abuse, c'est que cette technique, semble nécessiter une emprise importante en terme de dimensionnement géographique, c'est son concepteur lui-même qui annonce le projet, une future unité de production de 50kms²!

http://www.20minutes.fr/article/697503/planete-en-espagne-micro-algues-mangent-co2-produire-biopetrole

Extrait :

 

Une production industrielle dans cinq à dix ans

L'usine d'Alicante fait encore figure de laboratoire. «Il nous faudra entre cinq et dix ans de plus pour passer à une production industrielle», assure Bernard Stroïazzo-Mougin, qui espère pouvoir développer à court terme un premier projet à grande échelle, dans le sud de l'Espagne, puis un autre sur l'île portugaise de Madère. «Une unité qui ferait 50 km sur 50 km, ce qui n'est pas quelque chose d'énorme, dans des zones désertiques du sud de l'Espagne, on pourrait produire environ 1 million 250.000 barils par jour», soit presque autant que les exportations quotidiennes de pétrole irakien, souligne l'ingénieur.

BFS, une société à capitaux privés, cherche aujourd'hui à négocier avec «plusieurs pays pour qu'ils subventionnent l'installation de champs pétroliers artificiels», explique son président. La société assure qu'elle pourra vendre ses barils à un prix compétitif, en s'appuyant sur la vente de produits dérivés, comme des acides gras de type Omega 3 obtenus à partir de la biomasse. D'autres projets similaires sont à l'étude dans d'autres régions du monde.

En Allemagne, le groupe d'énergie public suédois Vattenfall a lancé en 2010 un projet d'absorption par des algues du dioxyde de carbone émis par les centrales au charbon. Le géant américain du pétrole ExxonMobil a prévu un investissement allant jusqu'à 600 millions de dollars dans les recherches sur le pétrole produit avec des algues. Les industriels, en particulier dans le secteur aéronautique, s'intéressent de près à ces recherches, espérant y trouver des solutions de remplacement au pétrole classique, aux prix fluctuants et qui se raréfie.

Bien sur la promotion industrielle se veut convainquante, et vante cette technologie, à renfort d'arguments chiffrés, qui restent à vérifier :

http://www.bioenergie-promotion.fr/10428/bfs-convertit-le-co2-industriel-en-petrole-avec-des-microalgues/

Extrait :

 

Après 5 années de recherche menées en coopération étroite avec les universités d’Alicante et de Valence, Bio Fuel Systems a donc réussi à produire une synthèse contrôlée de formation de pétrole en stimulant et en accélérant chaque étape de ce processus au moyen d’un processus de transfert hydrophotosynthétique et thermochimique à l’aide de catalyseurs, utilisant :

  • L’énergie solaire comme principale source d’énergie.
  • Le CO2 des émissions industrielles comme matière première.
  • Le plancton en tant qu’échangeur primaire, simple et efficace.

Le résultat c’est un combustible dense, non polluant, durable, inépuisable et viable d’un point de vue économique, le Blue Petroleum, comparable au pétrole fossile et offrant, toujours selon BFS, les mêmes possibilités de produits dérivés (plastiques, polymères…).

 

  • DENSE avec un pouvoir calorifique élevé (9.700 kcal / kg).
  • NON POLLUANT, il élimine 938 kg de CO2 par baril produit.
  • DURABLE, il convertit en permanence le CO2 en énergie (2.168 kg de CO2 par baril).
  • INÉPUISABLE, avec une production journalière par reproduction cellulaire illimitée.
  • EFFICACITÉ PROUVÉE, son bilan énergétique est positif et sa production en continue nécessité de faibles apports énergétiques, assurant une disponibilité d’énergie de 8 000 heures par an.
  • VIABLE D’UN POINT DE VUE ÉCONOMIQUE, son prix est compétitif comparé à celui des sources énergétiques existantes

L'espérance d'un nouvel age fait parler :

http://www.france24.com/fr/20110330-espagne-micro-algues-gourmandes-co2-produire-biopetrole

Faut-il s'en réjouir, je n'en suis pas certain, car si cette technologie semble prometteuse, elle participerait à nous maintenir dans une artificielle tendance qui nous désolidarise, et nous fait faussement croire, que l'expansion est possiblement infini, et c'est bien là qu'est le pire achoppement de l'humanité.

Ces micro-algues, sont-elles facilement et durablement présentes, ce nouveau carburant imitant le pétrole ne va-t'il pas provoquer des rejets polluants équivalents, ou au moins approchant que ceux que nous connaissons déjà, le CO2 nécessaire à sa conception, ne va-t'il pas être réémis dans sa combustion, annulant ainsi l'effet de capture espéré, et vanté, etc, etc ! 

Notre modèle de surconsommation entraîne à la ruine, ce qui participerait à le maintenir ne pourrait que nous être fatal au bout du compte ! Enfin c'est ce que je crains !

Par contre si les difficultés actuelles, et les prises de consciences, qui l'accompagnent, initalisent un nouveau regard, et une nouvelle attitude au partage, et à la modération, alors peut-être, peut-être, qu'il est possible que l'avenir puisse se partager durablement et équitablement, c'est là mon espérance, et dans ce cas là, ces technologies pourraient nous aider, mais d'abord et avant tout, c'est notre mentalité, notre humanité qui doit évoluer, sans quoi aucune technologie, quelqu'elle soit, ne pourra nous sauver ! 

 

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