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Les récifs de coraux se meurent, combien d'espèces vont disparaître par conséquent ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cif_corallien

Un récif corallien est une structure naturelle bioconstruite dont les coraux sont essentiellement à l'origine. La plus grande de ces formations, la Grande barrière de corail, au large des côtes australiennes, s'étend sur quelques 2 000 km. La Nouvelle-Calédonie abrite quant à elle le second ensemble corallien de la planète et la plus longue barrière récifale continue avec ses 1 600 km.

Un récif corallien résulte de la construction d'un substrat minéral durable (formé de carbonate de calcium) secrété par des êtres vivants, principalement des coraux. Il existe de très nombreuses espèces de coraux qui forment des écosystèmes marins complexes et parmi les plus riches en biodiversité, généralement à faible profondeur. Les massifs coralliens, notamment en région tropicale, procurent des niches écologiquesà de nombreux animaux qui y trouvent nourriture, refuge, protection et abri. De très nombreuses espèces de poissons en sont donc dépendantes.

Les récifs coralliens diffèrent des côtes d'accumulation en ce qu'ils sont d'origine biologique. Ces récifs constituent aussi une partie importante des puits de carbone océaniques existants sur Terre. Ces puits sont aujourd'hui menacés par la dégradation des récifs. 50 % environ de ces structures coralliennes étaient en effet en mauvaise santé à la fin du XXe siècle.

a look

http://users.swing.be/tsunami/recif.htm

Pourquoi les récifs coralliens sont-ils si importants?

 

http://agora.qc.ca/dossiers/Recif_corallien

 

Extrait :

Qu’est-ce qu’un récif ?

"Les récifs sont des structures sous-marines construites par les coraux. Les coraux sont des animaux marins, vivant en symbiose avec des algues et qui constituent leur propre squelette calcaire. Ces structures coralliennes servent d’abris à des milliers d’espèces qui forment la communauté corallienne.

Les récifs représentent une grande diversité géomorphologique. On distingue:
- le récif frangeant, étroit, qui borde la côte (les Antilles);
- le récif barrière, séparé de la côte par un lagon qui peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètres de large (Australie, Nouvelle-Calédonie);
- l’atoll, qui est un récif annulaire de haute mer entourant un lagon central (atolls de l’océan Indien, des Tuamotu, des Maldives);
- le banc récifal, qui est un édifice corallien construit en pleine mer sur un haut fond.
Les écosystèmes associés aux récifs coralliens sont:
- les herbiers de phanérogrammes: zones de nutrition, en particulier pour les espèces menacées (tortues marines, Dugong) et frayères qui stabilisent le sédiment et oxygènent les eaux;
- les mangroves: systèmes biologiques très productifs, zones de reproduction et de nourricerie qui fixent les sédiments et les agents de protection des côtes contre les tempêtes et l’érosion côtière.
Ces écosystèmes occuperaient environ le tiers des littoraux tropicaux peu profonds du monde: 15% pour les récifs coralliens, 9% pour les mangroves, 9% pour les herbiers.
 
Les récifs coralliens sont présents dans plus de 100 pays, recouvrant une surface équivalente à celle de la France.
 
Vue de la diversité biologique d'un récif corallien. Crédit: The Coral Kingdom - The Florida Reefs Invertebrates. Auteur: Florida Keys National Marine Sanctuary Staff - NOAAL’écosystème récifal est, avec les forêts tropicales, l’écosystème le plus riche en biodiversité ainsi que le plus complexe et le plus productif de la planète. Les récifs abritent des dizaines de milliers d’espèces appartenant à tous les groupes zoologiques, poissons, invertébrés marins (mollusques, crustacés, éponges, coraux, vers...), mammifères, et. Dans les zones les plus riches, on peut compter plus de 700 espèces de coraux, plus de 6000 espèces de mollusques et près de 4000 espèces de poissons. Elles sont répertoriées par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN), dans son Livre Rouge, et par la Convention sur le Commerce International des Espèces Menacées de la Faune et de la Flore Sauvage(CITES). C’est le cas des Dugong (vaches marines), des tortues vertes, luth et des baleines.
 
Outre cet intérêt écologique, les récifs coralliens et leurs milieux jouent un rôle social, économique et culturel majeur pour 100 millions d’individus dont l’activité en dépend:pêche vivrière et commerciale, tourisme, activités artisanales...On estime qu’un demi-milliard de personnes, soit 8% de la population mondiale, vit à moins de 100 km d’un récif corallien. Dans le Pacifique, 2,5 millions d’individus habitent sur les îles entourées de récifs. 
 
Les récifs et leurs écosystèmes constituent en effet la principale source de nourriture pour beaucoup d’insulaires: 90% des protéines animales consommées dans les îles du Pacifique sont d’origine marine. La production potentielle des ressources marines d’origine récifale est estimée à 12% des captures mondiales actuelles. Par ailleurs, les récifs coralliens contribuent environ au quart des captures totales de poissons. En Asie, par exemple, ils fournissent de la nourriture à 1 milliard d’habitants. Enfin, on considère globalement que la destruction d’un km² de récifs prive les communautés côtières des moyens d’alimenter 40 à 80 de leurs familles. 

Il faut ajouter aux "qualités nutritives" des récifs et de leurs écosystèmes, un intérêt dans le domaine médical (prothèses) et pharmaceutique (substances actives prélevées sur de très nombreux organismes marins, comme les éponges, les ascidies...).

Ainsi, de nombreuses îles uniquement formées de matériaux coralliens ne doivent leur existence qu’aux récifs, comme les quelques 400 atolls du monde.

Par ailleurs, les coraux forment un rempart naturel, pour les côtes, contre la violence de la mer et notamment des cyclones.

Enfin, ils offrent les plus beaux paysages de tout le monde sous-marin. Ils sont par conséquent le support d’activités touristiques et de loisirs essentiel à l’économie de certains pays."

L'UNESCO avait tiré la sonette d'alarme, mais cela n'a pas suffit !

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=15678&Cr=UNESCO&Cr1=corail

28 janvier 2008 – Alors que débute l'Année internationale des récifs, un rapport de l'UNESCO affirme que de nombreux récifs des Caraïbes ont perdu jusqu'à 80% de leur couverture corallienne. Une perte qui pourrait coûter chaque année 140 à 420 millions de dollars à la région.

« L'année 2005 a été la pire pour ces récifs coralliens des Caraïbes qui fournissent leur subsistance à de nombreux habitants et contribuent à la protection des côtes, au renouvellement des ressources et au tourisme », indique un communiqué publié aujourd'hui à Paris pour annoncer la présentation, le 4 février prochain, de la publication `Le statut des récifs coralliens des Caraïbes après le blanchiment et les ouragans de 2005´.

Les températures élevées et les nombreuses tempêtes sont responsables d'un blanchiment qui a pu atteindre jusqu'à 95% dans les îles Caïmans, la Jamaïque, Cuba et les Antilles françaises.

L'Institut mondial de ressources Reefs@Risk estime que cette perte pourrait coûter chaque année de 140 à 420 millions de dollars à la région.

Au niveau mondial, près de 500 millions de personnes dépendent de récifs coralliens en bonne santé pour leur subsistance, la protection des côtes, les ressources renouvelables et le tourisme. Environ 30 millions des personnes, parmi les plus pauvres du monde, dépendent entièrement des récifs pour leur nourriture. Les récifs coralliens, qui sont des écosystèmes fragiles, seraient gravement menacés par l'impact du développement économique et du climat.

Le rapport de l'UNESCO affirme que la seule façon de maintenir du corail vivant est de contrôler le réchauffement de la planète et réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et en limitant les agressions directes comme la pollution, la pêche et les développements côtiers dommageables.

L'Année internationale des récifs 2008 est une campagne qui vise non seulement à sensibiliser l'opinion sur la valeur des récifs et les menaces qui pèsent sur eux, mais aussi à encourager leur protection.

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs alertes ont étayés ces craintes :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/recif-de-corail-des-reserves-marines-contre-le-changement-climatique_22175/

Extrait :

 

 

Il ne fait pas bon d’être un corail. Elévation de la température des mers, montée du niveau des eauxacidification des océans…, la liste des méfaits du changement climatique s’ajoute à celle des autres activités humaines : urbanisation, pollution, espèces invasives, etc.

L'efficacité des réserves marines en tant qu’outil de conservation est sujette à la reconnaissance de leurs bénéfices par les populations locales et, hélas, cette efficacité est bien souvent partiellement incomprise et controversée. C’est encore plus vrai dans le cas des récifs coralliens car il n’y avait pas, jusqu’à présent, d’exemple documenté de l’impact de ces réserves sur leur capacité à résister au changement climatique.

Ainsi, seuls 2% environ des récifs coralliens sont inclus dans des réserves qui les préservent des activités humaines comme la pêche ou le dragage. Peter Mumby, chercheur de l'Université d’Exeter, s’en désole.

« Les récifs coralliens sont les plus grandes structures vivantes sur Terre et ils abritent la plus grande biodiversité de la planète, rappelle-t-il. Résultat du changement climatique, l’environnement qui a rendu les coraux capables de prospérer pendant des centaines de milliers d’années est en train de changer trop rapidement pour que les récifs puissent s’adapter. »

Pour tenter de démontrer que les bénéfices écologiques des réserves marines pouvaient permettre aux coraux de mieux résister aux conséquences du réchauffement, une étude a été lancée dans la région des Caraïbes.

Cette étude a porté sur 10 sites, tant dans des réserves qu’en dehors, et a duré deux ans et demi. Dans l’aire d’étude, les coraux avaient été sévèrement touchés par le blanchiment et par l’ouragan Frances en 2004. Au début de l’étude, ils ne représentaient que 7% de la superficie du récif. A la fin du projet, ceux en réserves marines avaient atteint 19% de la surface récifale tandis que ceux en zone non protégée n’avaient pas récupéré.

Une guerre des gangs en faveur du corail

D’où vient cette différence ? Peter Mumby explique que « la réserve a permis d’accroître le nombre de poissons perroquets et comme les poissons perroquets broutent les algues, le corail peut croître librement sans être submergé par les algues. Résultat, les récifs à l’intérieur de la réserve montraient des signes de récupération alors que ceux avec plus d’algues n’en montraient pas ».

Les macroalgues (algues de grandes dimensions visibles à l’œil, paropposition aux microalgues, microscopiques) sont effet en compétition avec les coraux. Ces deux types d’organismes se développent sur les mêmes lieux favorables à la fixation sur le substrat rocheux et au captage des rayons lumineux pour la photosynthèse. Le développement de l’un se fait alors au détriment de l’autre.

Les coraux (à droite) et les macroalgues (à gauche) se livrent à une guerre de territoire dans les récifs. © nashworld CC by-nc

 

Les alertes n'ont pas suffit, de la même manière que l'on réduit considérablement, exponentielement, la biodiversité terrestre, on a aussi un impact dévastateur tout aussi exponentiel sur la biodiversité marine !

http://www.sciencesetavenir.fr/depeche/nature-environnement/20110223.AFP3779/les-recifs-de-coraux-pourraient-disparaitre-dans-le-monde-d-ici-2050.html

 

Extrait :

Les récifs de coraux pourraient disparaître du fond des océans d'ici 2050 si aucune action n'est entreprise pour mettre fin aux activités qui menacent la "forêt tropicale de la mer", que ce soit la pêche intensive ou le réchauffement climatique, prévient un rapport publié mercredi.

Le réchauffement des mers lié aux changements climatiques, l'acidification des océans provoquée par la pollution au dioxyde de carbone, la navigation maritime, la surpêche, l'urbanisation des côtes menacent les coraux, dont dépend la vie de centaines de millions de personnes, indique ce rapport.

"Si on les laisse sans contrôle, plus de 90% des récifs seront menacés d'ici 2030 et à peu près tous les récifs d'ici 2050", indique ce rapport intitulé "Reefs at Risk Revisited" qui compile des dizaines d'études chapotées par le centre de réflexion World Resources Institute.

"La pression locale" qui pèse sur les récifs, comme la pêche intensive, l'urbanisation des côtes et la pollution, constitue la menace la plus directe sur les coraux, mettant directement en danger à court terme plus de 60% de ces "forêts" colorées, affirme le rapport.

"Le réchauffement climatique a déjà provoqué des dégâts massifs, les températures en hausse de l'eau provoquent un blanchiment des coraux", indique le rapport.

Le corail abrite des millions d'algues qui lui donnent ses couleurs et ne supportent pas l'élévation de la température de l'eau. Une fois les micro-algues mortes, le corail se décolore et meurt de faim, se transformant en un squelette calcaire.

L'acidification, qui est une conséquence des rejets accrus de CO2 dans l'atmosphère, menace par ailleurs la croissance des coraux et leur structure même, avance ce rapport.

La destruction des récifs représente une énorme perte de biodiversité, puisqu'ils abritent environ le tiers des espèces marines répertoriées aujourd'hui à la surface du globe.

Sommes nous à ce point aveugle, et déconnecté de la réalité, pour ne pas prendre conscience, que nous sommes ni plus ni moins en train de nous oter toute possibilité de vie, qu'allons nous laisser à nos enfants, une terre agonisante, et à ce point dégradée, qu'elle ne pourra plus les nourrir, ce qui est l'exacte contraire de ce qu'aurait dû être l'action humaine, qui si elle n'avait pas été aussi imbu d'elle même, aurait dû comprendre, qu'elle avait pour intérêt majeur et prioritaire, celui de préserver en premier lieu sa source de nourriture et de tous autres formes de bienfaits : médicaments, abris, vie !


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