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Nanotechnologies : resterons-t'elles hors de contrôles ?

Il y a peu, je suis revenu sur cette situation, par le billet suivant ici, aujourd'hui un autre article vient étayer le propos, et je suis à la fois plutôt satisfait de découvrir que l'OMS elle même, se penche sur la question, même si j'accorde déjà peu de confiance à cet organisme, et en même temps stupéfait que la réaction ne sois pas plus importante, ce qui ajoutte au peu de crédit que je porte à cette institution mondiale.

Comment peut-on, en effet, rester sans décisions clairement restrictives, si on prend au sérieux une telle étude, une fois de plus nous savions mais nous n'avons rien fait, sera-ton obligé d'admettre face à nos enfants et petits enfants lorsqu'ils nous demanderont des comptes !

a look

http://www.actu-environnement.com/ae/news/nanotechnologies-recherche-projet-Era-Envhealth-conference-finale-15939.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Des technologies en développement rapide

Les nanotechnologies se développent très rapidement actuellement. "Les substances contenant des nanoparticules deviennent très réactives, adoptant des propriétés nouvelles ", souligne Marco Martuzzi, représentant du Bureau régional de l'OMS pour l'Europe, qui a présenté la contribution du Dr Howard. Lesapplications des nanotechnologies sont donc nombreuses et "plus ou moins utiles", dans des domaines aussi divers que la médecine, la pharmacie et la para-pharmacie (crèmes solaires, etc.), la purification de l'eau ou l'habillement (chaussettes anti-odeur, etc.).

Mais les vertus de ces nouvelles technologies sont contrebalancées par les risques que peuvent présenter les nanoparticules pour la santé humaine. "Les deux questions qui se posent, indique Marco Martuzzi, sont les suivantes : où vont les nanoparticules dans le corps humain et quelles en sont les conséquences ?".

Traverser la barrière hémato-encéphalique

"Il a été prouvé que les nanoparticules peuvent s'immiscer dans l'organisme de différents façons, y compris par voie cutanée, digestive ou encore par inhalation, écrit Vyvyan Howard. Elles peuvent alors circuler dans le corps, et migrer vers divers organes, ou traverser la barrière hémato-encéphalique". Marco Martuzzi confirme que, lorsqu'elles sont de très petite taille, les nanoparticules peuvent accéder au système nerveux central par les muqueuses nasales.

"Ces propriétés sont d'ailleurs mises à profit de manière positive par l'industrie pharmaceutique en vue d'améliorer l'efficacité de la diffusion du médicament", relève le docteur Howard. Mais ces mêmes propriétés pourraient s'appliquer à des nanoparticules "non invitées" provenant de la pollution ou desproduits manufacturés, ajoute-t-il.

Les nanoparticules insolubles sont toxiques

Les études et essais visant à préciser l'action des nanoparticules sur le corps humain sont de plus en plus nombreux. "Mais il est trop tôt pour tirer des conclusions", indique Marco Martuzzi. Ce que l'on sait déjà, précise toutefois Vyvyan Howard, c'est que "les nanoparticules insolubles peuvent être toxiques et donc potentiellement dangereuses" et il semblerait que leur potentiel de toxicité "soit principalement lié à leur petite taille plutôt qu'au type de matériau dont elles sont faites".

Des effets néfastes liés à l'utilisation des nanotechnologies peuvent donc être anticipés, se traduisant par des pathologies pour l'homme : maladies dégénératives, respiratoires ou vasculaires, cancers, altération des réponses immunitaires, mésothéliome…

Que faudrait-il donc de plus pour encadrer vraiment cette technologie, commencer par appliquer le principe de précaution, qui dans une situation comme celle là est on ne peut plus clairement nécessaire, et ensuite étudier un par un ces nanomatériaux, en estimer la réelle nécessité, en analyser les divers impacts directs, indirects, simples ou combinés,  en interdire l'utilisation le cas échéant, si la preuve est faite, de leurs dangerosité.

Comment peut-on concevoir que l'on laisse encore aux industriels la possibilité de s'autoriser eux-mêmes ce qu'ils peuvent ou non mettre sur le marché, comment peut-on encore leur laisser cette liberté d'estimer eux-mêmes les impacts, pour ne rien trouver, il suffit de ne rien chercher, ou de ne chercher à démontrer que ce qui va dans le sens positif, celui qui vous arrange, et ça ils savent très bien le faire.

Des études indépendantes doivent être menées et prisent en compte, c'est le minimum !

 

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