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Nos déchets ?, de ceux qui vont directement du producteur à la poubelle, à ceux qui sont revalorisés.

J'ai été atterré lorsque j'ai pris connaissance de l'ampleur de cet état de fait : une part énorme de nos déchets, est constitué de produits qui n'ont jamais été utilisés, et c'est particulièrement dramatique et inconcevable, lorsque l'on découvre que c'est aussi le cas pour les produits alimentaires ! :

http://www.sequovia.com/actualites/4850-le-gaspillage-des-produits-alimentaires-reste-colossal.html

Extraits :

"Alors que les déchets constituent une des priorités du Grenelle de l’Environnement, les Français jettent encore en moyenne 20 kg de nourriture par an. Quand on sait que 3 millions de personnes en France dépendent directement ou indirectement de l’aide alimentaire sans mentionner le milliard de personnes sous-alimentées dans le monde, ces données ont de quoi faire réfléchir.(...)L’impact du gaspillage des produits alimentaires se fait ressentir tout au long du cycle de vie des aliments jetés non consommés. Si les déchets alimentaires ont un impact négatif en fin de vie (collecte et traitement des déchets), il ne faut pas oublier que la production des denrées alimentaires de manière intensive fatiguent les sols et nécessitent beaucoup d’eau, de l’énergie, des engrais qui occasionnent des gaz à effet de serre. Tous ces impacts qui auraient pu être évités avec juste un peu d’attention…

Jeter de la nourriture, c’est surcharger les incinérateurs et les décharges. Selon Pénélope Vincent Sweet «Une moyenne de 20kg de nourriture gaspillée par habitant représente 1 200 000 tonnes de déchets par an qu’on aurait pu éviter en France. Cela représente également une quantité importante de gaz à effet de serre liée à l’élimination de ces déchets inutiles par incinération ou mise en décharge. »"

http://www.enerzine.com/604/10832+gaspillage-alimentaire---20-kg-de-dechets-par-personne+.html

Extraits :

"Notre alimentation génère aujourd’hui 20 % du total des émissions quotidiennes de gaz à effet de serre en France. Ainsi un repas équivaut en moyenne à 3 kg de gaz à effet de serre. Notre alimentation est également fortement consommatrice en eau. 1 000 litres d'eau sont par exemple nécessaires pour produire 1 kg de farine et 16 000 litres d'eau pour produire 1 kg de viande rouge.

Enjeux sociaux :

Un quart de la nourriture produite sur la planète est jetée sans être consommée. En France, selon les chiffres de la Fédération française des banques alimentaires, plus de 92 000 tonnes de produits alimentaires ont bénéficié en 2009 à environ 740 000 personnes dont 46 400 tonnes qui ont ainsi échappé à la destruction. Mais au total ce sont 3,3 millions de personnes en 2009 qui ont eu recours à une aide alimentaire. 

Enjeux économiques :


On ne dispose pas de réelles données en France pour mesurer précisément le coût du gaspillage alimentaire. A titre d’exemple, nos voisins anglais ont chiffré à 12 milliards de livres par an (environ 13 milliards d'euros) la fraction évitable des déchets alimentaires et de boisson. Tandis qu'en Belgique, on jetterait chaque année l'équivalent de 174 euros de nourriture par ménage.

http://www.actualites-news-environnement.com/24478-Reduisons-gaspillage-alimentaire.html

Extrait :

"Au niveau mondial, 1/4 de la nourriture produite est jetée sans avoir été consommée. Des chiffres choquants lorsque l’on sait que 13% de la population mondiale souffre de sous-alimentation.

 Phénomène emblématique de notre société de consommation, le gaspillage pose question à plus d’un titre: vis-à-vis de l’environnement parce qu’il génère des impacts importants en termes de déchets et de consommation de matières premières, vis-à-vis des budgets des ménages du fait de son coût mais peut-être plus encore vis-à-vis des inégalités qu’il exacerbe : les uns gaspillent des aliments quand d’autres n’ont rien, ou si peu, à se mettre sous la dent.

 Si le gaspillage est principalement le fait des ménages, il survient aussi tout au long des chaines de production et de distribution. Ces causes sont sociales mais aussi commerciales.(...)

 Le gaspillage survient tout au long des chaines de production mais il semble plus important encore au niveau de la consommation finale, dans les familles, les cantines, les restaurants.

Le gaspillage alimentaire commence bien avant la poubelle des ménages ; dès la culture du produit, à chaque étape de sa transformation, de son transport, de sa mise en vente, jusqu’à nos assiettes, la moitié de la nourriture produite dans le monde est jetée.

Aussi, avec 20 kg de déchets par personne chaque année en France, ce sont quelque 1,2 million de tonnes de nourriture qui se retrouvent dans la poubelle des ménages.

Il faut savoir que le gaspillage alimentaire recouvre des enjeux sociaux, environnementaux et économiques étroitement liés.

 Le gaspillage a un coût environnemental, économique et social."

 Lien vers un blog qui donnent des chiffres certes un peu datés, mais qui donne une bonne référence pour comprendre pourquoi les chiffres varient, parfois considérablement, comme vous pouvez le constater, on peut effectivement s'étonner de lire ici que 1/4 de la production mondiale de nourriture produite est jetée, et là  1/2 de cette même production, la vérité devant se situer malheureusement entre les deux, quand bien même la vérité serait ce constat le plus faible de 1/4, vous vous rendez compte, c'est énorme !.

J'ai bien compris que le fait de réduire notre consommation et notre gaspillage ici, ne résous pas les manques là bas, mais les économies qui seraient engendrées en y parvenant, pourraient, "elles", être affectées à des aides qui pourraient leur servir.

a look

http://mjoly.canalblog.com/archives/2010/05/05/17793814.html 

Plus largement, voici une article qui dresse un état des lieux au niveau Européen, et qui malheureusement met en évidence tout les progrès qu'il reste à faire :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-UE-gestion-dechets-recyclage-directive-cadre-dechets-11813.php4#xtor=ES-6

Extraits :

Beaucoup reste à faire en matière de gestion des déchets dans l'Union européenne



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Commission européenne a présenté le 21 décembre 2005 une nouvelle stratégie sur la prévention et le recyclage des déchets. Cette stratégie s'inscrit dans le cadre de la nouvelle directive cadre-déchets de novembre 2008 visant à réviser celle de 1975 et qui prévoit une obligation, pour les États membres, d'élaborer des programmes nationaux de prévention des déchets pour 2013.

Alors que certains États membres ont enregistré ''d'énormes progrès'' en matière de recyclage, beaucoup reste encore à faire dans l'UE qui, au cours de ces dix dernières années, a produit en moyenne ''524 kg par personne et par an de déchets'', selon un rapport paru le 19 janvier par la Commission européenne. Si cette production de déchets municipaux s'est stabilisée au cours de cette période, la consommation des ménages a quant à elle augmenté de 16,3 % entre 1999 et 2007.(...)Toutefois, d'importantes disparités demeurent entre les États membres en matière de gestion des déchets, reconnaît Bruxelles. Le taux de recyclage pouvant varier de l'ordre ''de 70%'' entre les pays de l'UE. La Grèce, Chypre, la Lettonie ou la Lituanie ont déjà reçu de cartons rouges de la part de la Commission. Cette dernière a également lancé des procédures d'infraction à l'encontre de la Hongrie et de l'Italie.

La Bulgarie, Malte, le Portugal, la Roumanie ou encore la Slovaquie et la Slovénie continuent à mettre en décharge leurs déchets solides municipaux. Ces Etats figurent parmi ceux où ''plus de 90 % des déchets finissent encore enterrés'', déplore Bruxelles. Or, la mise en décharge s'est légèrement réduite dans l'UE qui atteint désormais un taux non négligeable de 40% en 2008… contre 49% en 2005 et 65% en 1995. Par ailleurs, environ 3.300 décharges hors normes ont été fermées entre 2004 et 2006, ajoute rapport. "Néanmoins, environ 1.000 décharges insalubres ont été identifiées par la Commission".

Côté incinération : seulement trois Etats membres - la France, la Belgique et le Luxembourg - ont diminué de près de 20% son utilisation entre 1995 et 2008, note encore Bruxelles.

La valorisation énergétique des déchets a quant à elle augmenté dans l'UE ''passant de 96 kg par habitant en 2005 à 102 kg en 2008''. Environ 1,3% de la production de l'énergie totale de l'UE-27 ''provient de l'incinération des déchets urbains solides''. Les États membres ayant le plus grand nombre d'installations de production d'énergie à partir des déchets sont la France (130), l'Allemagne (67), l'Italie (51), la Suède (30), le Danemark (29), le Royaume-Uni (20), la Belgique (16), les Pays-Bas(11) et l'Espagne (10).

Les émissions directes de gaz à effet de serre (GES) du secteur des déchets dans l'UE-27 ont aussi diminué de plus de 30% entre 1995 et 2007 pour s'établir à 2,8% du total des émissions en 2007.

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