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Libéralisme ravageur, et si la boucle était bouclé ?

C'est en tout cas ce que j'aimerais vraiment espérer.

Sauf que je ne parviens pas à y croire vraiment, quand je vois tous les pays déjà en proie à la recession apauvrissante généralisée, quand je vois tous ces pays en développement qui nous prennent pour modèle, rêvant de pouvoir suivre nos traces, inconscient qu'ils sont des travers de nos sociétés clivantes, aux bord du gouffre.

Alors j'aimerais que cet homme ai raison, enfin si bien sûr le virage pris ne soit pas plus destructeur que ce qui se passe actuellement !

a look

http://reseau.nouvelledonne.fr/forum/topics/2012-11-15-la-falaise-budg-taire-mondiale?xg_source=msg_mes_network

Extrait :

C'est le vote américain qui va tout changer, même s'il a fait moins de bruit que l'élection d'Obama : le 6 novembre, les électeurs californiens ont approuvé la "Proposition 30", qui augmente fortement les impôts pour les ménages aisés et riches. Une révolution, dans une Californie réfractaire à l'intervention publique. Si les citoyens du Golden State ont renié leur culture, c'est que leur État est pris dans les difficultés budgétaires, surendetté, incapable d'honorer ses échéances financières autrement que par des reconnaissances de dettes. La Californie est la métaphore - et la caricature - du monde développé - États-UnisEuropeJapon, tous trois éprouvés par la crise économique, l'intempérance budgétaire et l'addiction à l'endettement.

Ce référendum est comme le double inversé d'une autre consultation fameuse, organisée au même endroit, il y a trente-quatre ans, qui avait déclenché la révolution libérale aux États-Unis. En 1978, les Californiens adoptaient la "Proposition 13", limitant au contraire les prélèvements fiscaux et exaltant la propriété individuelle inaliénable. Milton Friedman, Prix Nobel d'économie et théoricien du laisser-faire, était alors venu faire campagne en expliquant les vertus de la baisse des impôts... Deux ans plus tard, Ronald Reagan était élu à la présidence des États-Unis et appliquait les principes californiens à l'échelle du pays, baissant fortement les prélèvements et creusant le déficit. Peu à peu, la quasi-totalité des pays de la planète suivirent ses traces. Même les socialistes français du milieu des années 80, sans baisser les impôts, déréglementèrent les marchés financiers pour endetter plus facilement l'État. C'est dire la puissance de l'onde libérale, qui finit par atteindre les régions de la planète les plus réfractaires.

Le libéralisme sans limite est donc mort à l'endroit même où il est né il y a plus de trente ans - avec un vote de la Californie. D'une "proposition" à l'autre, le monde a expérimenté ce système, profité de ses bienfaits et souffert de ses ravages, les uns et les autres bien réels. Comme toujours, le libéralisme a fini par être détourné par ses rentiers - ceux de la finance, en particulier -, qui l'ont dénaturé et caricaturé. Comme toujours, il a débouché sur un excès d'endettement qu'il faut maintenant résorber. Et comme toujours, le krach des valeurs financières et morales va déboucher sur un nouveau cycle idéologique.

Le libéralisme n'a libéré que l'égoisme avare, la crise nous réapprendra-t'elle le partage, c'est mon vœux.

 

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