Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les risques sismiques s'arrêteraient-ils aux frontières Françaises comme les nuages radioactifs ?

Seisme de magnitude 6 sur l'échelle de Richter en Italie, dans une région, l'Emilie Romagne, qui avait été envisagée pour l'implantation d'une centrale nucléaire, sauf que fort heureusement, les Italiens ont refusé le nucléaire lors de 2 référendums.

L'IRSN elle même n'a pu faire que constater que ce seisme leur apparaissait comme imprévisible dans cette région !

a look

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Risque-sismique-Italie

France, une centrale dont le nom n'est plus inconnu de personne, "Fessenheim", implantée sur une faille sismique connu, cartographiée, seulement voilà chez nous on maîtrise les seismes n'est-ce pas !

Un rappel de l'état de la situation a été adressé au gouvernement, au travers d'une lettre, et une demande de rendez-vous, en voici la teneur :

Lettre au Président de la République :

Monsieur le Président,

Le 9 février, vous allez vous rendre à la centrale nucléaire de Fessenheim pour "rencontrer les représentants syndicaux du site de production EDF" et pour y évoquer "la sûreté des centrales nucléaires françaises ainsi que les choix de politique énergétique", selon le communiqué de la Présidence de la République.

Représentants des associations alsaciennes, allemandes et suisses qui demandent l’arrêt immédiat de la centrale de Fessenheim, nous sollicitons de votre part, dans un souci légitime d’équité, de pouvoir également vous rencontrer afin de vous exprimer le point de vue des populations qui vivent dans l’ombre de cette centrale : La centrale nucléaire de Fessenheim est située sur une faille sismique active, et malgré les travaux de consolidation qui se sont succédé depuis plus de 30ans, l’ASN a souligné un manque de robustesse en cas de séisme majeur.

Cette centrale est située à 8 mètres en contrebas du niveau du Grand Canal d’Alsace dont le débit moyen dépasse les 1000 mètre cube par seconde, et malgré la demande expresse de la même ASN, EDF a refusé – et pour cause – les conséquences d’une rupture de la digue du Grand Canal.

La centrale de Fessenheim, dont la mise en service remonte officiellement à février 1978, aura 34 ans au jour de votre visite. Et de fait, le nombre d’incidents de toutes natures officiellement reconnus est de 2 à 3 fois plus important que la moyenne nationale des réacteurs de la même génération. En dépit de tous les efforts consentis par EDF, cette dérive n’a fait que s’accentuer depuis une dizaine d’années.

Ainsi que nous l’avons dit depuis fort longtemps et comme l’a relevé l’ASN, la centrale de Fessenheim est construite sur un radier d’épaisseur moindre que les autres centrales françaises. A quelques mètres sous la centrale se trouve la nappe phréatique d’Alsace, le plus grand réservoir d’eau douce d’Europe occidentale. Et malgré l’exigence d’épaississement du radier formulée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, le délai qui séparerait la fusion du cœur de l’un des réacteurs d’une pollution radioactive majeure de la nappe phréatique n’excèdera pas 48 heures. A travers le Rhin, c’est toute l’Europe du nord qui pourrait se trouver contaminée.

Compte-tenu de la fragilisation des matériaux des cuves des réacteurs de la centrale, la durée de vie de celle-ci ne pourrait excéder quarante ans, ainsi que l’on montré les visites décennales précédentes. Les travaux exigés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (renforcement du radier, adjonction d’une nouvelle source froide) avant même la publication du rapport final des "stress-tests" représentent d’ores et déjà plusieurs centaines de millions d’euros. Cette dépense, pour prolonger de six ans une centrale déjà condamnée par ses 34 ans d’existence chaotique nous semble relever du plus pur gaspillage. Jamais la production d’électricité de cette centrale ne permettra de compenser de telles dépenses.

Monsieur le Président, quels que soient les travaux qu’EDF pourra mener, quels qu’en soient les coûts, rien ne pourra changer au fait que cette centrale est située en zone sismique, sous le niveau du Grand Canal, et se trouve en fin de vie.

A l’occasion de la rencontre que nous vous demandons, nous voudrions également vous remettre la liste de près de 200 communes et communautés de communes d’Alsace, d’Allemagne et de Suisse qui ont demandé par motion l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim. Au total, ce sont plus de 1 600 000 habitants des trois nationalités qui sont représentés par ces motions. Nous vous remettrons également la liste des 438 élus d’Alsace, de tous bords politiques qui vous ont fait la même demande.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l’expression de notre très haute considération,

Pour le Réseau Sortir du nucléaire : Jean-Marie Brom 
Pour le C.S.F.R. : Jean-Jacques Rettig 
Pour STOP TRANSPORT HALTE AU NUCLEAIRE : Rémi Verdet 
Pour STOP FESSENHEIM : Aline Baumann 
Pour le BUND : Axel Mayer 
Pour TRAS / ATPN : Claude Ledergerber

La "croissance" et l'emploi, sont les priorités de notre nouveau gouvernement, l'argument principale des opposants à la fermeture de cette centrale, qui a été promise, faut-il le rappeler, est la perte envisagée de certains emplois, ce qui reste d'ailleurs à démontrer, si tant est que ce cas d'école qui n'est pas le premier (n'oublions pas Brenelis) serve réellement à devenir le vecteur de nouveaux métiers nécessaires pour le démantelement.

Combien faudra-t'il d'employés pour démanteler les centrales Françaises ?

Combien d'années faudra-t'il ?

Qui se pose la question ?

Repousser aveuglément l'échéance ne va pas permettre d'éviter le problème, et c'est pour très bientôt, à moins que ce démantelement ne se fasse de manière un peu plus brutale, genre explosions ou seisme, mais non, j'oubliais, en France ce n'est pas possible, nous sommes bien protégé, et notre nucléaire est tellement sûr !

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article