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Mrs les chercheurs, c'est cela que vous devez prouver, pour que mes autorisations fonctionnent, alors trouvez la solution.

La recherche orienté, c'est somme toute justifiable, tout au moins au vue des coût souvent importants, qu'il faut engager pour certaines recherches, mais des dérapages apparaissent alors, et on peut craindre d'en arriver à ne plus trouver que ce que l'on veut bien trouver, ce qui nous arrange, ce qui va nous permettre d'orienté vers notre but, et non plus d'orienter notre but en fonction de ce que la recherche pure nous aurait permis de découvrir ou de constater, si elle pouvait se développer en toute liberté :

http://www.infogm.org/spip.php?article4752

Extrait :

Trois millions d’euros pour valider les résultats attendus ?

Las, voilà qui ne correspond pas tout à fait avec les vues de la Commission Européenne. Qu’à cela ne tienne, cette dernière lance un nouvel appel d’offre [6], doté de trois millions d’euros, toujours sur ce même sujet de la coexistence ! L’appel d’offre est d’emblée explicite : la coexistence doit être réalisable, et à un coût raisonnable. Au cas où certains n’auraient pas compris, un paragraphe de l’appel d’offre [7] précise « la coexistence peut être réalisée a priori avec des distances d’isolement beaucoup plus faibles que précédemment suggéré ». Pour la Commission, qui base ses décisions sur la Science et rien que la Science, les résultats sont donc donnés AVANT les études, qui doivent, pour trois millions d’euros, se débrouiller pour les valider. En fait, le libellé même du texte de l’appel évoque furieusement une publication de Matty Demont et coll. (2010) [8] qui plaide pour la « coexistence flexible » en lieu et place de distances d’isolement a priori : « L’UE est actuellement confrontée à un défi qui pourrait entraver inutilement l’adoption des cultures transgéniques : la réglementation de la coexistence de cultures transgéniques et non-transgéniques. Les États membres sont en train de mettre en œuvre ou de développer à la fois des réglementations de coexistence a priori et des dispositifs de responsabilité a posteriori, afin de permettre la coexistence des deux types de cultures dans l’UE. Dans cet article, nous envisageons en détail comment les décideurs de l’action publique au niveau national et/ou régional peuvent introduire un certain degré de flexibilité dans les réglementations de coexistence a priori afin de réduire le poids réglementaire de certaines options agricoles et d’éviter de compromettre les incitations économiques à la coexistence ».
En gros, la coexistence flexible se base sur moins de réglementation a priori et des contrats de droit privé entre agriculteurs. Bien entendu, on pourrait, en pratique, diminuer encore les distances d’isolement en utilisant des GURT (technique type Terminator) ou d’autres manipulations visant à restreindre les possibilités de pollinisation à partir des PGM, telles la cleistogamie [9] ou la stérilité mâle cytoplasmique (sigle anglais : CMS). Du reste, l’appel d’offre n’hésite pas à inciter les candidats à aller dans ce sens : « Il y a aussi besoin d’études de cas de confinement biologique avec, par exemple, un maïs combinant résistance aux insectes, tolérance à un herbicide, et CMS ». On ne peut être plus précis ! Or, à notre connaissance, une seule équipe, qui travaille à l’Institut Fédéral de Technologies de Zurich (ETHZ) sur le système « Plus Hybrid » peut répondre à cette condition !

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