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Nano-particules, nano-technologie, nano-science, nano-médecine, macro-questionnement.

La lecture d'un article de "Bastamag" m'a plongé dans une recherche sur internet afin de m'obliger à réfléchir à ce sujet, qui bien que très peu abordé par les médias traditionnels (je vous laisse vous poser la question sur le pourquoi de ce silence) n'en revêt pas moins qu'une possible transformation radicale du monde physique, technologique, et possiblement humain que nous connaissons jusque là, on peut considérer que ce monde va si mal que le transformer ne serait peut-être pas une si mauvaise idée que cela, c'est d'ailleur ce que je souhaite, ce que je préconise, ce que je tente d'insuffler, une transformation par la "conscience", mais qui dit transformation, doit aussi d'abord et avant tout se demander comment, pourquoi, vers quoi, dans quel but ?

Or le but peut-être tout aussi radicalement différent que ne le serait la transformation, selon la vision que l'on a de la vie, de l'humain, de la nature, du "progrès", du futur possible.

J'ai déjà évoqué la nanotechnologie, j'ai déjà fais part de mes craintes quand au développement, de cette forme de science, pour, en particulier, une raison basique que je voudrais ici replacer comme un préalable, cela réside en un simple constat : les "actions ou interactions" de quelque particule que ce soit, ne sont pas les mêmes selon qu'on les manipules ou qu'on les utilises à l'état particule ou de nano-particules, si dans le cas des particules, la technologie, bien qu'encore perfectible, en est à une certaine connaissance éprouvée, il n'en est pas de même pour ce qui est des nano-particules, pour lesquelles on est est encore qu'au stade embryonnaire. A ceci s'ajoutte une vérité fondamentale déjà reconnu et admise ayant déjà établi qu'une nano-particule d'argent par exemple, ne va pas avoir du tout les mêmes effets qu'une particule d'argent, il semble en effet que le passage à un autre niveau de "taille" entraîne un bouleversement diamétralement opposé, en terme d'effet, le plus important étant que ces changements ne vont pas se traduire, par exemple par des effets surmultipliés, ce qui serait peut être gérable avec les connaissances que l'on a déjà, mais non, ce serait trop simple, non cela se traduit par des effets tout simplement "autres", "différents", "innattendus", "incontrôlés".

Si vous souhaitez reprendre les billets dans lesquels j'ai déjà évoqué cette problématique, tapez "nanoparticule" dans "recherche", voici un premier billet, au travers duquel j'avais déjà exprimé cet aspect fondamental :

Nanotechnologies : resterons-t'elles hors de contrôles ?    

 

Voici l'article de "Bastamag" qui m'a replonger dans cet univers futuriste, qui me faisait rêvé il y a quelques années, mais la rêve pourrait bien devenir au cauchemar :

http://www.bastamag.net/article2681.html

Extrait :

Mener des recherches, y compris sur des êtres humains avec des technologies à risques, est une chose. En commercialiser les applications pour l’industrie en est une autre. Cette frontière entre essais cliniques et applications industrielles existe-t-elle à Clinatec ? Le centre est un « hôtel à projets, ouvert aux collaborations académiques et industrielles ». L’infrastructure peut être louée pour des recherches publiques comme privées. Clinatec est décrit comme permettant le « transfert de connaissances et de savoir-faire à l’industrie » [10] et présenté comme un partenariat public-privé exemplaire. En intégrant en un même lieu toutes les compétences nécessaires, les promoteurs du projet espèrent « accélérer le processus de transfert des technologies vers le patient ». Via l’industrie pharmaceutique ou médicale.

Avant même que les travaux ne commencent, les possibilités de débouchés économiques semblent assurés. Le Laboratoire d’électronique et de technologies de l’information (Leti) du CEA Grenoble, dont dépend Clinatec, est particulièrement attaché aux collaborations étroites avec le secteur privé. Son slogan ? « L’innovation au service de l’industrie ». Son objectif ? Contribuer à« renforcer la compétitivité de ses [365] partenaires industriels ». Le Leti se targue d’être l’un des instituts de recherche les plus prolifiques au monde en matière de start-up technologiques. La proximité géographique de Clinatec avec les entreprises du site – Siemens, Philips, Thales, Bio-Mérieux, Becton Dickinson ou Sanofi Aventis – semble assurément un atout pour accélérer le transfert de ces innovations nano-médicales !


Alors une recherche sur internet m'a ammené à quelqus sites ou articles, dont je vais vous proposer quelques liens, tout d'abord le site "pièce et main d'œuvre, qui se fait l'échos d'une forme d'opposition :

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=353

 

Un constat évoqué par un autre site d'opposants :

http://grenoble.indymedia.org/2012-02-01-Clinatec-inaugure-par-les

 

Et pour finir aujourd'hui, ce document certe très long, mais au combien interressant et informatif, dont je ne saurais trop vous recommander la lecture, en voici un extrait, mais il y tant que cet extrait est trop réducteur, et doit surtout inciter à une lecture complète :

http://www.nanomonde.org/IMG/pdf/Clinatec-2.pdf

Extrait :

Que  font  Benabid  et  Therme  en  créant  à Minatec  une  «  clinique  du  cerveau  »  ?  Ils  convergent. Ils

appliquent  le  programme  de  convergence  technologique  NBIC  –  Nanotechnologies,  Biotechnologies,

Informatique, sciences Cognitives – que les décideurs américains considèrent comme un plan stratégique

d’amélioration des performances humaines.  Nos  lecteurs se souviennent  du  désormais  célèbre rapport

Converging  Technologies  for  improving  human  performance publié  en  2003.  Un  document  rédigé,

rappelons-le, par deux hauts  énergumènes de la National Science Foundation, l’organisme qui pilote la

recherche étastunienne : William S. Bainbridge et Mihaïl C. Roco. Le premier ne fait pas mystère de son

militantisme  au sein  du mouvement transhumaniste,  pour le  dépassement  de l’humanité  et sa mutation

vers  une  post-humanité  «  augmentée  »  par  la  technologie  –  implants  corporels,  interfaces  hommemachine, « téléchargement » de la conscience sur disque dur. Le second, qui ne désavoue pas les lubies de

son co-auteur, est le fondateur de la National Nanotechnology Initiative aux Etats-Unis, et le modèle de

Jean Therme. Lequel ne perd pas une occasion de se vanter des visites, à Grenoble, de son ami « Mike »,

et lui offrait une tribune de vedette  en 2008 lors du « Minatec Crossroad », réunion  annuelle du nanogratin mondial.

Dans le schéma de convergence NBIC, Therme, à lui seul, incarne le « N », (Minatec) ; le « B » (Apibio,

start up co-fondée par le CEA-Léti pour concevoir des puces à ADN ; NanoBio, co-fondé par le CEAGrenoble autour des « micro et nanotechnologies au service de la biologie et de la santé », etc) et le « I »

(micro et nanoélectronique au Léti, logiciels, systèmes embarqués, capteurs, objets communicants, etc).

Le 2 juin 2006, Benabid lui apporte le « C » - avec les équipes de Grenoble Institut des Neurosciences, du

CHU et de l’Inserm.

Le Commissariat  à l’énergie  atomique maîtrise  désormais les  quatre  disciplines. Ce  qui fait  de lui,  en

France, le pilote des programmes techno-industriels, économiques et militaires les plus stratégiques, et le

maître  d’œuvre  de  l’incarcération  de  l’homme-machine  dans  le  monde-machine  -  de  la  société  de

contrainte.

On ne reviendra pas sur les raisons matérielles (la possibilité technique de manipuler la matière inerte et

vivante à l’échelle de ses briques élémentaires – atomes, gènes, bits, neurones) et idéologiques (le projet

transhumaniste, et sa version politiquement correcte de politique de puissance des Etats industrialisés), qui

sous-tendent le paradigme de la convergence NBIC – détaillées dans un ouvrage précédent.

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Qu’il suffise de rappeler les perspectives des technarques  américains pour notre système  cérébral. « Le

cerveau est l'ultime frontière et découvrir ses mystères produira d'incroyables bénéfices », annonçait le

tandem Bainbridge/Roco en 2003, avant de dresser le catalogue des augmentations espérées : contrôle des

objets  par  la  pensée,  interconnexion  des  cerveaux,  amélioration  des  capacités  sensorielles  (implants

artificiels pour l'ouïe, la vue, le toucher), création de machines humanisées s'adaptant au contexte social,

au style  de  communication  et  aux  besoins  de  leurs  utilisateurs,  révolution  de  l'apprentissage  (réalité

virtuelle, jeux vidéo, etc), outils d'amélioration de la créativité, de la productivité personnelle, mais aussi

de mémoire artificielle ou d'imagination augmentée. Sans oublier l'intelligence artificielle – pas celle des

robots,  celle  des  humains  machinisés.  Délires  de  techno-scientistes  américains  fanatiques  ?  Voire.

L’Union  européenne  a pris  ce rapport suffisamment  au sérieux pour  créer,  en 2004, son propre groupe

d’experts chargé d’étudier les perspectives de la convergence technologique. Il s’agissait de se démarquer

de l’angle américain pour promouvoir une démarche européenne de l’augmentation de l’humain, à base

« d’encadrement », de « gouvernance », de « débats ». Une augmentation éthique, durable et équitable, en

somme.

L'avenir sera ce que l'on en fera, .......si on nous en laisse la possibilité !

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