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Les semences paysannes germent et reproduisent en résistance !

La liste des menaces induitent par la culture des OGM est longue, et sans vouloir établir de hiérarchie à leur sujet, il ne me semble pas hasardeux de dire que l'une des plus graves d'entre elles réside dans le fait d'appropriation de sources, de graines de vie qui sont originalement des dons naturels dont recèle la terre, qui sont le bien commun de l'humanité, et dont tous devraient pouvoir user, et bénéficier au même titre que l'eau et l'air dont tous devrait pouvoir jouir.

Si c'est vrai pour l'air, ça ne l'est pas pour l'eau malheureusement, et je le déplore, cette problématique la à ceci de particulier qu'elle n'est pas le fait de la volonté humaine, et qu'il faudra aller contre le cour des choses, afin de remédier à la carence de celle-ci dans de nombreuses régions de la terre où sa présence n'est pas 'naturelle'.

On pourrait affirmer la même chose au sujet de la vie végétale car de nombreuses régions de la terre ne nourrissent pas non plus ce potentiel de vie sans que l'humain en soit responsable au premier chef, avec tout de même une différence essentielle, c'est que l'humain à commencé à ce sujet à avoir une influence non négligeable sur certaines destructions de capacité de vie de la vie végétale par diverses actions dégénératrices et destructrices.

Jusque là on pourrait encore dire que les choses sont 'normales', mais il se passe autre chose, un autre phénomène vient ajouter à cette 'injustice' naturelle sont lot de carence, et de rareté, le brevetage du vivant, qui lui est un choix humain nullement nécessaire, mais uniquement justifié par la volonté de détenir, de maîtriser l'utilisation, d'accaparer la source de vie.

Ce qui devient terrifiant, c'est que la législation Européenne, qui devrait défendre le principe naturel de vie et de partage de ces sources de vie que sont les semences végétales, va à l'encontre de l'ordre naturel des choses en choisissant de défendre plutôt l'intérêt de semenciers industriels qui sous prétexte 'd'optimisation', réduisent en fait  non seulement le nombre de variétés, mais également le droit à les utiliser.

Les industriels s'approprient les semences et le droit de les utiliser, au point qu'il est 'presque' devenu illégale de cultiver son jardin, son potager, sauf à avoir achetté leurs semences.

Cela vous parait exagéré, voyez donc cela :

http://www.bastamag.net/article2555.html

Extrait :

« Celui qui détient les graines contrôle les peuples »

Bruxelles travaille actuellement sur une réforme générale de la législation sur le commerce des semences. Un cycle de consultation des opérateurs concernés est ouvert, mais les associations de sauvegarde de la biodiversité n’ont pas été invitées à la table des négociations. « Dans la nouvelle proposition de la Commission, c’est l’Office européen des brevets qui sera chargé d’inscrire les variétés. Avant, cela relevait des organismes nationaux rattachés au ministère de l’Agriculture, pointe l’avocate de Kokopelli. En clair, la législation organise le monopole des variétés protégées par des droits de propriété. » La concentration des pouvoirs entre les mains de la commission européenne et de l’Office européen des brevets confirme la perte de compétence des États et la disparition de toute gestion locale des semences au profit des détenteurs de titres de propriété industrielle. « Celui qui détient les graines contrôle les peuples », dénonce Dominique Guillet, président de Kokopelli.

Aujourd’hui, dix firmes contrôlent les deux tiers du marché mondial de la semence [3]. Face à une industrie semencière toute-puissante, la résistance s’organise aux côtés de Kokopelli. Des associations comme les Croqueurs de carottes promettent de continuer de vendre des semences de variétés traditionnelles refusées ou non inscrites au catalogue. « D’abord parce qu’elles donnent entière satisfaction aux jardiniers, aux maraîchers et à leurs clients, précisent les Croqueurs. En outre, parce que les directives européennes autorisent encore cette commercialisation tant qu’elle ne vise "qu’une exploitation non commerciale" comme le jardinage pour l’autoconsommation. » Mais les projets de réforme en cours menacent de supprimer ce dernier espace de liberté. Au sein du collectif Semons la biodiversité, plusieurs associations mènent campagne pour une loi de reconnaissance des droits des paysans, des jardiniers et des artisans semenciers à utiliser, échanger, vendre et protéger leurs semences. L’autonomie des paysans et le maintien de la biodiversité sont en jeu.

Sophie Chapelle

Alors comme certaines plantes sont entrées en résistance aux produits phytosanitaires, certains paysans ou agriculteurs entrent en résistance face à cette machine infernale de main mise sur les semences. Si la possibilité est encore acquise de récolter, partager, améliorer, resemer, certaines variétés de semences paysanes, celle ci ne peut s'exercer que dans le cadre d'une culture vivrière non commerciale. D'un côté donc des industriels qui sont en droit de s'enrichir en appauvrissant les semences, la terre et les hommes, de l'autre des hommes qui devraient payer ce qui est possiblement offert généreusement par la nature si tant est qu'on veuille bien en prendre soin et travailler avec elle.

Mon choix est fait, la terre et les semences aux paysans, qui choisirez vous ? :

http://www.bastamag.net/article2750.html

Extraits :

C’est un mouvement mondial : du Brésil à la Grèce, en passant par le Périgord, des maisons et des banques coopératives de semences se multiplient. L’objectif : libérer les agriculteurs des droits de propriété imposés par l’industrie semencière, ne dépendre ni des OGM ni des pesticides, et cultiver la biodiversité. Plus de 300 paysans de quinze pays sont venus témoigner en France de leurs expériences collectives en faveur de la souveraineté alimentaire. (...) « Tant que la nourriture n’est pas produite au niveau communautaire, un pays ne peut pas être en situation de sécurité alimentaire ». C’est le constat dressé par Laxmi, une paysanne du village d’Humnapur sur le plateau du Deccan, au Sud de l’Inde. Propriétaire d’un hectare, elle a toujours conservé ses semences pour les cultures de l’année suivante. « J’ai constaté que les semences hybrides données par le gouvernement détruisaient la santé des sols et de l’environnement. Il y a dix ans, nous nous sommes réunies avec les femmes du village et nous avons décidé d’abandonner les hybrides sur nos parcelles et de récupérer les semences développées au fil des générations. » Ensemble, elles deviennent les gardiennes de semences qu’elles récoltent dans les champs et qu’elles conservent, prêtent, empruntent et échangent.

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